EMISSION DU LUNDI 3 FEVRIER 2014

Emission consacrée aux Grands Compositeurs : SERGE PROKOFIEV

Sergueï Sergueïevitch Prokofievn (en russe : Сергей Сергеевич Прокофьев), né le 11 avriljul./ 23 avril 1891grég. à Sontsovka (gouvernement d'Ekaterinoslav, Empire russe), mort le 5 mars 1953 à Moscou (URSS), est un compositeur russe de musique classique, un pianiste et un chef d'orchestre.
Il est l'auteur de nombreuses œuvres musicales allant de la symphonie au concerto, de la musique de film à des opéras ou des ballets et a été reconnu de son vivant comme un artiste d'avant-garde très créatif. Élève au conservatoire de Saint-Pétersbourg, il remporta le prix Anton Rubinstein en tant que meilleur étudiant en piano.
De 1918 à 1936, il passa de nombreuses années en dehors de son pays avant de se laisser convaincre de revenir en URSS où il fut à la fois honoré et persécuté. Il mourut le même jour que Staline.

Son œuvre
Prokofiev travailla avec Eisenstein : il composa les musiques d'Alexandre Nevski et d'Ivan le Terrible tout en regardant les films. On raconte qu'Eisenstein se laissa convaincre de refaire quelques scènes à partir de suggestions que soulevait en lui sa musique. « Prokofiev possédait un sens inné pour les rythmes. Son écriture était aussi à l'aise dans le lyrisme simple que dans le style moderne. Maître de l'instrumentation, il conçut une méthode personnelle pour traiter les sonorités orchestrales. »

En 1948, le Comité central du Parti communiste formule des critiques acerbes contre le « formalisme » de sa musique (des compositeurs tels Aram Khatchatourian et Dmitri Chostakovitch ont subi les mêmes critiques). « Ces compositeurs cédaient trop aux impulsions « dégénérées » de l'Ouest », disaient leurs auteurs. Pourtant, une partie de ses œuvres (Pierre et le Loup pour un théâtre d'enfants moscovite, Roméo et Juliette, Alexandre Nevski, l'opéra Guerre et Paix (adaptation musicale du roman de Léon Tolstoï), les symphonies 5-6-7, plusieurs sonates pour piano) date de cette période durant laquelle il ne s'opposa pas, malgré lui, aux contraintes communistes.
La vie de Prokofiev ressemble beaucoup à son art. Il hait certaines règles de la musique. On le compare souvent à Richard Strauss qui lui aussi s'opposait aux disciplines de son époque. Cette « liberté » fait alors de lui un solitaire. Cela se répercute sur les jugements actuels que l'on porte sur son œuvre.
« Bien qu'il se soit opposé aux divers mouvements russes de son époque, Prokofiev est surtout « le fils de ses pères ». Il les aime, les connaît par cœur et en prolonge le dessein. Mais il est, de tous, peut-être avec Moussorgski, le plus grand parce que l'occasion d'approfondir les caractéristiques de l'âme russe lui fut donnée. »

EMISSION DU MARDI 4 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grands opéras : LA FANCIULLA DEL WEST de PUCCINI

La fanciulla del West, en français La Fille du Far-West, est un opéra en trois actes de Giacomo Puccini composé sur un livret de Carlo Zangarini (1874-1943) et Guelfo Civinini (1873-1954) d'après le drame de David Belasco (1853-1931), La Fille du far-west (The Girl of the Golden West).
La première représentation eut lieu le 10 décembre 1910 au Metropolitan Opera de New York sous la direction d'Arturo Toscanini avec Emmy Destinn, Enrico Caruso et Pasquale Amato.

Argument
L'action se situe dans un camp de mineurs au pied des Cloudy Moutains, en Californie, à l'époque de la ruée vers l'or de 1849-1850.

Acte I
Nous sommes dans les montagnes de la Californie, du temps de la ruée vers l'or. Dans le Polka-Bar, saloon que tient Minnie, une jeune femme au caractère décidé, des mineurs jouent aux cartes et boivent pour vaincre l'ennui et la nostalgie du pays natal. Avec eux se trouve Jack Rance, le shérif du lieu. Ashby, le correspondant d'une agence de transports, se dit sûr de capturer bientôt le bandit Ramerrez, qui a de nombreux vols à son actif. Une dispute éclate entre Rance et un mineur, tous deux amoureux de Minnie, laquelle paraît à cet instant. Elle calme les esprits, et lit des pages de la Bible aux mineurs. Peu après, Rance déclare ses sentiments à Minnie. Mais celle-ci rêve du vrai et grand amour, et ne veut pas de Rance. Elle évoque l'accord affectif parfait qui régnait entre ses parents quand elle était enfant. C'est alors qu'entre un homme qui dit se nommer Johnson, et qui est en fait Ramerrez. Minnie et lui se sont connus naguère, mais elle ignore qu'il est devenu un bandit. La complicité qui se manifeste entre eux exaspère Rance, lequel bientôt quitte le saloon pour tenter d'arrêter Ramerrez qu'on vient d'apercevoir non loin de là. Minnie invite Johnson, alors que leurs échanges sont devenus de plus en plus tendres, à la retrouver chez elle le soir venu.

Acte II
Dans sa cabane, Minnie accueille Johnson. Elle lui conte son existence, évoque les joies de sa vie libre en pleine nature. Les deux jeunes gens se déclarent leur amour. Mais Rance et des mineurs passent prévenir Minnie que Johnson est en fait Ramerrez. Minnie reproche alors à ce dernier de n'être venu au Polka-Bar que pour voler l'or des mineurs. Johnson tente de se justifier en évoquant sa vie misérable. Minnie le chasse de chez elle, mais il reparaît aussitôt, blessé par un coup de feu. Minnie le cache dans son grenier. Rance surgit, persuadé qu'il s'est réfugié chez Minnie, ce que confirment des gouttes de sang. Minnie propose alors une partie de poker à Rance : si elle perd, il aura et Johnson, et elle-même. Si elle gagne, Johnson est à elle. Elle joue, triche, et sauve Johnson.

Acte III
Dans la forêt californienne, Rance et les mineurs ont repris la traque de Johnson. Ce dernier est bientôt capturé, et on prépare sa pendaison. Johnson repousse les accusations dont il est l'objet, et demande seulement que l'on cache sa mort à Minnie, pour qu'elle le croie vivant et libre. On va procéder au supplice, quand Minnie surgit à cheval, pistolet en main. Elle rappelle aux mineurs tout ce qu'elle a fait pour eux, les exhorte à la clémence. Ils veulent bien se laisser fléchir. Minnie et Johnson s'éloignent pour une vie nouvelle, laissant les mineurs désormais privés de leur « mère » dans une profonde mélancolie.

EMISSION DU MERCREDI 5 FEVRIER 2014

Emission réservée aux instruments : PIANO avec FAZIL SAY

Fazıl Say est un pianiste et compositeur turc, né le 14 janvier 1970 à Ankara en Turquie.
Il est l'auteur notamment d'un oratorio Nâzım, consacré au poète Nazım Hikmet.

