EMISSION DU JEUDI 2 JANVIER 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : LUCIANO PAVAROTTI

Luciano Pavarotti est un ténor italien, né à Modène le 12 octobre 1935 et mort dans la même ville le 6 septembre 2007.
Souvent cité comme le plus grand et le plus populaire chanteur d'opéra depuis Enrico Caruso1,2, il a chanté les plus grands airs du bel canto, notamment, Verdi et Puccini, et a également collaboré avec des artistes venus de divers univers musicaux, comme Ian Gillan, Eros Ramazzotti, Mariah Carey, Jon Bon Jovi, Eric Clapton, Queen, Florent Pagny, U2, Sting, Elton John, Céline Dion, Michael Jackson, Barry White, James Brown, Zucchero, Dolores O'Riordan3, ou encore les Spice Girls4.
En plus de quarante ans de carrière, il a contribué à populariser la musique classique5 au cours de nombreux concerts télévisés, particulièrement lors des séries de représentations des Trois Ténors (avec Plácido Domingo et José Carreras). Le nombre total de ses albums vendus est estimé à environ cent millions6,7.

EMISSION DU VENDREDI 3 JANVIER 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 6 JANVIER 2014

Emission consacrée aux Grands Compositeurs : MFELIX MENDELSSOHN

Jakob Ludwig Felix Mendelssohn Bartholdy, né et plus couramment appelé Felix Mendelssohn, est un chef d'orchestre, pianiste et compositeur allemand du début de la période romantique, né à Hambourg le 3 février 1809 et mort à Leipzig le 4 novembre 1847. Il est le petit-fils du philosophe Moses Mendelssohn.
Après des succès précoces en Allemagne, il voyage dans l'Europe entière et est particulièrement bien accueilli en Grande-Bretagne, où, au cours de ses dix visites, sont créées plusieurs de ses œuvres majeures. Contemporain de Liszt, Wagner et Berlioz, il possède de prodigieux dons musicaux et laisse une œuvre très féconde pour sa courte vie de 38 ans (symphonies, concerti, oratorios, œuvres pour piano seul, musique de chambre…). Sa notoriété actuelle ne repose néanmoins que sur quelques-uns de ses plus grands chefs-d'œuvre : Le Songe d'une nuit d'été, ses Symphonies « italienne » et « écossaise », son Ouverture « Les Hébrides », son Concerto pour violon et son Octuor à cordes.

On lui doit la redécouverte de la musique baroque et surtout de Jean-Sébastien Bach et Georges-Frédéric Haendel, quasiment oubliés depuis leur mort. Il est notamment l'un des premiers compositeurs de son temps à renouveler l'art du contrepoint, ce qui lui vaudra parfois d'être considéré comme « le classique des romantiques ». Après une longue période de dénigrement relatif due à l'évolution des goûts musicaux, l'antisémitisme du xixe et du xxe siècle et l'interdiction par les nazis de jouer sa musique, il est redécouvert de nos jours et considéré comme un compositeur majeur de l'ère romantique.

EMISSION DU MARDI 7 JANVIER 2014

Emission réservée aux grands opéras : DON GIOVANI de MOZART

Don Giovanni1, K. 527 (Don Juan en français2), est un opéra en deux actes et en langue italienne du genre « dramma giocoso » (« drame joyeux »)3 de Wolfgang Amadeus Mozart, créé à Prague le 29 octobre 1787, sur un livret de Lorenzo da Ponte inspiré du mythe de « don Juan ».
Don Giovanni est, avec La Flûte enchantée, l'opéra qui eut le plus d'influence sur les compositeurs romantiques, par son mélange d'éléments comiques (buffa) et tragiques (seria). L'ouvrage est aujourd'hui considéré comme un des opéras majeurs de Mozart avec Les Noces de Figaro et La Flûte enchantée, mais aussi de tout l'art lyrique. Richard Wagner le qualifiait d'« opéra des opéras ».

Argument
Présentation de Don Juan lors de l'ouverture de l'Opéra de Vienne le 25 mai 1869.
L'action se déroule à Séville en Espagne au xviie siècle. Le livret reprend le mythe du séducteur puni, mythe né dans le contexte du Baroque espagnol. Comme l'explique le musicologue Jean-Victor Hocquard, « si l'époque était mûre, dans les régions de culture germanique, pour l'accueillir avec chaleur, c'est parce qu'il correspondait au romantisme naissant »[réf. souhaitée]. La particularité de Don Giovanni est en effet de se situer à la charnière entre l'Ancien Régime et le romantisme anti-rationaliste.

Ouverture
Un grave et solennel adagio correspondant à la scène finale de l'opéra (mais sans les trombones) est suivi par un vif allegro dont le caractère fougueux et puissant symbolise excellemment le personnage impulsif de don Giovanni dont la seule obsession est la recherche à tout prix du plaisir. Sans aucune pause, Mozart enchaîne la coda de l'ouverture avec la première scène.

