EMISSION DU LUNDI 2 DECEMBRE 2013

Emission consacrée aux Grands Compositeurs : ENRIQUE GRANADOS

Élève précoce, il étudie le piano à Barcelone sous la direction de Francisco Jurnet et de Joan Batista Pujo, qui compta également Isaac Albéniz parmi ses élèves. Granados obtient le premier prix de piano au Conservatoire de Barcelone en 1883. Il étudiera également la composition avec Felipe Pedrell, avant de quitter l'Espagne en 1887 pour se rendre à Paris où il suit les cours de Charles Wilfrid de Bériot. C'est là qu'il rencontre la dernière génération de compositeurs français : Gabriel Fauré, Claude Debussy, Maurice Ravel, Paul Dukas, Vincent d'Indy, Camille Saint-Saëns, etc.
Il revient s'installer à Barcelone en 1889 pour y entamer une brillante carrière d'interprète et de compositeur. Il donne son premier récital en 1890. Par la suite, il partagera la scène avec de nombreuses célébrités de l'époque, dont bien des noms nous sont encore aujourd'hui familiers : Eugène Ysaÿe, Jacques Thibaud, Edouard Risler, etc. Son premier opéra, Maria del Carmen, lui vaut en 1898 une consécration royale. Néanmoins, les quatre opéras suivants, composés entre 1901 et 1911, n'auront guère de succès.
En 1901, il fonde l'Academia Granados. Granados se consacre dès cette date à l'enseignement du piano et de l'interprétation pianistique. Il fut professeur, entre autres, du compositeur Roberto Gerhard. S'il poursuit parallèlement sa carrière de compositeur, il ne reviendra en tant que tel sur le devant de la scène qu'en 1911, à la faveur des premières auditions de sa suite pour piano Goyescas. Le titre de l'œuvre qui assura sa notoriété est un hommage au peintre Francisco de Goya, pour qui Granados éprouvait une vive admiration : « Goya est le génie représentatif de l'Espagne... Nous devons, à l'exemple de cette belle figure, tenter de contribuer à la grandeur de notre pays ».
En 1916, il effectue un voyage à New York pour assister à la première américaine de son opéra Goyescas, inspiré de la suite éponyme. Les représentations sont un succès. Granados achève sa tournée américaine dans l'enthousiasme. Au mois de mars, sur le chemin du retour, il embarque avec sa femme à bord du Sussex, qui fait la liaison de Londres à Barcelone. Le 24 mars 1916, le navire est torpillé par un sous-marin allemand. Il réussit à rejoindre un canot de sauvetage mais, apercevant sa femme qui se noyait, il sauta à nouveau à la mer. Tous deux se noyèrent.

EMISSION DU MARDI 3 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : DONIZETTI et POLIUTO