Biographie

Il a étudié au conservatoire de sa ville natale, s'est perfectionné avec Robert Levine à l'Institut Schumann de Düsseldorf et au Conservatoire de Berlin. Il réside habituellement à Istanbul.
En 1994, il a obtenu le prix Young Concert Artists International Auditions à New York, en débutant une brillante carrière internationale. Il joue notamment avec l'Orchestre philharmonique de New York, l'Orchestre philharmonique d'Israël, l'Orchestre symphonique de Baltimore, l'Orchestre philharmonique de la BBC, l'Orchestre national de France ou l'Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg. Son premier enregistrement date de 1998. Il a également contribué à la diffusion de la musique classique en Turquie, en y donnant de nombreux concerts dans toutes ses provinces1.
Certaines de ses œuvres (dont un oratorio dédié au poète Metin Altıok) ont été interdites par les autorités de son pays. Celui-ci avait été tué lors du massacre de trente-trois intellectuels alévis par des islamistes radicaux à Sivas, en 19931. En avril 2012, après avoir déclaré qu'il était athée et s'être moqué sur twitter d'un imam, il est poursuivi par la justice turque pour « atteinte aux valeurs religieuses de l'islam »2. Il annonce qu'il risque de devoir quitter la Turquie pour le Japon car les insultes à la nation turque ou le non-respect de la religion musulmane sont pénalement sanctionnables.

Sa passion pour le jazz l'a poussé à fonder le Worldjazz Quartet.

EMISSION DU JEUDI 6 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : NIKOLAI GEDDA

Harry Gustaf Nikolaj Gädda, plus connu sous le nom de Nicolai Gedda, né le 11 juillet 1925 à Stockholm, est un ténor suédois. De par son beau-père russe Mikhaïl Ustinov, il est apparenté à Peter Ustinov.
Après de jeunes années passées en Allemagne et une première formation musicale à Leipzig, il débute sur scène en 1952, dans sa ville natale, et continua à chanter jusque dans les années 1990.

De tous les ténors de renom du xxe siècle, Nicolai Gedda a certainement été le plus polyglotte - il maîtrisait à la perfection aussi bien le suédois, le russe, l'allemand et l'anglais que l'italien et le français - et celui qui a laissé la discographie la plus abondante. Son répertoire comprenait une cinquantaine d'opéras différents (dont tous les grands opéras mozartiens), ainsi qu'un nombre imposant d'oratorios, de messes et de cantates.

Sa voix claire et chaleureuse, très flexible, puissante, convenait idéalement aux rôles lyriques. S'il n'a jamais pu chanter Siegfried, il était un Belmonte ou un Tamino parfait. Il a été un magnifique interprète des rôles de ténor des opéras français: Orphée de Gluck, Faust de Gounod, Hoffmann de l'opéra Les contes d'Hoffmann d'Offenbach. Sa prestation, dans le Faust mis en scène à Paris, en 1975, par Jorge Lavelli, restera dans les annales de l'opéra.

EMISSION DU VENDREDI 7 FEVRIER 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 10 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grands compositeurs : MAURICE RAVEL

Maurice Ravel, de son nom de baptême Joseph Maurice Ravel, est un compositeur français né à Ciboure le 7 mars 1875 et mort à Paris le 28 décembre 1937.
Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs et rythmes du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne.

Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré, Debussy et Poulenc, mais aussi de Stravinski, Prokofiev, Bartók ou Gershwin.
La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre pour la main gauche (1929-31) et en sol majeur (1930-31) et l'orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l'orchestration et un artisan perfectionniste, cet homme à la personnalité complexe ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité qui, selon Le Robert, lui firent évoquer dans son œuvre à la fois « les jeux les plus subtils de l'intelligence » et « les épanchements les plus secrets du cœur ».

EMISSION DU MARDI 11 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grands opéras : MADAME BUTTERFLY de PUCCINI

Madama Butterfly (Madame Butterfly en français) est un opéra italien en trois actes de Giacomo Puccini, livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica, représenté pour la première fois à La Scala de Milan le 17 février 1904.

Résumé
Nagasaki, 1904. Un jeune officier américain de passage, B. F. Pinkerton épouse une geisha de quinze ans, Chio-Chio-San (ce qui signifie en japonais « Madame Papillon »). Simple divertissement exotique pour lui, le mariage est pris très au sérieux par la jeune Japonaise. Après la cérémonie et après lui avoir fait un enfant, Pinkerton repart. Espérant son retour, elle lui reste fidèle et refuse de nombreuses propositions de mariage.
Trois ans plus tard, Pinkerton revient au Japon avec sa nouvelle épouse américaine. Quand Butterfly comprend la situation, elle leur abandonne son enfant et se donne la mort par jigai en se poignardant.

Acte I
Bref prélude : exposition du « thème japonais » allegro vigoroso qui réapparaîtra tout au long de l'opéra mais à chaque fois quelque peu modifié.
À Nagasaki, en 1904, Goro, entremetteur, fait visiter à B.F.Pinkerton, officier américain de passage, la maison que ce dernier vient d'acheter. Il lui présente ses serviteurs dont Suzuki, la servante de sa jeune fiancée, Cio-Cio-San dite « Madame Butterfly ».
Puis arrive le consul américain Sharpless. Pinkerton lui explique que les contrats de location, ici, sont très précaires. On signe pour 999 ans mais on peut se dédire chaque mois ! C'est pareil pour les contrats de mariage (Air « Dovunque al mondo, lo yankee vagabondo »).
Sharpless le met en garde et l'avertit de la candeur et de la sincérité de Butterfly. Pinkerton prend ce mariage comme un passe-temps et lui explique qu'il se mariera plus tard avec une « vraie épouse Américaine » (« una vera sposa americana »).
Arrivée de Butterfly en tête d'un magnifique cortège avec ses amies et ses parents (Air « Ecco ! Son giunte »). Elle chante son bonheur. Pinkerton est sous le charme mais prend le mariage au second degré (« Che burletta (en) ») malgré les avertissements répétés de Sharpless.
Ils entrent dans la maison. Elle lui montre quelques petits objets qu'elle a emportés, le poignard avec lequel son père s'est suicidé et les Ottokés, statuettes symbolisant les âmes de ses ancêtres. Elle lui avoue s'être convertie au « Dieu des Américains » par amour pour lui.
Le commissaire impérial célèbre la cérémonie de mariage. Tout le monde trinque (Chanson de l'oncle Yakusidè supprimée dans la seconde version) et se réjouit quand soudain, apparition quasi-surnaturelle, l'oncle bonze surgit ! Il maudit Butterfly qui a renié sa famille et ses ancêtres. Moment d'une grande intensité dramatique, Pinkerton défend Butterfly et chasse le bonze.
Restés seuls, il la réconforte. Le premier acte s'achève sur un très beau duo d'amour (« Viene la sera »3). Elle se sent « seule … et reniée, reniée… et heureuse » (« Sola e rinnegata ! rinnegata e felice ! »). Comme le papillon, elle est épinglée pour la vie !

Acte II
Trois ans se sont écoulés depuis le départ de Pinkerton et Butterfly l'attend toujours. Entre temps, sa situation financière s'est dégradée. Suzuki prie pour que Butterfly cesse de pleurer, mais sans grand espoir (« On n'a jamais vu un mari étranger revenir au nid »), tandis que Butterfly prie le Dieu américain. Elle espère le retour de Pinkerton à la « saison où les rouge-gorges font leur nid » comme il lui avait promis (Aria de Butterfly « Un bel dì vedremo…»).
Goro et Sharpless rendent visite à Butterfly. Goro lui présente de riches prétendants, dont le prince Yamadori. Mais elle les éconduit tous car elle se considère encore comme mariée.
Sharpless commence à lui lire une lettre où Pinkerton lui annonce que c'est fini, mais il n'ose terminer. Bouleversée, elle promet qu'elle se tuera s'il ne revient pas. Puis, elle lui présente son enfant, dont Pinkerton ignore l'existence (« Che tua madre dovrà »). Elle préfère mourir plutôt que redevenir geisha. Sharpless se retire, promettant de prévenir Pinkerton. Pendant ce temps, Goro rôde autour de la maison, répandant le bruit que l'enfant n'a pas de père.
Coup de canon ! Le navire « Abraham Lincoln » de Pinkerton entre au port et Butterfly l'aperçoit avec sa longue-vue. Butterfly et Suzuki décorent la maison avec toutes les fleurs du jardin. Butterfly s'habille comme au premier jour pour accueillir Pinkerton.