Acte I
Le jardin de la maison de donna Anna, la nuit
Leporello monte la garde devant la maison dans laquelle don Giovanni s'est introduit afin de séduire donna Anna, la fiancée d'Ottavio (introduction « Notte e giorno faticar »). Soudain, donna Anna apparaît avec don Giovanni. Elle veut savoir qui il est et appelle à l'aide ; lorsque le Commandeur survient, il provoque l'agresseur en duel. Il est frappé à mort par don Giovanni (« Ah ! Soccorso ! »), qui prend la fuite sans avoir été reconnu. Donna Anna est choquée, et don Ottavio jure vengeance (récitatif « Ma qual mai » et duo « Fuggi, crudele, fuggi ! »).
Une rue près d'une auberge à l'aube
Don Giovanni et Leporello arrivent (récitatif « Orsù, spicciati presto »). Donna Elvira, qu'il a séduite puis abandonnée, apparaît. Don Giovanni ne la reconnaît pas et essaie de lier connaissance (trio « Ah, chi mi dice mai » et récitatif « Stelle ! che vedo ? »). Lorsque don Giovanni la reconnaît, il s'esquive, la laissant avec Leporello, qui essaie de la consoler en lui présentant la liste des conquêtes de son maître (air « Madamina, il catalogo è questo »). Elvira fait vœu de vengeance (récitatif et air « In questa forma »).
La campagne, le matin
Une procession de villageois qui préparent le mariage de Masetto et Zerlina apparaît (Duo et chœur « Giovinette che fate all'amore »). Don Giovanni remarque Zerlina, qui lui plaît, et se débarrasse du fiancé jaloux, Masetto (récitatif « La Zerlina senza me non può star » et air « Ho capito »). Dès que don Giovanni est seul avec Zerlina, il commence à la séduire (récitatif « Alfin siam liberati » et duo « Là ci darem la mano »).
Donna Elvira les rejoint et emmène Zerlina juste avant qu'elle ne cède (air « Ah, fuggi il traditor »). Don Giovanni rencontre alors Anna et Ottavio. Donna Elvira, de retour, les met en garde contre celui qui l'a abandonnée (quatuor « Non ti fidar »). Don Giovanni répond à ses reproches en essayant de la faire passer pour folle, sans arriver à convaincre ses interlocuteurs. Après son départ, Anna pense avoir reconnu en don Giovanni le meurtrier de son père, et raconte l'agression à Ottavio qui décide de la venger (récitatif « Don Ottavio, son morta ! » et air « Or sai chi l'onore »). Leporello informe don Giovanni que les invités pour le mariage sont arrivés, qu'il a réussi à occuper Masetto, mais que le retour de Zerlina a tout gâché. Il a réussi à se débarrasser d'Elvira. Don Giovanni est extrêmement insouciant et joyeux (air « Finch' han dal vino »). Il retourne au palais.
Le jardin de la maison de don Giovanni
Zerlina suit Masetto et essaie d'apaiser sa jalousie (récitatif et air « Batti, batti, o bel Masetto »). Don Giovanni les invite tous les deux au bal. Leporello invite aussi Elvira, Ottavio et Anna, masqués (Septuor « Bisogna aver coraggio »).
Une salle de bal chez don Giovanni
Trois airs de danse se succèdent : menuet, contre-danse, et danse allemande. Don Giovanni entraîne Zerlina à l'extérieur, tandis que Leporello attire l'attention de Masetto. Lorsque Zerlina crie à l'aide, don Giovanni joue la comédie en poussant Leporello de son épée, et l'accuse d'avoir voulu séduire Zerlina. Personne ne le croit, et la foule l'encercle, mais il réussit à s'enfuir.

Acte II
Luigi Bassi dans le rôle de don Giovanni en 1787 (n° 16, canzonetta : Deh, vieni alla finestra, o mio tesoro !12)
Une rue, la nuit
Leporello veut quitter son maître, mais don Giovanni le convainc de rester et échange ses vêtements avec lui (Duo : « Va, che sei matto »). Elvira apparaît à son balcon (Trio « Ah taci, ingiusto core ! ») et Leporello, déguisé, lui chante une déclaration d'amour. Elle le prend pour don Giovanni et part avec lui. Don Giovanni chante alors une sérénade à la camériste d'Elvira (air « Deh vieni alla finestra »).
Surpris par Masetto et ses amis, le faux Leporello envoie les paysans à la recherche de don Giovanni, puis bat Masetto avant de se sauver (récitatif et air « Metà di voi qua vadano »). Zerlina trouve le charmant Masetto et le console (air « Vedrai, carino, se sei buonino »).
Devant la maison de donna Anna
Elvira et Leporello sont rejoints par Ottavio, Anna, Masetto et Zerlina, qui veulent tuer le pseudo-don Giovanni (sextuor « Sola, Sola in buio loco »). Elvira implore leur pitié, et Leporello se démasque. Il demande pitié (air « Ah, pietà ! »), et réussit finalement à s'enfuir. Ottavio voit dans ces événements la preuve que don Giovanni est bien l'assassin du Commandeur, et promet de le venger (air « Il mio tesoro intanto »). Restée seule, Elvira admet qu'elle aime encore don Giovanni et renonce à la vengeance (air « In quali eccessi »).
Un cimetière, la nuit
Leporello raconte les récents évènements à don Giovanni, qui rit aux éclats. Une voix provenant d'une statue lui demande de laisser les morts en paix. Sur ordre de don Giovanni, Leporello lit l'inscription à la base de la statue : « Envers le meurtrier impie, j'attends ici la vengeance ». Le valet tremble de peur, mais son maître le force à inviter la statue à dîner (duo « O statua gentillissima »). La statue hoche la tête et répond « Oui ».
La chambre sombre de donna Anna
Donna Anna demande à don Ottavio de repousser leur mariage, ce qui l'afflige profondément (air « Crudele »). Peu à peu, elle s'apaise et lui confirme son amour.
Une salle à manger, chez don Giovanni
Don Giovanni commence son repas, pendant que les musiciens interprètent des airs d'opéra (finale « Già la mensa »). Elvira entre, et essaie de convaincre don Giovanni de se repentir (« L'ultima prova »). Mais ce dernier se rit d'elle (« Vivan le femmine »). En partant, Elvira pousse un cri de terreur. Leporello va voir ce qui se passe et hurle à son tour, car il a vu la statue du Commandeur qui s'approche, et frappe à la porte. Comme son valet refuse d'ouvrir, don Giovanni s'en charge. Le Commandeur entre (« Don Giovanni, a cenar teco »), mais refuse de s'asseoir à table. Il invite don Giovanni à dîner, et ce dernier accepte et lui serre la main. La statue lui demande alors de se repentir, mais don Giovanni refuse. Le Commandeur se retire et don Giovanni est englouti par les flammes de l'enfer.
Tous les autres personnages entrent, et Leporello leur apprend ce qui vient de se passer. Anna consent à épouser Ottavio après le deuil de son père. Elvira décide de se retirer dans un couvent. Zerlina et Masetto vont se marier, tandis que Leporello veut trouver un meilleur maître (finale « Questo è il fin »)

EMISSION DU MERCREDI 8 JANVIER 2014

Emission réservée aux instruments : SHARON KAM et LA CLARINETTE

Sharon Kam née en 1971 à Tel-Aviv, est une clarinettiste israélienne.