Adolphe Nourrit, considéré comme le plus grand ténor français de son époque, créateur des quatre opéras français de Rossini ainsi que de La Muette de Portici, de La Juive, de Robert le Diable et des Huguenots, était extrêmement émotif et l'arrivée d'un rival potentiel à l'Opéra, le ténor Gilbert Duprez, engagé en 1837 par Edmond Duponchel, et qui avait été le premier en France à chanter le contre-ut de Guillaume Tell en voix de poitrine, lui avait fait perdre tous ses moyens. Il avait démissionné sur-le-champ et était parti pour une tournée en France, interrompue par des difficultés vocales, puis pour un séjour de convalescence en Italie, au cours duquel Donizetti l'avait convaincu de s'installer à Naples. Nourrit y était arrivé pour assister à la première de Maria de Rudenz le 30 janvier 1838.
Donizetti ne tarde pas à travailler à un nouvel ouvrage, un « opéra de ténor » destiné à mettre en valeur les qualités musicales de Nourrit. À l'instigation de celui-ci, et malgré les inquiétudes du compositeur qui redoute la réaction de la sourcilleuse censure napolitaine, ils choisissent d'adapter le Polyeucte de Corneille, la rédaction du livret étant confiée à Salvatore Cammarano avec l'aide de Nourrit1. En dépit des difficultés vocales croissantes du chanteur, le travail progresse rapidement. La distribution de la première est arrêtée : Nourrit doit avoir pour partenaires la soprano Giuseppina Ronzi de Begnis et le baryton Paul Barroilhet. Mais un décret du roi Ferdinand II du 12 août 1838 interdit catégoriquement l'ouvrage comme « sacrilège ».
Cet épisode a des conséquences considérables. Nourrit, profondément outragé car il a été à l'origine du choix du sujet, doit faire ses débuts napolitains dans Il giuramento de Saverio Mercadante (novembre 1838) mais sa santé mentale se dégrade rapidement jusqu'à ce jour de mars 1839 où il se suicide en sautant par la fenêtre de son hôtel. Pour Donizetti, cet événement, faisant suite au refus de le nommer directeur en titre du Conservatoire de la ville2, est l'élément déclencheur de sa décision de quitter Naples pour aller s'installer à Paris ; quelques jours après l'interdiction de Poliuto il signe avec Duponchel, avec qui les discussions sont engagées depuis plusieurs mois, le contrat par lequel il s'engage à produire deux opéras pour l'Opéra de Paris : ce seront Le Duc d'Albe et la version française de Poliuto. Domenico Barbaja, directeur du San Carlo, vis-à-vis de qui Donizetti est engagé par contrat, le met en demeure de fournir un autre opéra, mais Donizetti préfère, après procès, payer le dédit de 300 écus prévu pour se délier de son contrat et s'embarquer pour Marseille où il arrive le 13 octobre.
Arrivé à Paris, Donizetti entreprend aussitôt plusieurs travaux dont l'adaptation de son Poliuto à la scène lyrique française. Eugène Scribe adapte et transforme le livret, divisant notamment l'ouvrage en 4 actes pour répondre aux canons du grand opéra à la française et ajoutant le ballet obligatoire. Les Martyrs sont créés le 10 avril 1840 à l'Opéra de Paris. La distribution prestigieuse est emmenée par Duprez qui, par une ironie de l'histoire, tient le rôle de Polyeucte que son rival Nourrit avait rêvé pour lui-même. L'accueil du public est enthousiaste, malgré des critiques médiocres3. L'acte III est particulièrement apprécié4. L'opéra a au total 20 représentations. La famille royale – à l'exception de Louis-Philippe qui ne prise guère l'opéra – vient l'entendre lors de la huitième représentation et, peu après, la reine Marie-Amélie reçoit le compositeur à la cour et accepte la dédicace de la partition5.
L'opéra est très rapidement traduit en allemand (création à Hambourg en 1841) puis en italien (Lisbonne, 1843). La version italienne, pour sa part, finit par être donnée en Italie dans une forme hybride, incorporant certaines des innovations de la version française, le 30 novembre 1848, sept mois après la mort du compositeur, à Naples au Teatro San Carlo. Elle entame ensuite une carrière sur les scènes italiennes sous des titres divers (Paolina et Severo, Paolina et Poliuto, I Martiri) et dans des versions faisant place à quelques pages des Martyrs, notamment le trio « Objet de ma constance » intercalé entre les mouvements de l'air de Paolina à l'acte I.
C'est sous cette forme composite que la version italienne s'est maintenue au répertoire jusqu'aujourd'hui, en grande partie sous l'impulsion des ténors célèbres qui en firent un de leurs chevaux de bataille. Après Enrico Tamberlick et Francesco Tamagno, ce furent notamment Beniamino Gigli, qui le chanta en 1940 avec Maria Caniglia à la Scala de Milan ; Giacomo Lauri-Volpi qui le donna, toujours avec Maria Caniglia, aux Thermes de Caracalla en 1955 ; Franco Corelli, dans une célèbre production de la Scala de Milan avec Maria Callas en 1960...
La version originale de Donizetti ayant été éditée en 1988 par deux éminents musicologues donizettiens, William Ashbrook et Roger Parker, on préfère aujourd'hui en revenir à celle-ci.
La version française, quant à elle, à complètement disparu du répertoire et attend encore sa résurrection

EMISSION DU MERCREDI 4 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : PIANO et CLAUDIO ARRAU