Acte III
Butterfly veille toute la nuit avec son enfant et au petit matin elle s'endort épuisée.
Pinkerton et Sharpless arrivent alors à la maison avec Kate, la nouvelle épouse américaine de Pinkerton. Il demande à Suzuki de lui confier l'enfant pour assurer son avenir (Trio Pinkerton-Suzuki-Sharpless). Sharpless reformule à Pinkerton ses reproches (« Ve dissi »5). Pinkerton éprouve un remords sincère (Air « addio, fiorito asil »6) mais s'enfuit lâchement.
Kate demande l'enfant à Suzuki et promet d'en prendre soin. Butterfly se réveille, aperçoit Kate et comprend la vérité. Désespérée, elle consent à donner son fils à Pinkerton à condition qu'il vienne le chercher lui-même.
Alors que Pinkerton revient, Butterfly se donne la mort par jigai, avec le sabre de son père sur lequel sont gravés ces mots : « Celui qui ne peut vivre dans l'honneur meurt avec honneur ».

EMISSION DU MERCREDI 12 FEVRIER 2014

Emission réservée aux instruments : VIOLON avec JOSHUA BELL

Joshua Bell, né le 9 décembre 1967 à Bloomington (Indiana), est un violoniste américain de musique classique.

Enfance et études
Joshua Bell est le fils de parents psychologue et universitaire, et a deux sœurs. Il a commencé le violon à l'âge de 4 ans[réf. nécessaire], tout en conservant une vie normale d'enfant, passionné par les jeux vidéo et le sport, notamment le tennis (il remporte un tournoi national à l'âge de dix ans).
Ses professeurs ont été successivement Donna Bricht, Mimi Zweig puis le violoniste et pédagogue Josef Gingold (lui-même élève d'Eugène Ysaÿe). Sous l'influence déterminante de ce dernier, Bell se consacre de plus en plus à son instrument à partir de son âge de 12 ans. Dès l'âge de 14 ans, il se produit avec le Philadelphia Orchestra, sous la direction de Riccardo Muti. Il étudie le violon à la Jacobs School of Music de l'université de l'Indiana (dont il sort diplômé en 1989) et termine ses études académiques à la Bloomington High School North.

Carrière
En 1985, Joshua Bell fait ses débuts au Carnegie Hall avec le Saint Louis Symphony Orchestra. Depuis cette date, Bell se produit à travers le monde en soliste, en formation de musique de chambre ou avec les plus grands orchestres. Il a joué entre autres avec l'Orchestre Philharmonique de New York, l'Orchestre philharmonique de Los Angeles, les orchestres symphoniques de San Francisco, Philadelphie, Houston, Saint-Louis et Miami, les orchestres de Minneapolis, du New Jersey, de l'Oregon, le Chamber Orchestra of Europe, l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, l'Academy of St. Martin in the Fields. Il se produit régulièrement au Verbier Festival, lors de tournées en Europe et en Amérique du Nord.
En musique de chambre, Joshua Bell s'est notamment produit avec Pamela Frank, Steven Isserlis, Edgar Meyer, Sam Haywood, Jeremy Denk, Frédéric Chiu, Yuja Wang ou Zoltan Kocsis.
En 2009, Bell est invité à jouer à la Maison-Blanche devant le président Barack Obama. En 2010, il interprète le concerto pour violon de Tchaïkovski avec l'Orchestre philharmonique royal de Stockholm lors du concert donné à l'occasion de la remise du prix Nobel de la paix à Stockholm.
Le 27 mai 2011, l'Academy of St. Martin in the Fields annonce la nomination de Joshua Bell au poste de directeur musical, pour succéder à Sir Neville Marriner, son fondateur.

Répertoire
Son répertoire, très vaste, comprend tout à la fois les grands concertos du répertoire (ceux de Beethoven et Mendelssohn pour lesquels il a écrit sa propre cadence ; ceux de Bruch, Brahms, Sibelius, Mozart, Vieuxtemps, Lalo, Schumann, Saint-Saëns, Tchaïkovski, Goldmark), de nombreuses œuvres de musique de chambre mais également des œuvres contemporaines : le concerto pour violon de Nicholas Maw, qui lui est dédié, qu'il a créé en 1993 et enregistré pour Sony en 2000. Joshua Bell a créé des œuvres d'Edgar Meyer, Aaron Jay Kernis, Behzad Ranjbaran et Jay Greenberg. Il est également apparu dans plusieurs films ou en a joué la partie violon de la bande originale (voir Cinéma plus bas). Cet éclectisme l'a également amené à côtoyer Sting lors d'un concert exceptionnel le 15 mars 2011 à Los Angeles.
Son violon : le Stradivarius Gibson[modifier | modifier le code]
Joshua Bell joue le « Gibson » de Stradivarius (ex-Huberman), fabriqué en 1713. Il a acheté cet instrument près de 4 millions de dollars en 2001, après avoir revendu son Stradivarius, le « Tom Taylor » pour un peu plus de 2 millions de dollars. Son premier enregistrement avec le Stradivarius « Gibson », Romance of the Violin, fait partie des enregistrements de musique classique les plus vendus au monde (5 millions d'exemplaires). Son archet, du xviiie siècle, est l'œuvre de l'archetier français François Tourte.

EMISSION DU JEUDI 13 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : PATRICIA PETIBON

Patricia Petibon est une soprano colorature française née le 27 février 1970 à Montargis. Artiste éclectique, elle se fait connaître dans le répertoire de la musique baroque française puis aborde le répertoire classique avec Mozart et le répertoire moderne avec Francis Poulenc. Très à l'aise dans les rôles d'amoureuse, d'ingénue perverse, bergère ou jeunes femmes excentriques, elle aborde en 2010 un des rôles les plus complexes de l'opéra du xxe siècle, sombre et tragique, aux antipodes de son registre habituel, Lulu d'Alban Berg.

Elle a enregistré des œuvres de Lully, Charpentier, Rameau, Landi, Couperin, Haendel, Gluck, Mozart, Haydn, Copland, Caldara, Bernstein, Barber, Debussy, Méhul, Jommelli, Offenbach, Delibes, Poulenc, Nicolas Racot de Grandval et de Bacri.
Elle chante avec les chefs d'orchestre William Christie, John Eliot Gardiner, Marc Minkowski, Nikolaus Harnoncourt, Daniel Harding, le metteur en scène Bob Wilson et avec le Concentus Musicus Wien.
En mars 2008, elle interprète Camille dans Zampa de Hérold à l'Opéra-Comique.
Elle a animé en juillet 2012 l'émission musicale "Berlingot" sur France 23.

EMISSION DU VENDREDI 14 FEVRIER 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 17 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grands compositeurs : JOAQUIN RODRIGO

Joaquín Rodrigo, 1er marquis de los Jardines de Aranjuez, né le 22 novembre 1901 à Sagonte (province de Valence) et mort le 6 juillet 1999 à Madrid, est un compositeur espagnol. Il est l'auteur de plusieurs concertos pour guitare, dont le célèbre Concerto d'Aranjuez (1939).