Elle étudie la musique dans sa ville natale et fait ses débuts, à l'âge de 16 ans, avec l'Orchestre philharmonique d'Israël, placé sous la direction de Zubin Mehta. Dans son enfance, la concertiste a suivi des cours de violon, de piano, de clavecin et de saxophone. Elle a suivi également l'enseignement de Charles Neidich à la Juillard School.
En 1992, elle est lauréate du Concours International ARD. Dès lors elle collabore avec divers orchestres internationaux et participe à de nombreux Festivals comme Ravina, Verbier, Vancouver, Cork, Salzburg. Son partenaire en récital est le pianiste Itamar Golan. En 1991, elle est nominée pour le Prix Davidoff.
Son répertoire couvre la musique classique, le jazz et la musique moderne.
Mariée avec le chef d'orchestre Gregor Bühl, elle a deux enfants

EMISSION DU JEUDI 9 JANVIER 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : MARIA CALLAS

Maria Callas est une cantatrice grecqueN 1, née à New York le 2 décembre 1923 et morte à Paris le 16 septembre 1977.
Surnommée « la Bible de l'opéra » par Léonard Bernstein, « la Callas » — telle qu'elle est couramment appelée — a bouleversé l'art lyrique du xxe siècle en valorisant l'approche du jeu d'acteur, jusqu'alors relégué au second plan. Entourée des meilleurs artistes de son époque (Boris Christoff, Mario del Monaco, Giuseppe Di Stefano, Tito Gobbi, Giulietta Simionato etc.) et s'étant produite sur les principales scènes d'opéra du monde (New York, Londres, Paris, Milan, Venise, Rome, Buenos Aires, Mexico, etc.), Callas demeure encore au xxie siècle l'une des cantatrices les plus célèbres, à la fois par le timbre très particulier de sa voix, son registre étendu de près de trois octaves, sa grande virtuosité alliée à un phrasé à nul autre pareil et son talent de tragédienne, lui permettant d'incarner littéralement les personnages qu'elle interprétait (Norma, Tosca, Violetta, Lucia, Médée).
Suscitant les passions – ce qui lui valut d'être autant adulée que décriée – Maria Callas reste, tant par la réussite exceptionnelle de sa vie professionnelle que par sa vie privée mouvementée, l'icône même de la « diva ».

EMISSION DU VENDREDI 10 JANVIER 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 13 JANVIER 2014

Emission réservée aux grands compositeurs : CLAUDIO MONTEVERDI

Claudio Monteverdi1, né à Crémone le 15 mai 15672 et mort à Venise le 29 novembre 16432, est un compositeur italien.
Ses œuvres, essentiellement vocale, se situe à la charnière de la Renaissance et de la musique baroque. Au cours de sa longue vie, il a produit des pièces appartenant aussi bien au style ancien qu'au nouveau et a apporté d'importants changements dans le style de son époque. Il est considéré comme l'un des créateurs de l'opéra et, avec l'Orfeo, comme l'auteur du premier chef d'œuvre du genre. Il est également le dernier grand représentant de l'école italienne du madrigal, genre auquel il a consacré neuf Livres, ainsi que l'auteur d'une abondante œuvre de musique religieuse (messes, vêpres, motets...).


EMISSION DU MARDI 14 JANVIER 2014

Emission réservée aux grands opéras : IDOMENEE de MOZART

idomeneo, re di Creta, K. 366 (Idoménée, roi de Crète), est un opera seria en trois actes, composé par Wolfgang Amadeus Mozart, sur un livret en italien de Giambattista Varesco1. L'œuvre est directement inspirée du mythe antique d'Idoménée. La première représentation eut lieu le 29 janvier 17811 au théâtre Cuvilliés de Munich1. Dans les jours qui suivirent, trois représentations furent données.

Genèse
Mozart et son librettiste se sont en grande partie inspirés de l'œuvre du même nom du compositeur français André Campra, Idoménée, publiée en 1712. À l'automne 1780, Karl Theodor de Bavière réalise une promesse qu'il avait faite à Mozart de lui commander un opéra en 1777 pour le carnaval de Munich. C'est la princesse-électrice de Bavière qui choisit elle-même le livret, car elle avait lu la vieille tragédie d'Idoménée de Danchet. Varesco fut chargé d'adapter le livret, Quaglio créa les décors et Le Grand imagina la chorégraphie.

Argument

Acte I
La princesse troyenne Ilia, fille du roi Priam, est seule, captive en Crète. Elle éprouve un conflit entre la haine qu'elle devrait éprouver envers ceux qui ont tué son père et l'amour qu'elle éprouve pour le crétois Idamante. Ses proches, vaincus, ont péri au cours de la guerre de Troie. Elle-même, enlevée loin de sa patrie, a été sauvée d'un naufrage par Idamante, fils du roi Idoménée. Elle essaie en vain de réprimer les sentiments de gratitude qu'elle éprouve envers lui.(« Padre, germani, addio ») Elle pense avoir une rivale en la personne d'Électre, réfugiée en Crète après les tragiques événements qui ont frappé sa famille. Idamante fait acte de clémence en libérant les prisonniers troyens, et fait à Ilia une discrète déclaration d'amour à laquelle la jeune fille semble rester insensible (« Non ho colpa »). Les Crétois et les Troyens célèbrent par des réjouissances la paix et la réconciliation. Le confident du roi, Arbace, annonce une fausse nouvelle alarmante : Idoménée, qui a combattu pendant de longues années aux côtés des Grecs et dont on attend le retour, aurait péri en mer. Électre, passionnément éprise d'Idamante sans en être aimée, comprend que plus rien n'empêchera celui-ci de disposer de son royaume et de son cœur et de s'unir à sa rivale Ilia. Elle se livre aux fureurs de la jalousie (« Tutte nel cor vi sento »). Neptune, en colère par le mal qui a été fait aux descendants de Troie, soulève une tempête marine, dans laquelle est prise la flotte d'Idoménée. Les éléments se calment soudain, comme par enchantement et Idoménée débarque sur le sol de sa patrie. En pleine tempête, Idoménée avait fait à Neptune le vœu de sacrifier la première personne rencontrée sur le rivage, s'il gardait la vie sauve (« Vedrommi intorno »). Maintenant, le remords l'assaille. Idoménée voit s'approcher sa future victime, qu'il ne reconnaît pas immédiatement. Quand, enfin, il réalise que c'est son propre fils, au lieu d'une explosion de joie, il profère des paroles menaçantes et s'enfuit désespéré, laissant Idamante dans un profond désarroi (« Il padre adorato »). Ignorant le drame en suspens, les Crétois rendent grâce à Neptune et saluent par des chants et des danses le retour des guerriers.