Il est le fils de Carlos Arrau Ojeda, ophtalmologue, et de la pianiste Lucrecia León Bravo. Reconnu comme enfant prodige, le jeune Claudio Arrau obtient une bourse pour aller étudier à Berlin avec Martin Krause, l'un des derniers élèves de Franz Liszt. Celui-ci jouera pour le jeune Arrau beaucoup plus que le rôle d'un simple pédagogue. Il sera en réalité un véritable père de substitution. Dépassant le simple champ de la musique, Krause sera également celui qui initiera Claudio Arrau à la peinture et à la littérature. Arrau restera toute sa vie marqué par l'enseignement de Krause et au décès de celui-ci, quand Arrau n'a encore que 16 ans, il décide de ne plus suivre d'autre enseignement. Ayant suivi toutes ces années une formation hautement empreinte de culture germanique, Arrau fut longtemps considéré comme un pianiste davantage allemand que sud-américain. De là, également, une prédilection pour les compositeurs allemands dont il se fera une spécialité (Brahms, Schumann, Beethoven) et dont il enregistrera la plupart des œuvres.
Pour autant, son répertoire ne se limite pas au seul xixe siècle. Il est également un interprète remarquable de Chopin et de compositeurs du xxe siècle comme Claude Debussy. Vu l'étendue de son répertoire, on peut le considérer comme un véritable encyclopédiste du piano. La discographie de l'artiste ne rend que fort peu compte de ses affinités avec la musique contemporaine, puisque si Arrau est interprète de Bach, de Mozart, des romantiques (Beethoven, Schubert, Liszt, Chopin, Schumann, Brahms), et des modernes (Debussy, Albéniz, Ravel), il l'est aussi de Schönberg.
Commençant sa carrière dans les années 1930, il fait sensation lorsqu'il donne à Berlin, en 1935-1936, en un cycle de douze récitals, l'intégrale de l'œuvre pour clavier de Bach (hormis les pièces pour orgue). La concurrence à cette époque est particulièrement rude. Backhaus, Kempff, entre autres, jouent déjà les premiers rôles.
En 1937, Arrau épouse une cantatrice allemande, la mezzo-soprano Ruth Schneider ; ils auront trois enfants : Carmen (1938–2006), Mario (1940–1988) et Christopher (1959).
En 1940, Arrau quitte Berlin et le nazisme, mais aussi une réputation bien assise, pour s'installer aux États-Unis et y recommencer une nouvelle carrière. Bien qu'il y soit un parfait inconnu, le succès ne tarde pas à venir, et dès lors il ne le quittera plus tout au long des cinquante années qui suivront.
Son interprétation de la sonate de Franz Liszt, des Nocturnes de Chopin, des Ballades de Johannes Brahms et des Préludes de Claude Debussy sont, encore aujourd'hui, des références discographiques. Au début des années 1960, il signe un contrat d'exclusivité avec l'éditeur de disques Philips, qui lui permettra d'enregistrer la plus grande partie de son répertoire, dans des prises de son d'une qualité exceptionnelle.
Le jeu d'Arrau se caractérise tout d'abord par un scrupuleux respect du texte. Il s'insurgera notamment contre le fait que le compositeur et pianiste Sergueï Rachmaninov ait, dans un de ses enregistrements, modifié la partition de la seconde sonate pour piano de Chopin. Pour autant, il sait faire respirer le texte et ses interprétations sont des modèles de l'art de faire sonner et de timbrer le piano. Ne le cédant en rien aux virtuoses du clavier tels Horowitz, sa technique, héritage direct de la technique de Liszt, fait merveille dans les œuvres les plus ardues du répertoire telles que les Variations sur un thème de Paganini de Brahms. Pianiste à l'idiome poétique métaphysique, artiste angoissé (champion des traitements de psychanalyse), il avait ce toucher de velours que plusieurs pianistes lui enviaient. Sa « patte » léonine montrait une dynamique éblouissante qui, bien souvent, donnait l'impression qu'il jouait sur un clavier dont l'étendue dépassait les 88 notes. Rares sont les pianistes qui furent aussi à l'aise à la fois dans Beethoven et dans Chopin. Claudio Arrau savait les revisiter avec un souffle mélodique toujours intense, inquiet, ténu mais d'une précision psychologique exceptionnelle.
En 1979, Arrau prit la nationalité américaine en signe de protestation contre la dictature de Pinochet.

EMISSION DU JEUDI 5 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : JUNE ANDERSON

Après des études à l'Université Yale et l'obtention d'un diplôme de littérature française, elle suit des cours de chant à New York avant de devenir l'élève de Robert Léonard qui lui enseigne la technique du bel canto1.
Elle fait ses débuts en 1978 dans le rôle de la Reine de la Nuit (la Flûte enchantée de Mozart) au New York City Opera, où elle chantera de nombreuses fois, notamment Donna Elvira (Don Giovanni de Mozart) et Gilda (Rigoletto de Verdi). Elle chante le second air de la Reine de la Nuit, en anglais, dans Amadeus de Milos Forman.
Elle fait ensuite essentiellement carrière en Europe dans le domaine du bel canto et du bel canto romantique. Elle fait ses débuts à Garnier dans Robert le Diable de Meyerbeer, un opéra représenté de très nombreuses fois au XIXe siècle mais très peu depuis. Le spectacle est télévisé et montre l'accueil enthousiaste du public, en particulier après l'air "Robert, toi que j'aime" où la noblesse de son port, la beauté et l'aisance de son registre suraigu et l'intensité émotionnelle de son chant lui font gagner les faveurs du public parisien. Un autre de ses succès marquants est Armida de Rossini au Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence en 1988.
L'un de ses rôles phares est Lucia di Lammermoor de Donizetti, qu'elle interprète à Florence et à Genève (1983), au Met de New York (1992). La production controversée d'Andrei Serban de 1995 à l'Opéra Bastille la révèle à nouveau au public parisien qui l'avait un peu oubliée.
Elle explore ensuite davantage le répertoire verdien, puis allemand, tout en ajoutant le rôle de Norma de Bellini à son répertoire.