Devenu aveugle à l'âge de trois ans, à la suite d'une diphtérie, Joaquín Rodrigo commence ses études musicales en Espagne avec Francisco Antich, Enrique Goma et Eduardo Lopez Chavarri. Il se rend ensuite à Paris où il suit les cours de Paul Dukas à la Schola Cantorum de 1927 à 1931. Il fréquente alors le milieu musical parisien, rencontre Maurice Ravel et Manuel de Falla et compose le Concierto de Aranjuez pour guitare et orchestre.
Le 19 janvier 1933, il épouse une pianiste Victoria Kamhi à Valence. Ils auront une fille Cecilia qui naîtra en 1941.
Il revient définitivement en Espagne en 1939 après la guerre civile, où l'année suivante est créé son fameux concerto, le 9 novembre 1940, à Barcelone, en hommage à la ville d'Aranjuez, proche de Madrid en Castille, qui possède un palais dans lequel ont résidé les Bourbons d'Espagne. Désormais célèbre, il ne cessera de composer pour livrer une œuvre variée qui couvre aussi bien la musique de scène, la musique concertante (concertos pour guitare, piano, violon, violoncelle, harpe...), que la musique vocale ou la musique de chambre et le flamenco.

Rodrigo est enfin directeur du département musical de Radio Nacional de España et occupe dès 1939 la chaire de musique Manuel de Falla créée pour lui à l'Université de Madrid. En 1991, il est anobli par le Roi Juan Carlos I avec le titre de marquis de los Jardines de Aranjuez. Il reçoit en 1996 le Prix Prince des Asturies.

Il meurt le 6 juillet 1999, à Madrid, deux ans après son épouse Victoria2, décédée le 21 juillet 1997.

EMISSION DU MARDI 18 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grands opéras : TOSCA de PUCCINI

Tosca est un opéra en trois actes de Giacomo Puccini, sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, d'après la pièce de Victorien Sardou. Il fut créé le 14 janvier 1900 au Teatro Costanzi de Rome.

Puccini a pensé à mettre en musique la pièce de Sardou dès 1889, et finit par obtenir l'autorisation de l'auteur, qui accepte la suppression d'un acte de la pièce (le deuxième), mais exige le maintien de la fin, rapide et violente, de l'ouvrage. La première représentation fut un échec complet. La critique se montre sans pitié. Mais le public, d'abord réticent, va en faire rapidement un grand succès populaire1.
La Scala reprend l'œuvre dès le 17 mars sous la baguette d'Arturo Toscanini.

Le contexte
L'action se déroule à Rome en juin 1800. Les troupes françaises ont instauré en 1798 une « République romaine », et Cesare Angelotti figure parmi les consuls. Ferdinand IV et son épouse, la reine Maria Caroline, aidés des Anglais, reprennent la ville l'année suivante, et le baron Vitello Scarpia est chargé de mettre sur pied une police secrète. Angelotti est emprisonné pour trahison. C'est sur cette toile de fond que se joue l'opéra.

Acte I
Cinq accords violents joués tutta forza évoquant la forte personnalité vindicative de Scarpia introduisent l'œuvre. Le rideau s'ouvre sur l'église Sant'Andrea della Valle. Le peintre Mario Cavaradossi achève son portrait de Marie-Madeleine, auquel il a donné les traits d'une jeune femme venue longuement prier, récemment. Arrive Cesare Angelotti, ancien Consul de la République de Rome, venant de s'échapper du château Saint-Ange, où il avait été fait prisonnier politique. Cavaradossi lui promet de l'aider à s'enfuir, mais ils sont interrompus par l'arrivée de Tosca et, avant d'être aperçu, Angelotti se cache dans la chapelle familiale.
Floria Tosca, maîtresse du peintre et célèbre cantatrice, est une femme extrêmement jalouse. Elle est persuadée que Cavaradossi parlait avec une autre femme, à l'instant. Alors que son amant parvient à la calmer et accepte le rendez-vous proposé pour le soir, Tosca découvre le tableau et, reconnaissant les traits de la jeune femme prise pour modèle - nommée l'Attavanti -, laisse une fois de plus éclater sa jalousie. Cavaradossi parvient à nouveau à dissiper ses doutes, et lui promet de remplacer la couleur bleue des yeux du portrait par du noir.
Après le départ de Tosca, Cavaradossi rejoint Angelotti, qui lui apprend que sa sœur, se révélant être l'Attavanti, a caché des habits de femme dans la chapelle afin que son frère puisse s'en vêtir pour s'échapper plus discrètement. Le peintre lui propose de se cacher chez lui, dans un puits aménagé. Un coup de canon tiré depuis le château Saint-Ange signale que l'évasion a été découverte. Les deux hommes quittent rapidement l'église.
Le baron Scarpia, chef de la police, arrive dans le temple. Lorsqu'il découvre la porte ouverte de la chapelle Attavanti, le panier de victuailles vide que Cavaradossi ne souhaitait pourtant pas entamer - comme le rapporte le sacristain -, le portrait de l'Attavanti et un éventail à ses armes, Scarpia conclut rapidement à la complicité du peintre dans la fuite de son prisonnier.
C'est à ce moment que Tosca fait irruption, revenue pour dire à son amant qu'elle ne pourra pas se rendre à leur rendez-vous du soir, devant chanter à la place. Scarpia, se servant de l'éventail, va exciter la jalousie de Tosca en sous-entendant certaines relations entre l'Attavanti et Cavaradossi. La cantatrice, furieuse, se jette dans le filet tendu par le chef de la police en se rendant immédiatement à la villa du peintre afin d'y surprendre les prétendus amants, sans se douter que Scarpia la ferait suivre par ses sbires pour découvrir où se cache Angelotti.
L'acte s'achève par un Te Deum, où Scarpia exprime sa volonté de soumettre Tosca à ses désirs en se servant de sa jalousie.

Acte II
Scarpia dîne, seul, dans ses appartements au palais Farnese, là où Tosca doit chanter. Il rédige un mot à la cantatrice l'invitant à le rejoindre après ses chants. Arrive alors Spoletta, l'un des sbires de Scarpia, qui lui annonce que la poursuite de Tosca n'a pas permis de découvrir Angelotti, mais toutefois l'arrestation de Cavaradossi a eu lieu. Suite aux questions répétées de Scarpia, le peintre nie toujours farouchement avoir aidé le prisonnier à fuir.
À l'arrivée de Tosca, son amant lui fait discrètement savoir que révéler ce qu'elle avait vu à la villa revenait à le condamner à mort. Scarpia fait poursuivre l'interrogatoire de Cavaradossi dans la pièce contiguë, et se consacre à celui de Tosca. Devant son refus du moindre aveu, il lui fait savoir que son amant est, au même moment, torturé, et que ses souffrances cesseront uniquement si elle se décide à parler. Les cris du peintre finiront par faire céder Tosca, qui révèle à Scarpia la cachette d'Angelotti.
Cavaradossi est amené auprès de Tosca, et la repousse quand il apprend qu'elle a parlé. Il laisse cependant ensuite éclater sa joie lorsqu'un agent de Scarpia rapporte que Napoléon a gagné la bataille de Marengo. Cela provoque la fureur du chef de la police, qui le condamne à mort.
Devant les supplications de Tosca, il lui propose de libérer son amant si elle se livre à lui pour une nuit. Tosca supplie de ne pas exiger d'elle ce sacrifice. À ce moment-là, revient Spoletta, qui annonce qu'Angelotti s'est suicidé après avoir été découvert. Il s'enquiert de la marche à suivre pour le prisonnier Cavaradossi, et Scarpia se tourne vers Tosca pour lui laisser le choix d'accepter ou non son ultimatum.
Celle-ci finit par accepter le marché. Ne pouvant annuler ouvertement la sentence, il organisera un simulacre d'exécution du peintre avec des balles à blanc. Cependant, Tosca exige un sauf-conduit pour elle et son amant, qui leur permettra de quitter Rome en toute sécurité. Mais, dès que le chef de la police a achevé son mot et avance vers elle pour recevoir son dû, elle le tue d'un coup de couteau en pleine poitrine : Questo è il bacio di Tosca (« C'est ça, le baiser de Tosca »). Elle s'éclipse ensuite, non sans avoir récupéré le laissez-passer salvateur des mains du mort.