Acte II
Idoménée confie le secret de son serment fait dans la tempête à Arbace, qui lui conseille d'éloigner Idamante de Crète pour le soustraire au sacrifice. Idoménée décide d'envoyer son fils raccompagner Électre dans sa patrie, Argos, loin de la vengeance de Neptune. Ilia témoigne sa reconnaissance à Idoménée, souverain magnanime qu'elle considère maintenant comme son père adoptif. Dans une aria très lyrique, Électre manifeste ensuite la joie que lui donne la perspective d'un amour heureux. Lors du départ d'Idamante, Idoménée suprend Ilia le remerciant pour la générosité dont il fait preuve pour son peuple. Il réalise alors que sa gratitude est probablement le signe évident de son amour pour Idamante, et que son vœu fait pendant la tempête ne lui apportera rien d'autre que du malheur. Électre, cependant, est très enthousiaste quant à la décision d'Idoménée, devinant qu'elle obtiendra pour elle seule l'amour d'Idamante. Le peuple attend au lieu d'embarquement. Là, Idamante et Électre, en partance pour un voyage sur une mer tranquille, font leurs adieux à Idoménée en implorant la compassion divine. Tandis qu'Idamante et Électre sont à bord, Neptune envoie sur eux une tempête horrible. Le peuple croit qu'il s'agit là surtout d'une vengeance pour un crime commis sur l'île. Tandis qu'il semble souhaitable à Idoménée de rechercher le criminel, un monstre terrifiant émerge des flots. Idoménée admet alors qu'il est un homme coupable et s'offre lui-même en sacrifice, mais il refuse d'offrir la victime innocente qu'il croit que Neptune exige. Le peuple s'enfuit sous la panique, tandis que le monstre suscite la crainte qu'il va dévaster l'île entière.

Acte III
Ilia ne songe qu'à son amour pour Idamante. Seule dans son palais, inconsciente du ravage fait par Neptune, elle se confie aux fleurs. Dans sa confusion, elle ne le voit pas venir ; il lui annonce les ravages faits par le monstre et sa détermination à le combattre pour le détruire. Sans le vouloir, elle lui avoue son amour. C'est alors qu'arrivent Électre et Idoménée. Celui-ci demande à Idamante de quitter la Crète. Ils expriment tous leur peine et leur désespoir. (Le quatuor "Andro ramingo e solo" est considéré comme le premier grand ensemble de l'opera seria). Idamante les quitte et seul se prépare à l'exil. Abrace vient apporter de mauvaises nouvelles. Le peuple s'est révolté, sous l'influence du Grand Prêtre de Neptune et il demande que le Roi se montre. Seul, Arabace prie pour la libération de son pays. Le Grand Prêtre montre à Idoménée l'état calamiteux de la situation causée par le monstre et lui dit que des milliers d'hommes de son peuple ont été tués. Le Roi, pressé par le Grand Prêtre de dire la vérité, révèle que pour obtenir la satisfaction de Neptune, il devra lui-même sacrifier son propre fils Idamante. On se rassemble dans le temple du dieu pour assister au sacrifice. Une marche annonce l'entrée des prêtres. Arbace annonce qu'Idamante est victorieux dans son combat contre le monstre. Mais celui-ci connaît le vœu prononcé par son père et vient s'offrir en victime. Ilia supplie qu'on la sacrifie à la place d'Idamante. Un oracle de Neptune alors intervient et indique le moyen d'expier le crime et d'accomplir le vœu : Idoménée renoncera à son trône en faveur de son fils. Ilia sera son épouse. Seule Électre, emportée par une jalousie extrême, s'en va mettre fin à ses jours. L'atmosphère est alors plus sereine. Idoménée proclame l'accession au trône d'Idamante. Le peuple se joint à lui pour invoquer les dieux de l'Amour en faveur d'un esprit de Paix...

EMISSION DU MERCREDI 15 JANVIER 2014

Emission réservée aux instruments : PIANO avec PHILIPPE CASSARD

Philippe Cassard est un pianiste français, né à Besançon le 12 septembre 1962.

Biographie
Formé au Conservatoire de Paris, il y obtient en 1982 deux premiers prix, en piano (classe de Dominique Merlet) et en musique de chambre (classe de Geneviève Joy-Dutilleux). Deux années passées à Vienne (1983-85), à la Hochschule für Musik (classes de Hans Graf et Erik Werba). Après s'être perfectionné auprès de Nikita Magaloff, il est lauréat du concours Clara-Haskil, puis il remporte en 1988 le Concours international de Dublin.
Débuts parisiens aux côtés de la cantatrice Christa Ludwig (1985). Carrière internationale : Europe, Australie, Canada, Japon, Chine, Amérique du Sud, Russie. Principaux orchestres britanniques (City of Birmingham Symphony Orchestra, London Philharmonic, Royal Philharmonic, English Chamber, Hallé et BBC Manchester, Ulster Orchestra). Il joue sous la direction de Sir Neville Marriner, Alexander Gibson, Vladimir Fedossejev, Yan-Pascal Tortelier, Armin Jordan, Thierry Fischer, Charles Dutoit, Emmanuel Krivine, Rico Saccani, Alexander Anissimov etc.
Est régulièrement invité aux festivals de La Roque d'Anthéron, Irish Great Houses, Kuhmo, Lincoln, Pharos Trust, West Cork, Besançon, La Folle Journée.
Musique de chambre avec Natalie Dessay, Angelika Kirchschlager, Stéphanie d'Oustrac, Wolfgang Holzmair, Donna Brown, Isabelle Faust, Laurent Korcia, David Grimal, Anne Gastinel, Daishin Kashimoto, Diemut Poppen, Matt Haimovitz (un enregistrement publié chez Deutsche Grammophone), Alex Chaushian, Christophe Desjardins, le Quintette à Vent Moraguès, les Quatuors Ysaÿe, Takacs, Ebène, Modigliani, Voce, Danish String Quartet, Chilingirian, Vanbrugh etc, les comédiens Philippe Torreton, Françoise Fabian, Judith Magre, Micheline Dax, Roland Bertin, les Solistes de Lyon/Bernard Tétu...
Le nom de Philippe Cassard reste étroitement lié à Debussy, dont il a enregistré une intégrale en 1994 (qui reparaîtra sous label Decca en 2012), et qu'il a jouée en une journée et quatre concerts à Besançon, Paris, Marseille, Angoulème, Londres, Dublin, Sydney, Tokyo, Lisbonne, Vancouver et Singapour. Il a enregistré plusieurs disques consacrés à Schubert, unanimement salués par la critique internationale. Editor's Choice du magazine Grammophone pour son enregistrement consacré à Schumann en 2006. En 2010 sort son enregistrement des Klavierstücke op.116 à 119 de Brahms.