EMISSION DU VENDREDI 6 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 9 DECEMBRE 2013

Emission consacrée aux Grands Compositeurs : ARTHUR HONEGGER

En 1911, deux ans après s'être inscrit au Conservatoire de Zurich, Honegger le quitte pour le Conservatoire de Paris, dans lequel il étudie le violon et rencontre Darius Milhaud et Jacques Ibert. Il est élève de Charles-Marie Widor et Vincent d'Indy. En 1918, il quitte le Conservatoire en ayant déjà composé des mélodies, son premier quatuor et un poème symphonique, Le Chant de Nigamon.
Très attaché au renouveau du répertoire, il est influencé par Igor Stravinsky, sur lequel il écrit un essai en 1939. Compositeur prolifique et désireux d'illustrer la transformation de la société, notamment par la technique ou le sport, Honegger écrit pour le théâtre, la radio et le cinéma aussi bien que pour la salle de concert : ballets, chansons, concertos, musique de chambre, musiques de films, opéras, oratorios, symphonies.
En 1921, il connaît le succès avec le Roi David, pièce de René Morax, qu'il transforme en oratorio en 1924. Son œuvre la plus célèbre, créée en 1923, est Pacific 231, premier de trois mouvements symphoniques et dédiée à la locomotive à vapeur éponyme. Les deux autres mouvements du triptyque s'intitulent Rugby et Mouvement symphonique no 3. Durant l'Occupation, refusant de quitter Paris, il réagit à la dégradation de la situation internationale en écrivant ses Trois Poèmes de Claudel, les Trois Psaumes et sa Symphonie no 2 pour orchestre à cordes et trompette ad libitum. Composée en 1941, ses mouvements évoquent la mort, le deuil, puis la libération. Sa Symphonie no 3, intitulée liturgique, son oratorio Jeanne d'Arc au bûcher (1938) — d'après un texte de Paul Claudel — et son dramatique Roi David (1921) soulignent la religiosité de ce compositeur protestant. Parmi ses œuvres qui ont le plus compté pour lui, il citait aussi Antigone (1926).
En 1925, Arthur Honegger a une liaison avec la chanteuse d'opéra Claire Croiza, de laquelle naît un fils, Jean-Claude. En mai 1926, il épouse la pianiste Andrée Vaurabourg (1894-1980) qu'il avait rencontrée au conservatoire de Paris en 1916 ; leur fille Pascale naît en 1932. Ils demeurent à Paris (tout en logeant dans des appartements séparés) durant la guerre, vivant notamment de commandes pour musique de film.
En 1953, il est nommé membre étranger de l'Académie des beaux-arts et, l'année suivante, il est fait grand officier de la Légion d'honneur. Il est par ailleurs critique musical et professeur à l'École normale de musique de Paris. Il est également l'un des membres du groupe des Six, avec Georges Auric, Louis Durey, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre. Outre les Six, il a fréquenté Paul Claudel, Jean Cocteau, Max Jacob, Pierre Louÿs, Pablo Picasso, Erik Satie, Louis Jouvet et Paul Valéry, dont certains lui ont fourni des sujets pour ses œuvres.
Il est enterré au Cimetière Saint-Vincent à Paris.

EMISSION DU MARDI 10 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : DONIZETTI et RITA

Rita, ou le mari battu de Donizetti. Composée à Paris vers 1841 sur un livret français, cette farce en un acte fut créée à l'Opéra-Comique en 1860, douze ans après la mort du compositeur. Elle conte les aventures d'une aubergiste qui tyrannise son second mari. Le retour au village du premier, qu'elle croyait mort, provoque une série de situations cocasses, à la limite du scabreux, dans l'esprit de la commedia dell'arte. Le titre original, Deux hommes et une femme, était plus explicite.