Acte III
Terrasse du château Saint-Ange, petit matin. On entend au loin le chant d'un jeune berger. Cavaradossi est amené sur les remparts, et demande à écrire un dernier mot à sa bien-aimée. Il songe à son bonheur passé auprès d'elle, empli de désespoir.
Tosca survient, et l'informe des derniers événements : le chantage de Scarpia, le marché qu'elle a obtenu de lui, le laissez-passer rédigé de ses mains, et le fait qu'elle ait fini par le tuer plutôt que de se donner à lui. Soulagé et bouleversé, Cavaradossi loue son courage. Tosca lui explique le rôle qu'il doit jouer durant le simulacre d'exécution, se laisser tomber comme un mort de manière crédible lorsqu'il entendra les détonations à blanc des fusils.
Le peloton d'exécution arrive sur les lieux, le couple se sépare, la fusillade retentit et Cavaradossi s'effondre. Tosca admire la crédibilité de la chute de son amant. Après le départ des soldats, la cantatrice s'approche de lui et l'exhorte à se relever. Horrifiée, elle découvre la perfidie diabolique de Scarpia, car les fusils avaient en fait tiré avec des balles réelles. Entre-temps, le meurtre de ce dernier a été découvert, et les sbires du chef de la police se précipitent sur la terrasse pour arrêter Tosca. De désespoir, elle se suicide en se jetant dans le Tibre du haut d'une tour du château Saint-Ange.

EMISSION DU MERCREDI 19 FEVRIER 2014

Emission réservée aux instruments : COR avec TIMOTHY BROWN

La musique de Timothy Brown a été fortement influencée par le compositeur de film italien Ennio Morricone et aussi par le compositeur Luciano Berio.
Sa musique est connue pour son " impact émotionnel immédiat "et ses racines dans le style néo-romantique de style. Ses éléments structurels formels traditionnels sont intégrés dans son large éventail de compositions qui comprend l'orchestre, le ballet et la musique de chambre et en particulier la musique écrite pour le piano et à des fins pédagogiques.

Il a fait ses études de premier cycle à l'Université Bowling Green State et a obtenu son diplôme de maîtrise de l'Université de North Texas, où il étudie le piano avec Adam Wodnicki, et la composition de la musique avec Newel Kay Brown.
Il a ensuite été récipiendaire d'une bourse de recherche de la Royal Holloway, Université de Londres, où il a fait ses études post-universitaires en composition musicale et l'orchestration à étudier avec le compositeur anglais, Brian Lock. Plus tard, il a poursuivi ses recherches à la bien connue "Accademia Nazionale di Santa Cecilia" à Rome, Italie.

Ses nombreux crédits en tant que compositeur comprennent le premier prix au "Concours international de clavecin Alienor" pour son solo de clavecin "Suite Espanola". ( Centaur Records ). Il mène une carrière très active en tant que compositeur exclusif pour le FJH Music Co. à Ft.. Lauderdale, en Floride, avec plus d'une centaine de compositions en cours d'impression.

Ses œuvres sont fréquemment jouées dans toute l'Amérique du Nord et en Europe et à de nombreux événements internationaux tels que «La Conférence mondiale Piano pédagogie», le «Festival Internacional de Musica de Tecla Espanola" et la convention nationale MTNA. Sa musique a été réalisée par l'artiste Elaine concert Funaro sur la National Public Radio, et plus récemment au Festival de musique de Spoleto , et la Bibliothèque du Congrès série de concerts à Washington DC

EMISSION DU JEUDI 20 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : PLACIDO DOMINGO

Plácido Domingo est un chanteur d'opéra (ténor) et chef d'orchestre, né le 21 janvier 1941 à Madrid (Espagne). Il est le fils de Pepita Embil, la « Reine de la zarzuela », et de Plácido Domingo Ferrer, également chanteur de zarzuela.

À l'âge de 18 ans, en 1959, Domingo est auditionné à l'Opéra national de Mexico en tant que baryton. Impressionné, le jury estime cependant qu'il a en réalité une voix de ténor. C'est ainsi que deux ans plus tard, il fait ses débuts à Monterrey avec le rôle d'Alfredo dans La traviata.
Il devient rapidement l'un des principaux et plus célèbres ténors lirico spinto des années 1970-80. Il chante en italien, français, allemand, espagnol, anglais et russe et possède un répertoire très large (plus de 130 rôles si l'on en croit le titre d'un livre de mémoires et d'étude paru dans les années 2000 et qui justifierait déjà un supplément), s'illustrant autant dans les opéras de Giuseppe Verdi, Giacomo Puccini que plus tard dans Richard Wagner et Richard Strauss. Il chante pour l'ouverture de l'exposition universelle Séville en 1992.
Il a formé avec José Carreras et Luciano Pavarotti le groupe médiatique des « Trois Ténors ».

Au cinéma, il interprète notamment le rôle de Don José dans Carmen ou d'Otello dans le film de Franco Zeffirelli.

Depuis quelques années, Plácido Domingo est revenu, pour la première fois depuis sa jeunesse, au répertoire de baryton en incarnant le rôle de Simon Boccanegra, le 24 octobre 20091 sur la scène du Staatsoper Unter den Linden de Berlin sous la direction de Daniel Barenboïm, rôle qu'il reprend le 18 janvier 2010 sur la scène du Metropolitan Opera sous la direction de James Levine2. Il a également chanté le rôle de Rigoletto (après avoir incarné à de nombreuses reprises le Duc) pour la retransmission télévisée en direct de l'opéra depuis Mantoue les 4 et 5 septembre 2010.

Artiste complet, il est aussi chef d'orchestre. Sous sa direction, dans le cadre de la Waldbühne 2001, l'Orchestre philharmonique de Berlin a proposé un concert de musique espagnole. L'occasion d'entendre la célèbre Fantaisie sur des thèmes de Carmen de Bizet de Pablo de Sarasate, avec la violoniste Sarah Chang en soliste, ou des airs de zarzuela chantés par Ana María Martínez. Il a aussi dirigé l'Orchestre symphonique de Montréal le 8 novembre 2005. En 2008, il dirige la création mondiale de l'opéra The Fly au théâtre du Châtelet.

Il est, depuis 1996, directeur artistique de l'Opéra national de Washington, implanté au Kennedy Center. En 1998, il est également nommé directeur artistique de l'Opéra de Los Angeles, puis directeur général depuis 2003.
Le 23 septembre 2010, il crée le rôle de Pablo Neruda dans l'opéra Il postino de Daniel Catàn, dans une production reprise en décembre 2010 au Theater an der Wien et en juin 2011 au théâtre du Châtelet.
Le 21 janvier 2011, il fête ses 70 ans lors d'un grand gala au Teatro Real de Madrid dirigé par James Conlon, où sont invités à se produire de nombreux chanteurs célèbres tels qu'Angela Gheorghiu, Juan Pons ou Angela Denoke.
Le 31 décembre 2011, il créera le rôle de Neptune dans le pasticcio The Enchanted Island au Metropolitan Opera.
Étant un grand fan du Real Madrid, pour le 32e titre du Real en Liga le 13 mai, il chante devant plus de 80 000 personnes au Santiago Bernabéu l'hymne du Real Madrid.
Le 21 novembre 2012, Placido Domingo est nommé3 ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO au cours d'une cérémonie officielle à Paris, "en reconnaissance de sa carrière artistique exceptionnelle, de son inestimable soutien à la promotion des jeunes talents de l'opéra, à travers la compétition Opéralia, et pour son attachement aux idéaux et valeurs de l'Organisation". Au cours de son discours, fort ému, il fait part à l'auditoire de sa volonté d'introduire l'apprentissage de la musique dans les écoles et le besoin de faire découvrir la musique classique aux enfants.