En 2012, plusieurs projets liés à Debussy voient le jour : intégrale piano solo jouée en une journée (Philharmonie de Liège, Lille Piano(s) Festival, Toulouse d'Eté, Paris Salle Gaveau). Une collaboration avec la soprano Natalie Dessay dans un programme qui comprendra des mélodies de jeunesse dont 4 inédites à ce jour, ainsi que la Cantate La Damoiselle Elue. Des récitals accompagneront la sortie de ce CD (Virgin Classics), au Wigmore Hall de Londres, Salle Pleyel à Paris, Victoria Hall de Genève, Halle aux Grains de Toulouse, Corum de Montpellier. Enfin un CD d'œuvres à 4 mains et 2 pianos (Prélude à l'après-midi d'un faune, Petite suite, En blanc et noir, Lindaraja, Première Suite pour orchestre, inédite au disque) avec le pianiste François Chaplin. Sortie chez Decca en janvier 2012, suivie d'une quinzaine de concerts en France et à l'étranger, dont la Philharmonie de Liège, le Musée d'Orsay à Paris, le festival de Vancouver.

En 2013, il est invité aux Folles Journées de Nantes, Bilbao et Tokyo/Kanazawa. Il devient conseiller à la programmation musicale "classique" du Festival de l'abbaye de Fontdouce (Charente-Maritime), et y engage Natalie Dessay, Baptiste Trotignon, Dominique Merlet, Cédric Pescia, Michel Dalberto, Yevgeny Sudbin et Geoffroy Couteau.
Philippe Cassard a été directeur artistique des Estivales de Gerberoy (1997-2003) et des Nuits romantiques du Lac du Bourget (1999-2008). Il y invite des artistes tels Martha Argerich, Radu Lupu, Aldo Ciccolini, Jordi Savall, le Quatuor Alban Berg, Felicity Lott, Leif Ove Andsnes, Nelson Freire, Paul Meyer, André Dussollier, le BBC Philharmonic Orchestra, l'Orchestre National de France...

Producteur régulier à France-Musique depuis 2005 avec plus de 350 émissions « Notes du traducteur », couronnées par le Prix SCAM "de la meilleure œuvre sonore" en 2007, toutes radios confondues. Un coffret de 6CD réunissant quelques-unes des émissions qu'il a consacrées à Schubert paraît fin 2011 (France Musique/Harmonia Mundi) et obtient le Grand prix de l'Académie Charles Cros.
Il donne quelques masterclasses depuis 2008 au Royal Northern College of Music de Manchester ("Visiting Tutor"), ainsi qu'à l'Académie Tibor Varga à Sion (Suisse) durant l'été. Il a été membre du jury aux concours internationaux de Genève, Epinal, Dublin, Melbourne.

EMISSION DU JEUDI 16 JANVIER 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : MONTSERRAT CABALLE

Montserrat Caballé - de son nom complet Maria de Montserrat Viviana Concepción Caballé i Folc - est une cantatrice espagnole, née le 12 avril 1933 à Barcelone (Catalogne).
Cette soprano est particulièrement renommée pour sa technique belcantiste et pour ses interprétations des rôles de Rossini, Bellini, et Donizetti.

Carrière

Après des études de musique au conservatoire du Liceu de Barcelone, elle rejoint l'Opéra de Bâle en 1956, où elle effectue ses débuts professionnels dans le rôle de Mimi, dans La Bohème de Giacomo Puccini. En 1960 et 1961, elle est engagée par l'Opéra de Brême où elle chante un très large répertoire de soprano lyrico-dramatique, de Mozart à Dvořák en passant par Verdi et Puccini, sans trouver encore sa véritable personnalité vocale. En 1962, elle retourne à Barcelone et fait ses débuts au Gran Teatre del Liceu dans le rôle-titre d'Arabella de Strauss. Elle reste fidèle à ce théâtre où elle fêtera ses 50 ans de carrière le 3 janvier 2012. Le dernier rôle qu'elle y interprète sur scène est Catherine d'Aragon dans Henry VIII de Camille Saint-Saëns.

Le premier succès international de Caballé survient en 1965, quand elle remplace Marilyn Horne, enceinte, pour une Lucrezia Borgia en version de concert au Carnegie Hall de New York, où elle fait sensation. La même année, elle fait ses débuts au Festival de Glyndebourne, et au Metropolitan Opera en tant que Marguerite dans le Faust de Gounod. C'est alors qu'elle est surnommée La Superba après que Maria Callas a été surnommée La Divina et Joan Sutherland, La Stupenda1. En 1967, elle enregistre sa première Traviata sous la direction de Georges Prêtre aux côtés de Carlo Bergonzi et Sherill Milnes.
En 1972, elle fait ses débuts à la Scala, dans Norma de Bellini, rôle qu'elle enregistre la même année avec le jeune Placido Domingo et Fiorenza Cossotto, et au Royal Opera House à Covent Garden en tant que Violetta dans La traviata de Verdi. C'est à partir de cette époque qu'elle explore systématiquement le répertoire du bel canto romantique : Donizetti, Bellini et les œuvres de jeunesse de Verdi, participant à la résurrection de ce genre aux côtés des Sutherland, Sills et Gencer.
Elle s'est produite à de nombreuses reprises sur scène et en récital avec Marylin Horne, notamment dans Semiramide de Rossini au festival d'Aix-en-Provence en 1980. Cette collaboration se double de plus d'une amitié et d'une grande admiration l'une pour l'autre.[réf. nécessaire]
Caballé est aussi une récitaliste renommée, essentiellement de chansons de son Espagne natale. Elle a épousé le ténor Bernabé Martí (it) en 1964. Sa fille, Montserrat Martí, est également cantatrice. Elles chantent souvent ensemble lors de concerts.