EMISSION DU MERCREDI 11 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : HARPE et MARISA ROBLES

Marisa Robles a étudié la harpe avec Luisa Menarguez, et a fait ses débuts à neuf ans, et a obtenu son diplôme du Conservatoire de Madrid en 1953 à l'âge de 16 ans. L'année suivante, elle fait ses débuts en concert à Madrid, jouant avec Jean-Pierre Rampal dans Mozart Concerto pour flûte et harpe, K. 299.
Elle a enregistré quatre fois avec James Galway et a joué en concert plus de 1000 fois au cours de sa carrière.
Son temps d'enseignement au Conservatoire de Madrid fut bref: après avoir rejoint l'équipe en 1958, elle s'est mariée et a déménagé en Angleterre en 1959, prenant finalement la citoyenneté britannique. En Angleterre, Robles est devenue connue pour ses apparitions à la télévision, où elle a présenté la musique de harpe à de nouveaux publics.
Entre 1971 et 1993, elle a enseigné au Royal College of Music, mais aussi passé beaucoup de temps en tournées.
Elle a travaillé avec des chefs tels que Zubin Mehta , Kurt Masur , Rafael Frühbeck de Burgos , Mstislav Rostropovitch et Yehudi Menuhin .
Elle a aussi souvent joué de la musique de chambre, notamment avec son second mari, flûtiste Christopher Hyde-Smith . Sa personnalité en scène aimable et elle, jouant claire et chaude fait aimer non seulement au public, à la fois en direct et à la télévision, mais aussi à des compositeurs.
Parmi ceux qui ont dédié des concertos pour harpe : Manuel Moreno-Buendia , qui a écrit un concerto pour elle en 1958 et un second pour harpe, marimba et cordes pour lui en 1994, Joaquín Rodrigo (Sones en la Giralda, 1963); Malcolm Williamson , Jesús Guridi , et John Metcalf .
Elle a également été le dédicataire d'œuvres de musique de chambre par William Mathias , Stephen Dodgson , Alun Hoddinott , et William Alwyn . Marisa Robles a été directeur artistique pour les deux premiers Festivals de Cardiff en 1991 et 1994.
En plus de ses enregistrements de Mozart , elle a enregistré la musique de Debussy et Rodrigo , un album de solos de harpe populaires et la musique par Edwin Robertson.


EMISSION DU JEUDI 12 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : KATIA RICCIARELLI

Elle fait d'abord ses études au Conservatoire Benedetto Marcello de Venise, et gagne plusieurs concours vocaux en 1968. Elle débute sa carrière professionnelle en interprétant Mimì (La Bohème) à Mantoue en 1969, puis fait une apparition à Parme dans Il trovatore, en 1970. L'année suivante, elle gagne le prix Voci Verdiane de la RAI. Entre 1972 et 1975, elle se produit dans les plus grands opéras européens et américains, comme le Lyric Opera de Chicago (1972) ; La Scala (1973) ; la Royal Opera House, Covent Garden (1974) ; et le Metropolitan Opera en 1975. Voulant aborder des rôles trop lourds, pour une soprano lyrique, elle connait des échecs : une Tosca peu concluante et une bien faible Amélia du Bal masqué. Toutefois, sa voix et son art du legato lui permit d'être une magnifique interprète du rôle féminin de Simon Boccanegra et de Luisa Miller, et de triompher dans les années quatre-vingt dans les rôles du bel canto italien, Rossini surtout (Semiramide, Amenaide du Tancredi, La donna del lago, souvent aux côtés de Lucia Valentini-Terrani, Bianca du Bianca e Falliero aux côtés de Marilyn Horne, Ninetta de La pie voleuse, Madame Cortèse du Voyage à Reims sous la direction de Claudio Abbado), mais aussi Donizetti (Lucrezia Borgia à Bologne, surtout).
Outre ses apparitions à l'opéra, elle joue le rôle de Desdémone dans l'adaptation cinématographique de l'Othello de Verdi par Franco Zeffirelli en 1986, aux côtés de Plácido Domingo.
En 1991, elle fonde l'Accademia Lirica di Katia Ricciarelli, et, depuis 2003, elle est la directrice artistique du festival d'été au Sferisterio di Macerata.
Elle s'est mariée à Pippo Baudo (it), une personnalité de la TV italienne, lors de son quarantième anniversaire, mais a demandé le divorce durant l'été 2004.

EMISSION DU VENDREDI 13 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 16 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : LEOS JANACEK