En 2013, il reçoit le prix Praemium Imperiale dans la catégorie musique.

EMISSION DU VENDREDI 21 FEVRIER 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 24 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grands compositeurs : ERIK SATIE

Éric Alfred Leslie Satie, dit Erik Satie, né à Honfleur le 17 mai 1866 et mort à Paris le 1er juillet 1925, est un compositeur et pianiste français

Jeunesse
Né de Jane Leslie Anton, d'origine écossaise et de Jules Alfred Satie, courtier maritime normand1, élevé dans la religion anglicane1, Erik Satie a passé sa jeunesse entre la Normandie et Paris. En 1870, la famille Satie quitte Honfleur pour Paris où le père a obtenu un poste de traducteur. Après la mort de leur mère en 1872, Erik et Conrad retournent à Honfleur chez leurs grands-parents paternels1, avec qui ils embrasseront le catholicisme, tandis que leur sœur reste avec leur père à Paris. À la mort de leur grand-mère paternelle en 1878, retrouvée morte sur une plage de Honfleur1, ils vont vivre à nouveau chez leur père à Paris. Ce dernier s'est remarié avec une femme de dix ans son aînée, Eugénie Barnetche1, professeur de piano, qui enseigne à Erik les bases de l'instrument : « L'enfant prend aussitôt en haine et la musique et le conservatoire. »
En 1879, il entre pourtant au Conservatoire de musique1. Jugé sans talent par ses professeurs, il est renvoyé après deux ans et demi de cours avant d'être réadmis, fin 1885. C'est durant cette période qu'il composera sa première pièce pour piano connue, Allegro (1884). Cependant, incapable de produire une meilleure impression sur ses professeurs, il décide de s'engager dans un régiment d'infanterie.
Après quelques semaines, constatant que l'armée n'est pas pour lui, il se fait réformer en exposant sa poitrine nue au froid de la nuit hivernale au point d'en attraper une congestion pulmonaire.

Carrière
En 1887, il s'installe à Montmartre et compose ses quatre Ogives pour piano, dont les partitions ne font apparaître aucune barre de mesure, caractéristique qui sera réutilisée pour de nombreuses autres compositions. Il développera aussi très vite son propre style d'annotations sur la manière d'interpréter ses œuvres.
À cette époque commence une longue amitié avec plusieurs poètes, comme Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine ou le poète romantique Patrice Contamine, avec qui il collaborera par la suite sur le ballet Uspud. Il fait éditer ses premières compositions par son père. En 1888, il compose ses trois Gymnopédies pour piano.
En 1890, il déménage au 6 rue Cortot, toujours à Montmartre, et fréquente le cabaret le Chat noir où il fait la connaissance de Claude Debussy. En 1891, les deux amis s'engagent dans l'« Ordre kabbalistique de la Rose-Croix » fondé par le « sâr » Joséphin Peladan et par Stanislas de Guaita. En qualité de maître de chapelle de cet ordre, il compose plusieurs œuvres dont les Sonneries de la Rose-Croix et Le Fils des Étoiles. Poursuivant son engouement mystique, il crée sa propre église : l'« Église métropolitaine d'art de Jésus-Conducteur » et lance des anathèmes contre les « malfaiteurs spéculant sur la corruption humaine ». Il en est à la fois le trésorier, le grand-prêtre, mais surtout le seul fidèle. Contraint à cette réalité, il l'abandonne.

Portrait
Le 18 janvier 1893, Satie commence une relation amoureuse avec l'artiste peintre Suzanne Valadon. Bien qu'il l'ait demandée en mariage après leur première nuit, le mariage n'aura jamais lieu, mais Valadon s'installe rue Cortot dans une chambre près de Satie qui, dans sa passion pour elle, l'appelle sa « Biqui ». Il rédige des notes enflammées sur « tout son être, ses beaux yeux, ses mains douces et ses pieds minuscules » et compose à son intention ses Danses Gothiques tandis qu'elle réalise son portrait. Cinq mois plus tard, le 20 juin, leur rupture brisera Satie « avec une solitude glaciale remplissant la tête de vide et le cœur de tristesse ». On ne lui connaît aucune autre relation sentimentale sérieuse et avouée. Comme pour se punir lui-même, il compose Vexations, un thème construit à partir d'une mélodie courte, à propos de laquelle il note : « Pour se jouer 840 fois de suite ce motif, il sera bon de se préparer au préalable, et dans le plus grand silence, par des immobilités sérieuses ». Des interprètes comme John Cage ou Thomas Bloch jouent la pièce dans son intégralité (soit 840 fois) durant presque 20 heures.
La même année, il fait la connaissance de Maurice Ravel, à propos duquel il écrira plus tard : « Ravel vient de refuser la Légion d'honneur, mais toute sa musique l'accepte. »
En 1895, il hérite une certaine somme d'argent qui lui permet de faire imprimer plus d'écrits et de changer de vêtements, abandonnant le style ecclésiastique pour le velours. Il achète un même costume en sept exemplaires, couleur moutarde, qu'il portera constamment. Il est surnommé à Paris le « Velvet Gentleman ». En 1896, tous ses moyens financiers ayant fondu, il doit s'installer dans un logement moins coûteux, d'abord dans une chambre minuscule rue Cortot, puis en 1897, à Arcueil.
Il rétablit le contact avec son frère Conrad et abandonne des idées religieuses auxquelles il ne s'intéressera plus avant les derniers mois de sa vie. Il surprend ses amis en s'inscrivant, en octobre 1905, à la Schola Cantorum de Vincent d'Indy pour y étudier le contrepoint classique avec Albert Roussel : « En 1905, je me suis mis à travailler avec d'Indy. J'étais las de me voir reprocher une ignorance que je croyais avoir, puisque les personnes compétentes la signalaient dans mes œuvres. Trois ans après un rude labeur, j'obtins à la Schola Cantorum mon diplôme de contrepoint, paraphé de la main de mon excellent maître, lequel est bien le plus savant et le meilleur homme de ce monde2. » C'est également à cette époque qu'il devient socialiste, est employé au Patronage laïc de la communauté d'Arcueil et change à nouveau d'apparence pour celle du « fonctionnaire bourgeois » avec chapeau melon et parapluie. Au lendemain de l'assassinat de Jaurès, il exprima son indignation en s'inscrivant à la SFIO. Les avis diffèrent sur la réalité de son militantisme. Il aimait sincèrement les travailleurs et il était un chaud partisan de l'adhésion à la IIIe Internationale (adhésion jouée à une voix). Quoi qu'il en soit, il est devenu un des premiers membres de la section arcueillaise du Parti Communiste. Son affectif le guidait, il ignorait tout du marxisme théorique et n'en voulait rien savoir.
En 1915, grâce à Valentine Gross, il fait la connaissance de Jean Cocteau avec qui il commencera à travailler à partir de 1916, notamment sur le ballet Parade. Leur collaboration fut fructueuse malgré quelques incompatibilités de caractère comme en témoigne leur correspondance3 . Tous deux seront les pères spirituels du Groupe des Six, créé en 1920, composé de Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre4. Il fait également la connaissance, par l'intermédiaire de Picasso, d'autres peintres cubistes, comme Georges Braque, avec qui il travaillera sur Le piège de Méduse, ainsi que sur des projets qui ne verront pas le jour.
En 1919, il est en contact avec Tristan Tzara qui lui fait connaître d'autres dadaïstes comme Francis Picabia, André Derain, Marcel Duchamp, Man Ray avec lequel ils fabriqueront son premier ready-made dès leur première rencontre. Au commencement de l'année 1922, il prend le parti de Tzara dans le différend entre Tzara et André Breton au sujet de la nature vraie de l'art d'avant-garde, tout en parvenant à maintenir des relations amicales dans les deux camps.
En 1923, il est l'inspirateur de l'École d'Arcueil, groupe informel composé de Henri Cliquet-Pleyel, Roger Désormière, Maxime Jacob et Henri Sauguet4. Ce groupe ne survivra pas au décès du « Maître d'Arcueil ».
Le 1er juillet 1925, Erik Satie meurt sur son lit d'hôpital.