Caractéristiques vocales
Sa voix est connue pour sa pureté et, son homogénéité parfaite sur une grande étendue (approx. du la2 au rébémol5) avec un grave typiquement espagnol[réf. nécessaire], un médium velouté mais puissant et un aigu ample et brillant}}. L'incisivité naturelle de son timbre et son exceptionnelle technique de souffle lui ont permis de chanter pratiquement tout le répertoire de soprano à l'exception des rôles suraigus. Bien qu'elle soit surtout connue pour ses rôles de bel canto, Caballé a chanté plus de quatre-vingts rôles d'opéra, de l'opéra baroque à Verdi, Wagner, et Puccini, en passant par la Maréchale dans Der Rosenkavalier de Strauss, et le rôle-titre de Salomé.

Si de nombreux critiques ont reproché à « la » Caballé de ne pas toujours s'investir théâtralement dans ses rôles contrairement à « la » Callas, elle les a cependant marqués à sa façon par sa musicalité, le jeu des couleurs et une large palette de nuances et de dynamiques. Elle est ainsi considérée comme une des grandes Norma du XXe siècle, l'un des rôles les plus éprouvants du répertoire belcantiste2
Divers[modifier | modifier le code]

Lors d'une de ses brèves excursions dans le monde de la musique pop, le duo entre Caballé et le chanteur de rock Freddie Mercury, Barcelona (1987), fut un succès qui donna lieu à un album du même nom. Le morceau devint, plus tard, l'hymne des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, le faisant apparaître de nouveau dans le palmarès des ventes en Europe. Elle interpréta également ce morceau en live, accompagnée par un enregistrement du défunt Freddie Mercury, lors de la finale de 1999 de la Champions League au stade de Nou Camp à Barcelone.

En 1995, elle participe à l'album de Vangelis, El Greco, dédié au peintre du même nom El Greco. Ils mèneront une collaboration sur quelques titres encore dans les années qui suivirent.

En 1997, elle publie l'album Friends for life qui comprend de nombreux duos avec diverses personnalités de la Pop musique notamment : Bruce Dickinson (chanteur du groupe de heavy metal Iron Maiden), Vangelis, Johnny Hallyday, Steve Lee (chanteur du groupe Gotthard), Gino Vannelli... On retrouve le duo Barcelona avec Freddie Mercury en conclusion du disque.
Caballé participe à plusieurs organisations caritatives. Elle est ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO3 et a créé une fondation pour les enfants dans le besoin à Barcelone.

Le 20 octobre 2012, Montserrat Caballe, âgée de 79 ans, est hospitalisée à l'hôpital Sant Pau de Barcelone après avoir été victime d'un accident vasculaire cérébral pendant un séjour en Russie.

EMISSION DU VENDREDI 17 JANVIER 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 20 JANVIER 2014

Emission réservée aux grands compositeurs : CARL NIELSEN

Carl August Nielsen (né le 9 juin 1865 en Fionie près d' Odense - mort le 3 octobre 1931 à Copenhague) est le plus connu des compositeurs danois. Sa renommée, bien établie au Danemark, est toutefois sans commune mesure, sur le plan international, avec celle des compositeurs scandinaves Edvard Grieg et Jean Sibelius.

Biographie

Il a vécu les deux dernières années de son enfance dans une chaumière, au n° 42 de la route d'Odense à Faaborg, près du village de Nørre Lyndelse, où ses parents vécurent jusqu'en 1891. Cette maison est devenue un musée. Il est issu d'une famille nombreuse et très modeste. Son père était ouvrier peintre en bâtiment; il était également très apprécié comme musicien du village, et il apprit à jouer du violon à ses enfants. En 1879, à l'âge de quatorze ans Carl quitta sa famille pour occuper une place de cornettiste dans l'orchestre militaire d'Odense, place qu'il occupa pendant quatre ans, avant de rejoindre Copenhague pour sa formation musicale.
Carl Nielsen épousa la peintre et sculpteur Anne Marie Carl-Nielsen (née Brodersen), et ils eurent une fille, Anne Marie Frederikke Telmanyi.

Place de la musique de Nielsen dans la musique de son temps

Nielsen a écrit six symphonies dont les trois dernières sont d'une puissance expressive remarquable. Les adagios de la quatrième et de la sixième évoquent ceux des futures symphonies de Dmitri Chostakovitch, et comptent parmi les plus émouvants du xxe siècle. La violence, l'humour noir du dernier mouvement de la quatrième symphonie, ou du premier mouvement de la cinquième se retrouveront aussi dans les productions de l'école russo-soviétique. Nielsen, qui était également violoniste virtuose, a aussi écrit un remarquable concerto pour cet instrument ; l'œuvre fut redécouverte par Yehudi Menuhin. Il a également écrit des ballets (Aladdin, pour grand orchestre et chœurs mixtes), des opéras (Saül et David et surtout Maskarade) et des lieder.

Contrairement à celui de son contemporain Sibelius, le langage harmonique de Nielsen ne s'enrichit pas d'une inspiration populaire, et sa musique n'est pas à l'écoute de la nature. Nielsen se considérait comme un héritier du classicisme et de Johannes Brahms, dont il appréciait la rigueur dans la construction, et l'absence de sentimentalisme. On peut reconnaître toutefois dans ses trois dernières symphonies, écrites entre 1914 et 1925, l'écho de l'angoisse et des déchirements de son temps. Quant au deuxième mouvement de la dernière symphonie, il reflète le scepticisme de Nielsen vis-à-vis des nouveaux courants musicaux de son époque. Le triptyque que forment ces trois chefs-d'œuvre soutient la comparaison, du point de vue de l'unité spirituelle et de l'homogénéité de l'inspiration, avec ces monuments de la musique symphonique que sont le groupe des symphonies nos 4, 5 et 6 de Piotr Ilitch Tchaïkovski et celui, plus proche encore de l'inspiration de Nielsen, des symphonies nos 5, 6 et 7 de Gustav Mahler.