Le 3 juillet 1854 à Hukvaldy, Amálie Janáček donne le jour à Leoš, neuvième enfant d'une famille qui en vit naître treize. Son père Jiří, instituteur du village, l'envoie à onze ans dans un monastère de Brno, où il étudie la musique sous la direction de Pavel Křížkovský. Il est remarqué grâce à ses prestations dans le chœur du monastère. Ses études le mènent alors pour deux ans à l'école d'orgue Skuherský à Prague, puis aux conservatoires de Leipzig, où il reçoit notamment l'enseignement de Carl Reinecke, et de Vienne. Il rencontre en 1874 Antonín Dvořák à Prague. C'est le début d'une longue amitié. Antonín Dvořák critiquera à titre amical ses premières compositions et influencera durablement Leoš Janáček par sa manière de composer en épousant les intonations de la langue parlée.
En 1881, année de son mariage avec Zdenka Schulzová, il retourne à Brno pour se consacrer à l'éducation de la musique. Il y fonde une école d'orgue qu'il dirigea jusqu'en 1920 ; cette école va d'ailleurs devenir plus tard le Conservatoire de Brno. Il aura deux enfants : le premier meurt en bas âge en 1890, la seconde, Olga, à l'âge de 17 ans. La mort de cette dernière est contemporaine de l'achèvement de son opéra Jenůfa et lui inspire ses plus belles pages, marquant ainsi une rupture stylistique ; ce qui permet de ranger le compositeur aux côtés des découvreurs de la musique du xxe siècle tels Kodaly, Bartók, Szymanowski ou Enesco, ses frères de l'Est, et même Stravinsky, bien loin des romantiques ou post-romantiques comme son ami Dvořák. Sa réputation reste jusque là cantonnée à sa province, mais la création en 1916 d'une version remaniée de son opéra Jenůfa lui ouvre les portes de la capitale et une certaine reconnaissance. Il tombe alors amoureux d'une femme mariée, Kamila Stösslová, amour platonique car Kamila, qui a 38 ans de moins que le compositeur, est totalement indifférente. Déçu et obsédé par sa passion, il fera un portrait à charge de Kamila dans L'Affaire Makropoulos sous les traits de l'héroïne Emilia Marti soulignant sa froideur et sa dureté1.
Comme beaucoup de musiciens d'Europe centrale, il va recueillir un certain nombre de musiques folkloriques de sa province (Moravie) pour s'en inspirer. Il se laisse influencer également par des sources slaves, notamment dans les thématiques de certains de ses opéras (dont Katya Kabanova) ou pour sa Messe glagolitique.
Il meurt le 12 aout 1928, des suites d'une pneumonie contractée lors d'une promenade en forêt près de Hukvaldy. Selon sa volonté, le final de ''La Petite Renarde Rusée'' sera joué à ses funérailles.

EMISSION DU MARDI 17 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : DONIZETTI et L'ELIXIR D'AMOUR

Argument

L'action se déroule dans un village basque à la fin du xviiie siècle.

Acte I
Le timide Nemorino est amoureux d'Adina, une fermière riche et instruite qui se moque de ses sentiments (cavatine « Quanto è bella, quanto è cara »). Pendant que ses paysans se reposent, elle leur lit l'histoire de Tristan et Iseult et du philtre d'amour bu par cette dernière (cavatine « Benedette queste carte!… Della crudele Isotta »). Nemorino aimerait se procurer un philtre semblable. Soudain, le sergent Belcore et ses soldats arrivent au village pour y prendre quartier. Belcore, très sûr de lui, entreprend de faire la cour à Adina et la demande même en mariage (cavatine « Come Paride vezzoso ») ; elle ne le décourage pas. Nemorino tente de nouveau d'exprimer ses sentiments à Adina, qui le repousse (duo « Chiedi all'aura lusinghiera »).
Le docteur ambulant Dulcamara fait alors son entrée (cavatine « Udite, udite, o rustici »). Nemorino lui demande le « philtre de la reine Iseult » pour gagner le cœur d'une femme. Dulcamara lui vend alors une bouteille de vin de Bordeaux en précisant que l'effet ne se fera pas sentir avant 24 heures – à ce moment, il sera parti du village depuis longtemps. Nemorino boit aussitôt le breuvage et se sent tout de suite plus assuré. Certain de l'efficacité de l'élixir, il affecte l'indifférence vis-à-vis d'Adine. Irritée, celle-ci accepte la demande en mariage de Belcore. Le mariage est tout d'abord fixé huit jours plus tard, puis, quand un billet arrive ordonnant le départ des troupes, au jour même. Nemorino prend peur ; triomphante, Adina accepte l'offre de Belcore. Nemorino la conjure d'attendre le lendemain, en vain (quatuor « Adina, credimi, te ne scongiuro »).