Pauvreté
L'anecdote la plus connue concernant Satie est probablement celle relative à ce que ses amis trouvèrent lorsque, à sa mort, ils pénétrèrent dans son studio d'Arcueil, auquel Satie refusait l'accès à quiconque. Ils y trouvèrent deux pianos complètement désaccordés et attachés ensemble, remplis de correspondances non ouvertes (auxquelles il avait toutefois en partie répondu) et derrière lesquels ont été retrouvées un certain nombre de partitions jusqu'alors inédites, comme celle de Geneviève de Brabant qu'il pensait avoir perdue. Dans un placard, une collection de parapluies et de faux cols. Et dans l'armoire, des costumes de velours gris identiques au sempiternel costume que Satie portait toujours : il les avait fait faire d'avance et en prenait un nouveau lorsque le précédent commençait à être trop usé.
L'état du studio révélait la pauvreté dans laquelle avait vécu Satie : ne pouvant vivre de ses talents de musicien, il ne se plaignait toutefois pas ou très peu. Quant à demander une aide financière à ses proches, c'était chose encore plus rare et plus difficile pour lui. Il n'allait pratiquement jamais demander de l'aide à ses amis, lui qui était pourtant très entouré.
Quelques rares proches se doutaient de sa situation, mais ce n'est qu'à sa mort, en découvrant l'appartement, qu'ils prirent conscience de la misère dans laquelle il vivait, misère qu'il surnommait « la petite fille aux grands yeux verts ».

Satie et l'humour
Satie est souvent qualifié d'ironique, ce qui fait considérer la relation complexe qui existait entre Satie lui-même et l'humour :
Jeune, il se prenait très au sérieux. « Je suis venu au monde très jeune dans un temps très vieux ». Souvent, il est clair qu'il veut se libérer d'une partie de ses opinions antérieures : mais au lieu de les dénoncer, il utilisera plus que souvent l'humour (de sorte que son public ne sache pas ce qu'il pense vraiment). Ce genre de procédé se trouve de façon évidente dans ses Mémoires d'un amnésique, qui n'auraient sûrement trouvé aucun éditeur si elles n'avaient été écrites par Satie lui-même (en effet, Satie se moque de ses propres œuvres).
À côté de ce procédé dissimulateur, Satie est forcé une bonne partie de sa vie de fonctionner comme artiste de cabaret (donc de produire des mélodies frivoles, de « rudes saloperies » selon ses dires, souvent sur des textes humoristiques). Quoique plus tard il dénonce toute cette production comme contre sa nature, souvent ce sont nettement ces mélodies qui sont les mieux connues (par exemple, Je te veux, Tendrement, Allons y Chochotte, etc.).
À côté de cela, il écrivait et composait des blagues en qualité de compositeur sérieux, par exemple Le Piège de Méduse (lequel, étant en partie autobiographique, n'est pas vraiment capable de donner une idée sérieuse de Satie).
Mais l'humour de Satie est sûrement le plus clair dans les annotations écrites sur ses partitions, que seuls les interprètes voient : par exemple, on trouve « Vivache » comme variante de « Vivace » dans la Sonatine Bureaucratique (qui est une parodie de Clementi). De même, il compose un pastiche de la célèbre Marche funèbre de Frédéric Chopin (deuxième pièce des Embryons desséchés), où il écrit « citation de la célèbre MAZURKA de SCHUBERT ». (Alors que Franz Schubert n'écrivit aucune mazurka « célèbre », tandis que la mazurka était un des genres favoris de Chopin). On trouve dans sa production musicale de semblables piques à propos de Camille Saint-Saëns, Debussy, etc. En somme, il ne faut peut-être pas prendre Satie pour plus sérieux que lui-même ne prenait pour « sérieux » les autres (compositeurs) !
Il passa huit jours en prison pour avoir rétorqué au critique musical Jean Poueigh qui avait peu apprécié son ballet réaliste parade : « Monsieur et cher ami, vous n'êtes qu'un cul, mais un cul sans musique »5.
Néanmoins, Satie a aussi écrit, à la fin de sa vie, des œuvres d'apparence plus sérieuse comme Socrate, sur un texte de Platon traduit par Victor Cousin, ou encore six Nocturnes pour piano.

EMISSION DU MARDI 25 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grands opéras : TURANDOT de PUCCINI

Turandot est un opéra en trois actes et cinq tableaux de Giacomo Puccini, sur un livret de Giuseppe Adami et Renato Simoni d'après Carlo Gozzi, créé le 25 avril 1926 à la Scala de Milan sous la direction de Toscanini.
La dernière scène de cette œuvre inachevée de Puccini, mort en 1924, a été complétée par Franco Alfano. Une nouvelle orchestration de cette scène par Luciano Berio a été créée le 25 mai 2002 à l'Opéra de Los Angeles sous la direction de Kent Nagano.

Argument
Dans une Chine médiévale imaginaire, la cruelle princesse Turandot dont la beauté est légendaire attire à Pékin de nombreux prétendants lesquels doivent se soumettre à une terrible épreuve : s'ils élucident les trois énigmes que leur propose la princesse ils gagnent la main de celle-ci ainsi que le trône de Chine ; s'ils échouent, c'est la décapitation qui les attend.
Au moment où l'exécution du prince de Perse est imminente, le Prince inconnu arrive à Pékin et retrouve par hasard son père, roi de Tartarie déchu en exil et devenu aveugle ainsi que sa jeune guide Liú qui aime le Prince en secret depuis qu'un jour celui-ci lui a souri, à elle, une esclave.
Le Prince inconnu condamne fermement la barbarie de la princesse mais, lorsque celle-ci apparaît, sublime, impassible, pour ordonner d'un geste la mise à mort, il en tombe amoureux et se précipite, au mépris des imprécations de son père et des larmes de Liù, pour frapper de trois coups le gong qui le déclare candidat aux énigmes.

Acte I
La princesse Turandot, fille de l'empereur, épousera l'homme qui saura résoudre les trois énigmes qu'elle lui proposera. L'échec est sanctionné par la mort, comme le montre le jeune prince de Perse conduit au supplice. Dans la foule se trouvent le vieux roi Timur, en exil, son fils, Calaf, et la jeune esclave Liù. Lorsque Turandot paraît, Calaf est subjugué par sa beauté et décide d'affronter l'épreuve des trois énigmes, malgré les conseils de son père, de Liù et des trois ministres, qui se battent pour lui rendre la raison, en lui disant que Turandot est une princesse cruelle et que la résolution des trois énigmes ne va pas dégeler son cœur.