EMISSION DU MARDI 21 JANVIER 2014

Emission réservée aux grands opéras : NOCES DE FIGARO de MOZART

Le nozze di Figaro Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, K. 492 (Les Noces de Figaro en français) est un opéra-bouffe1 de Wolfgang Amadeus Mozart, sur un livret en italien de Lorenzo da Ponte2 inspiré de la comédie de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro2.
La première représentation eut lieu le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne2.

Genèse

L'opéra est le premier des trois issus de la collaboration entre Mozart et Lorenzo da Ponte, les deux autres étant Don Giovanni et Così fan tutte. C'est Mozart qui choisit initialement la pièce de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, et qui l'apporta à da Ponte, qui, en l'espace de six semaines, en fit un livret en italien, en ôtant par ailleurs du texte toutes les références politiques de l'original. Contrairement à ce que l'on pense souvent, le livret reçut l'approbation de l'empereur Joseph II, avant même que Mozart n'en commence la partition3.
La société impériale pour l'opéra italien paya à Mozart 450 florins pour l'œuvre4 ; c'était là le triple du (maigre) salaire qu'il avait reçu lorsqu'il travaillait comme musicien de la cour à Salzbourg. De son côté, da Ponte reçut la somme de 200 florins4.
L'empereur Joseph II fut indirectement responsable de la préservation de cette magnifique partition pour la postérité : il cherchait en effet un opéra afin qu'il soit produit à la Cour Impériale, et l'œuvre de Mozart faisait partie de celles qui étaient envisagées pour cela, de même que plusieurs autres, écrites par des compositeurs contemporains. Avec le peu de succès que Mozart avait obtenu jusque là, il avait, dit-on, juré que si son travail n'était pas retenu, il jetterait toute la partition au feu5.

L'œuvre connut un succès croissant. Après la première représentation, huit autres représentations furent données et ce jusqu'à la fin de la même année.
En témoigne une lettre du père de Mozart à sa fille :
« Lors de la deuxième représentation, cinq numéros ont été répétés, et sept à la troisième, dont un petit duetto qu'il a fallu chanter trois fois. »
De même l'Empereur stipula, un peu comiquement, qu'« il sera interdit de répéter tout morceau destiné à plus d'une voix » dans un souci de « ne pas allonger la durée des opéras. »
Cependant la reconnaissance ne fut pas unanime ; en effet, une partie de la noblesse ne comprenant pas l'œuvre, celle-ci la délaissa6. La réception fut donc mitigée.

Argument

La Rosine du Barbier de Séville est devenue maintenant la comtesse Almaviva7 ; son mari, toutefois, est loin d'être un modèle de vertu. Il poursuit entre autres de ses assiduités la camériste de sa femme, Suzanne (Susanna), qui doit épouser Figaro entré au service du comte, et la fille de son jardinier, Barberine (Barbarina). Il est toutefois concurrencé par le page Chérubin (Cherubino), qui est amoureux de toutes les femmes et en particulier de la comtesse sa marraine. De son côté, la vieille Marceline (Marcellina), aidée du docteur Bartholo (Bartolo) et du maître de musique Bazile (Basilio), veut empêcher les noces de Suzanne et Figaro, car ce dernier lui a fait une promesse de mariage.

Acte I
Acte I : Le comte fait des avances à Suzanne tandis que Chérubin est dissimulé sur le fauteuil (Aquarelle anonyme)
Ouverture
La chambre de Figaro et de Suzanne
Le rideau se lève sur une chambre meublée seulement d'un fauteuil. Figaro mesure l'espace afin d'y placer le futur lit nuptial, tandis que Suzanne essaye un chapeau orné de fleurs (Duo « Cinque... dieci... »). Suzanne ne veut pas de cette chambre que le comte leur destine, et qui se trouve à proximité des chambres de leurs maîtres car le comte risque d'en profiter pour la poursuivre de ses assiduités (Duo « Se a caso madama »). Figaro, demeuré seul, promet de déjouer les projets de son maître (Air « Se vuol ballare »).
Entrent Bartholo et Marceline, un contrat à la main. La vieille fille lui demande de l'aider à obliger Figaro à honorer une ancienne promesse de mariage avec elle. Bartholo promet de s'y employer pour se venger de Figaro, auquel il n'a pas pardonné le soutien apporté au comte pour lui souffler sa pupille Rosine7 (Air « La vendetta »). Il sort. Marceline aperçoit Suzanne et essaie de la provoquer, mais cela se retourne contre elle (Duo « Via resti servita »). Chérubin entre et raconte à Suzanne que le comte l'a surpris seul avec la jeune Barberine et l'a congédié. Il vole à Suzanne un ruban appartenant à la comtesse sa marraine, dont il est amoureux (Air « Non so più cosa son, cosa faccio »).
Le comte apparaît, pour réitérer ses avances à Suzanne et la convaincre d'accepter un rendez-vous galant. Chérubin n'a que le temps de se cacher derrière le fauteuil. La voix de Bazile, maître de musique et langue de vipère, se fait entendre et le comte se cache à son tour derrière le fauteuil, tandis que Chérubin bondit dessus, et que Suzanne le recouvre d'une robe. Mais le comte qui a révélé sa présence finit par découvrir le page (Trio « Cosa sento! »). Chérubin n'est sauvé que par l'entrée de Figaro à la tête d'un groupe de paysans, venus remercier à point nommé leur maître d'avoir aboli le droit de cuissage sur son domaine (Chœur « Giovinete liete »). Figaro demande au comte sa bénédiction pour le mariage, mais celui-ci temporise et réitère le bannissement de Chérubin, lui ordonnant de rejoindre son régiment. Figaro se moque ouvertement du jeune garçon en lui décrivant les affres de la vie militaire, mais lui dit tout bas qu'il doit lui parler avant son départ (Air « Non più andrai, farfallone amoroso »).