Acte II
Les célébrations des noces commencent, en l'absence de Nemorino. Adina décide de reporter la signature du contrat de mariage, afin de pouvoir pleinement tirer vengeance de Nemorino. Ce dernier retourne consulter Dulcamara qui lui propose une seconde bouteille d'« élixir », mais le jeune homme n'a plus d'argent. Il accepte de s'enrôler dans la troupe de Belcore en échange de 20 écus (duo « Venti scudi »).
Pendant ce temps, les filles du village apprennent que le vieil et riche oncle de Nemorino vient de mourir, léguant sa fortune à son neveu. Nemorino l'ignore encore, mais il est devenu un parti avantageux : aussitôt, les paysannes l'entourent et se disputent ses faveurs. Déconcerté, Nemorino attribue l'effet à l'élixir. Adina, qui n'est pas davantage au courant de l'héritage, observe la scène avec étonnement. Le docteur Dulcamara lui explique alors la vente de l'« élixir » et l'enrôlement de Nemorino. Comprenant tout, Adina se flatte de pouvoir reconquérir le jeune homme, non pas avec un élixir, mais par ses regards et son sourire.
Nemorino s'apprête à partir avec la troupe de Belcore. Il a aperçu une larme furtive dans les yeux d'Adina et comprend qu'elle l'aime (romance « Una furtiva lagrima »). Celle-ci a racheté l'engagement de Nemorino à Belcore et annonce au jeune homme qu'il n'a plus à partir. Elle lui avoue son amour (air « Prendi, per me sei libero »). Belcore accepte avec grâce sa défaite : il y a d'autres filles de par le monde. En revanche, Dulcamara triomphe : c'est son élixir qui a permis la réunion des deux jeunes gens.

EMISSION DU MERCREDI 18 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : VIOLON et NIGEL KENNEDY

Nigel Kennedy, né le 28 décembre 1956 à Brighton, est un violoniste britannique.

Enfant, Nigel Kennedy est le protégé du violoniste Yehudi Menuhin qui finance ses études et lui fait intégrer son école. Il rejoint ensuite la prestigieuse Juilliard School de New York, couvé par la chef de file des violonistes américains Dorothy DeLay. Il fait ses débuts en 1977 avec l'Orchestre philharmonique de Londres, dirigé par Riccardo Muti, avec une interprétation des concertos pour violon de Mendelssohn au Royal Festival Hall, puis rejoint l'Orchestre philharmonique de Berlin en 1980.
Une reconnaissance mondiale
Il réalise en 1984 son premier enregistrement, les concertos pour violon d'Edward Elgar avec l'Orchestre philharmonique de Londres et Vernon Handley, qui devient disque d'or avec 300 000 exemplaires vendus et reçoit les récompenses d'Enregistrement de l'année 1985 selon le Gramophone magazine et Meilleur album de musique classique aux BPI Awards. puis un album de jazz. Suivant un parcours atypique, Nigel Kennedy poursuit sa collaboration avec les formations traditionnelles comme l'Orchestre philharmonique de New York en 1987, mais aussi avec des grands noms de la musique pop, tels que Paul McCartney ou Kate Bush.
Son interprétation très dynamique des Quatre Saisons d'Antonio Vivaldi en 1989 lui apporte une reconnaissance mondiale avec un album qui se hissera à la troisième place de classements britanniques avec plus de deux millions d'exemplaires vendus, ce qui lui vaudra une citation au Livre Guinness des records comme Meilleurs ventes d'une œuvre classique.
Une éclipse couronnée de succès
Une intervention chirurgicale à la nuque en 1992 incite Nigel Kennedy à se retirer de la scène musicale, décision controversée et médiatisée à outrance. Il met à contribution ce congé sabbatique de cinq années pour écrire ses propres compositions mêlées d'éléments de musiques celtiques, rock et jazz. Son retour en avril 1997 sur la scène internationale des concerts détrone les élections des unes des journaux britanniques, dont les critiques ne tarissent pas d'éloges : « Dans ma vie, un seul violoniste britannique a produit quelque chose d'aussi audacieux et d'aussi grisant que cela. Le jeu de Kennedy trahit sa nouvelle maturité. Aucun autre violoniste sur Terre ne serait capable d'une transition stylistique aussi extraordinaire » selon le Times.
Nigel Kennedy réalise en 1998 une tournée couronnée de succès en Amérique du Nord, la première d'une longue série qui le conduit dans les évènements majeurs de la scène classique mondiale. De retour en studio, Nigel Kennedy entreprend de ré-enregistrer le concerto pour violon d'Edward Elgar, et dans la foulée le concerto pour violon et orchestre L'envol de l'alouette de Vaughan Williams avec Simon Rattle et l'Orchestre symphonique de la ville de Birmingham. Il consacre son album suivant aux œuvres du grand violoniste et compositeur Fritz Kreisler et enregistre ensuite The Kennedy Experience en 1999, recueil d'œuvres personnelles en hommage à Jimi Hendrix.
La même année, le trublion de la musique classique s'associe au grand violoncelliste Lynn Harrell pour produire un disque acclamé par la critique sur les œuvres de musique de chambre de Jean-Sébastien Bach intitulé Ravel & Kodaly. Il publie ensuite une compilation de petites œuvres avec l'Orchestre de chambre de Londres, Classic Kennedy, qui une fois de plus brille à la première place des ventes de musique classique au Royaume-Uni. Toujours aussi éclectique, Nigel Kennedy produit en 2000 un concert basé sur les œuvres du groupe de rock The Doors.
Le triomphe et le prestige
Sous sa direction, Nigel Kennedy enregistre cette année-là, avec l'Orchestre philharmonique de Berlin, quatre concertos pour violon et bois les plus célèbres de Bach : le concerto pour deux violons en Ré mineur, le concerto pour bois et violon en Ré mineur et les concertos pour violons en La mineur et Mi majeur. Nigel Kennedy donne ensuite plusieurs concerts de renommée internationale avec l'orchestre de Berlin, et reçoit, pendant la cérémonie des Brit Awards au Royal Albert Hall de Londres, une récompense pour sa Contribution extraordinaire à la musique britannique, et en 2001, la récompense de l'artiste masculin de l'année.
En 2002, Nigel Kennedy entame une série de concerts des Quatre saisons de Vivaldi avec l'orchestre de Berlin et un trio de musiciens polonais de Cracovie baptisé Kroke. Pour fêter ses vingt-cinq ans de carrière, Kennedy entreprend une série de représentations exceptionnelles avec l'orchestre de chambre polonais, dont il devient directeur artistique en septembre, succédant ainsi à celui qui fut son mentor, Yehudi Menuhin.
Talent
Kennedy a fait beaucoup pour populariser la musique classique, en particulier auprès des jeunes. En France, sa prestation en direct aux Victoires de la musique classique en 2005 fut particulièrement remarquée et appréciée de l'auditoire[réf. nécessaire] : on le vit parcourir la scène de long en large avec la même énergie qui anime son archet, démarche qui rompt avec l'immobilisme traditionnel des musiciens classiques. Il a aussi joué et enregistré la plupart des plus grands concerti pour violon.
Bien que sa personnalité agressive soit considérée par certains comme un frein à sa carrière[Qui ?], de nombreux musiciens respectés ont une grande estime pour lui[Qui ?]. Avec l'un d'eux, le violoncelliste Lynn Harrell, il a enregistré un duo qui fut bien reçu.
Kennedy se sent très concerné par le charme brut des concerts, et souvent il enregistre des morceaux entiers ou des mouvements en une seule prise pour préserver cette émotion.[réf. nécessaire] Il introduit également des éléments improvisés dans ses concerts, comme une cadence inspirée de Jimi Hendrix dans le concerto pour violon de Beethoven et bien sûr dans des enregistrements de jazz et de fusion.