Acte II
1er tableau
Les trois ministres Ping, Pang et Pong aspirent à des temps plus paisibles, et se rappellent les bons moments passés dans leurs villages respectifs, et souhaitent que Turandot connaisse enfin l'amour, alors qu'ils pensent que les cimetières vont continuer à se remplir.
2e tableau
L'épreuve des énigmes a lieu. Avant de proposer les énigmes, Turandot s'entretient sur pourquoi elle ne veut pas se marier, et l'on apprend que son ancêtre, Lou-ling, princesse de Pékin à la voix pure et fraîche, avait été rendue muette par son mari. Turandot veut venger Lou-ling en tuant tous les prétendants.
Les trois réponses aux énigmes sont : L'espoir, le sang, et Turandot elle-même. Calaf sort vainqueur. Face à Turandot, désemparée, il accepte généreusement de la libérer de son engagement si elle parvient à connaître son nom avant le lendemain, à l'aube.

Acte III
1er tableau
C'est la nuit. Calaf attend le jour plein d'espérance. Ping, Pang et Pong tentent vainement d'apprendre son nom en torturant Liù, qui déclare qu'elle seule connaît l'identité de l'étranger. Elle se poignarde pour sauver le prince, et emporte le secret dans la tombe. (Cette mort de Liù est la dernière partie composée par Puccini avant sa mort.)
2e tableau
À l'aube, resté seul avec Turandot, Calaf lui révèle son nom, remettant ainsi son sort entre ses mains. Devant l'empereur, et tout le peuple rassemblé, Turandot déclare qu'elle connaît le nom de l'inconnu : il s'appelle « Amour ».

EMISSION DU MERCREDI 26 FEVRIER 2014

Emission réservée aux instruments : PIANO avec JEAN HUBEAU

Jean Hubeau est un pianiste, compositeur et pédagogue français, né le 22 juillet 1917 à Paris et décédé le 19 août 1992 dans la même ville.

Biographie

Admis à l'âge de 9 ans au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, il étudie l'écriture avec Paul Dukas, le piano avec Lazare Lévy, l'harmonie avec Jean Gallon, et le contrepoint avec Noël Gallon. Il reçoit un premier prix de piano en 1930, à 13 ans.
En 1934, il obtient un deuxième Prix de Rome avec sa cantate La légende de Roukmani (le premier prix étant attribué à Eugène Bozza). L'année suivante, il reçoit le prix de Louis Diémer.
En 1941, quand Claude Delvincourt est nommé directeur du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Jean Hubeau obtient le poste laissé vacant par Delvincourt à la tête de l'Académie de Musique de Versailles. En outre, il prend le poste de professeur de musique de chambre du conservatoire de Paris de 1957 à 1982 où il a formé beaucoup d'élèves tels que Jacques Rouvier, Géry Moutier, Olivier Charlier, Sonia Wieder-Atherton, Catherine Joly, le Quatuor Viotti (Philippe Goulut, Marc Duprez, Pierre Franck et Hugh Mackenzie) .
Il est également un pianiste renommé, surtout pour ses enregistrements de Fauré, Schumann, Dukas, reconnus comme enregistrements de référence. Cependant, ses qualités de compositeur restent largement méconnues.
C'est avec Jean Hubeau que le trompettiste Maurice André a enregistré des œuvres pour trompette et piano. C'est le seul disque de Maurice André dans une telle configuration.
L'écrivain Marcel Thiry lui a dédié sa nouvelle Le Concerto pour Anne Queur.

EMISSION DU JEUDI 27 FEVRIER 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : RENATA TEBALDI

Renata Tebaldi est une soprano italienne, née le 1er février 1922 à Pesaro et morte le 19 décembre 2004 à Saint-Marin.
Remarquée en 1946 par Arturo Toscanini, elle se produisit sous la direction des plus grands chefs d'orchestre de son temps : Victor de Sabata, Francesco Molinari-Pradelli, Georg Solti, Herbert von Karajan, Carlo Maria Giulini et Karl Böhm. Sa carrière dura une trentaine d'années.
Renommée pour la beauté de son timbre de lirico spinto1, elle fut considérée un temps comme la rivale de Maria Callas.
Hergé s'en inspira pour dessiner la Castafiore.

Biographie
Renata Tebaldi est la fille d'un père violoncelliste et d'une mère infirmière. À l'âge de trois ans, elle commence à étudier le piano à l'École de musique Arrigo Boito de Parme avec Giuseppina Passani, puis travaille le chant à partir de 1937 avec Ettore Campogalliani au Conservatoire de Mantoue. Elle se perfectionne ensuite à celui de Milan auprès de la soprano Carmen Melis de 1940 à 1943.
En 1944, elle fait sa première apparition sur scène au Théâtre municipal de Rovigo dans le rôle d'Elena du Mefistofele d'Arrigo Boito. Ensuite, elle se produit à Parme puis à Trieste dans Otello de Giuseppe Verdi. En 1946, alors qu'elle incarne Elsa dans Lohengrin de Richard Wagner, à l'Opéra de Bologne, elle est remarquée par le grand chef d'orchestre Arturo Toscanini et est engagée pour chanter lors de la réouverture de la Scala de Milan, le 11 mai 1946, Mosè in Egitto de Gioachino Rossini et le Te Deum de Verdi. Elle se produit dans ce théâtre de 1949 à 1954 puis de 1958 à 1960 et devient rapidement l'une des premières sopranos mondialement connues. En avril 1950, elle tombe malade lors des représentations de Aida et est remplacée au pied levé par Maria Callas. C'est le début d'une polémique, attisée par la presse, entre les amateurs du timbre pur et classique de « la Tebaldi » et ceux de la voix particulière et expressive de « la Callas » (cf section détaillée).

Tebaldi fait ses débuts en 1949 à Lisbonne (Don Giovanni de Mozart), en 1950 au Covent Garden de Londres (Otello) et à l'Opéra de San Francisco (Aida de Verdi). En 1951, elle se produit à l'Opéra de Paris et à l'église de la Madeleine (Giovanna d'Arco de Verdi) puis fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York le 31 janvier 1955 (Otello), où elle se produira régulièrement jusqu'en 1973. À partir de 1956, elle chante également à l'Opéra de Chicago. Elle est de retour à Paris en 1959 (Aïda) puis en 1960 (Tosca de Puccini).

À partir de 1963, une crise vocale la force à repenser sa technique vocale et son répertoire. Lorsqu'elle retourne à la scène en 1964, sa voix est plus dramatique que par le passé, et elle a élargi son grave. Malheureusement, l'aigu s'est durci. Cela ne l'empêchera pas d'enchainer les triomphes avec La Gioconda d'Amilcare Ponchielli et La fanciulla del West de Puccini. Sa dernière prestation sur une scène d'opéra a lieu en janvier 1973 avec la Desdemona d'Otello, rôle avec lequel elle avait fait ses débuts new-yorkais 17 ans plus tôt.

En 1975, elle donne deux récitals à l'Espace Cardin à Paris puis, l'année suivante, son dernier concert à la Scala au bénéfice des victimes du tremblement de terre du Frioul avant de se retirer définitivement de la scène afin de préserver sa santé.

Elle écrit ses mémoires, en collaboration avec le journaliste italien Carlmaria Casanova, qui paraissent en 1986 sous le titre de Renata Tebaldi, la voix d'ange.

Elle meurt le 19 décembre 2004 à Saint-Marin.

EMISSION DU VENDREDI 28 FEVRIER 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.