EMISSION DU JEUDI 19 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : LEONTYNE PRICE

Mary Violet Leontyne Price, née le 10 février 1927, est une soprano des États-Unis d'Amérique, surtout connue pour ses interprétations des héroïnes de Verdi, au premier rang desquels Aïda, un rôle qui lui a appartenu pendant presque trente ans. Son ascension vers la renommée internationale dans les années soixante se produit en même temps que celle d'autres artistes noirs américains, mais son art mérite avant tout d'être considéré comme un sommet du chant classique américain. Dans une génération de grandes chanteuses qui comprend notamment Joan Sutherland, Maria Callas et Montserrat Caballé, Leontyne Price était la meilleure soprano lyrico-spinto de son époque, possédant un timbre riche, retentissant et vibrant d'émotion.

EMISSION DU VENDREDI 20 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.

Interview de Frédéric CHAMBERT directeur artistique du Théâtre du Capitole de Toulouse pour le spectacle de Hansel et Gretel donné au Théâtre pour cette fin d'année 2013.


EMISSION DU LUNDI 23 DECEMBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : FRANZ LISZT

Franz Liszt (Liszt Ferenc en hongrois) est un compositeur, transcripteur et pianiste virtuose hongrois (de l'Empire d'Autriche), né à Doborján (aujourd'hui Raiding, en Autriche) le 22 octobre 1811 et mort à Bayreuth (Allemagne) le 31 juillet 1886.
Liszt est le père de la technique pianistique moderne et du récital. Avec lui naissent l'impressionnisme au piano, le piano orchestral — Mazeppa, la quatrième Étude d'exécution transcendante — et le piano littéraire — les Années de pèlerinage. Innovateur et promoteur de l'« œuvre d'art de l'avenir » (la « musique de l'avenir » étant une invention des journalistes de l'époque) Liszt influença et soutint plusieurs figures majeures du XIXe siècle musical : Richard Wagner, Hector Berlioz, Camille Saint-Saëns, Bedrich Smetana, Edvard Grieg et Alexandre Borodine. Aussi féconde que diverse, son œuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, qu'il s'agisse de l'impressionnisme, de la renaissance du folklore, de la musique de film ou du dodécaphonisme sériel.