Acte II
La chambre de la comtesse
La comtesse se lamente sur le délaissement de son mari. (Air « Porgi, amor, qualche ristoro ») Suzanne fait entrer Chérubin qu'elle convainc de chanter à sa marraine la sérénade qu'il a composée en son honneur (Air « Voi, che sapete che cosa é amor »). Les deux femmes décident de l'habiller en femme afin qu'il puisse rester incognito au château et assister au mariage (Air « Venite inginocchiatevi »). Arrivée du comte qu'une lettre anonyme a averti d'un rendez-vous galant donné à sa femme (il s'agit en fait d'un « faux » de Figaro, destiné à susciter la jalousie du comte et le détourner ainsi de Suzanne) ; Chérubin va se cacher dans le cabinet voisin mais il fait tomber un meuble et le comte, soupçonnant la présence d'un amant, ordonne à sa femme de l'ouvrir. La comtesse refuse, l'assurant que c'est seulement Suzanne ; le comte, fermant toutes les portes, entraîne dehors la comtesse en attendant de trouver une façon de forcer la porte du cabinet.
Suzanne, qui avait réussi à se cacher derrière le lit, fait sortir Chérubin de sa cachette ; celui-ci saute par la fenêtre pendant que la camériste prend sa place dans le cabinet. Le comte et la comtesse reviennent. La comtesse avoue que c'est Chérubin qui est caché là pour une farce bien innocente. Le comte entre en fureur et force la porte mais, à son grand étonnement (et à celui de la comtesse), il tombe sur Suzanne. Celle-ci lui annonce ironiquement que la lettre était fausse et que c'était un jeu destiné à le rendre jaloux afin qu'il s'intéresse un peu plus à sa femme. Figaro entre et subit les remontrances de son maître mais désamorce le conflit en rappelant que la noce les attend.
Le jardinier Antonio apporte à ce moment au comte un papier qu'il dit avoir été perdu par un homme qui vient de sauter par la fenêtre de la comtesse. Le document se révèle être la nomination de Chérubin comme officier et Figaro se sort de cet embarras en affirmant que c'est lui qui a sauté et qu'il était en possession de ce papier dans le but d'y faire apposer par le comte un cachet manquant. Alors que tous s'apprêtent à rejoindre la noce, Marceline, Bartholo et Bazile apparaissent, réclamant l'application du précédent contrat. Le mariage de Figaro et de Suzanne se trouve reporté afin que le comte puisse juger sereinement - dit-il - de sa validité.

Acte III
Le Comte invite Suzanne à venir le rejoindre plus tard dans le jardin
La salle du mariage
Le comte est embarrassé par les événements récents. Suzanne se présente et lui annonce qu'elle consent à le rencontrer dans le jardin. Le comte se réjouit de ce revirement (Duo « Crudel, perché finora »). Alors qu'elle quitte la pièce, elle dit à voix basse à Figaro que leur succès est maintenant certain et son procès gagné d'avance. Le comte entend ces dernières paroles et comprend qu'il a été trompé (Air « Hai già vinta la causa »). La scène du procès s'ensuit au cours de laquelle on découvre que Figaro est le fils naturel de Marceline et Bartholo, enlevé à sa naissance et qu'il ne peut donc pas épouser la vieille gouvernante (Sextuor « Riconosci in questo amplesso una madre »). les anciens ennemis tombent dans les bras les uns des autres au grand dépit du comte.
Seule, la comtesse songe à son bonheur perdu (Récitatif et air « E Susanna non vien... Dove sono ») quand Suzanne arrive et lui annonce la bonne nouvelle. Les deux femmes décident de confondre le comte en lui donnant rendez-vous le soir même dans le jardin, où la comtesse se rendra sous les habits de Suzanne (Duo « Canzonetta sull'aria »). Le comte devra lui rendre l'épingle qui ferme la lettre pour montrer qu'il l'a bien reçue. Un chœur de jeunes paysans, avec parmi eux Chérubin, donne une sérénade à la comtesse (« Recivete, o padroncina »). Le comte arrive avec Antonio et, découvrant le page, se met d'abord en colère puis finit par pardonner, apaisé par Suzanne qui lui remet discrètement le billet. L'acte s'achève par le double mariage de Figaro avec Suzanne et de Marceline avec Bartholo.

Acte IV
Dans le jardin, le soir (parfois précédé par une scène dans le couloir).
Suivant les directives du billet, le comte a envoyé Barberine porter l'épingle à Suzanne mais la jeune fille l'a perdue (Cavatine « L'ho perduta, me meschina »). Innocemment, elle apprend à Figaro - qui n'est pas au courant de la supercherie - l'existence du rendez-vous. Malgré les tentatives d'apaisement de sa mère, qui lui explique que les femmes ont des circonstances atténuantes (Air « Il capro e la capretta »), il décide de se venger et de confondre les amants sous les yeux de tous, après avoir déversé sa rancœur vis-à-vis de la gent féminine (Récitatif et air « Tutto è disposto... Aprite un po' quegli occhi »).
Suzanne, qui a été prévenue par Marceline, veut également jouer un tour à Figaro qui ose douter de sa fidélité. Après avoir prêté sa voix à la comtesse pour exprimer son impatience à retrouver son « bien-aimé » (Air « Giunse alfin il momento...Deh vieni, non tardar »), elle tente sous les habits de la comtesse de séduire Figaro mais celui-ci évente rapidement la ruse et, après être entré dans son jeu en devenant de plus en plus entreprenant, ce qui met en rage Suzanne, il lui avoue l'avoir reconnue. Les jeunes mariés font la paix alors que paraît la comtesse, d'abord importunée par Chérubin qui pense faire la cour à Suzanne, puis rejointe par le comte qui lui déclare son amour et lui offre en gage une superbe bague.
Désirant pousser la farce jusqu'au bout, Figaro se met à courtiser à haute voix la fausse comtesse, ce qui a pour conséquence de mettre le comte hors de lui, qui appelle ses gens, bien décidé à châtier les coupables. Des lumières apparaissent et les masques tombent à la grande confusion du comte qui n'a plus d'autre choix que d'implorer le pardon de sa femme. Celle-ci consent et tous, enfin réconciliés, décident de finir la soirée au son des chants et des danses du banquet de mariage (Final « Contessa perdono... Questo giorno di tormenti »).

EMISSION DU MERCREDI 22 JANVIER 2014

Emission réservée aux instruments : VIOLON et YEHUDI MENUHIN

Yehudi Menuhin est un violoniste et chef d'orchestre américain, né le 22 avril 1916 à New York et décédé le 12 mars 1999 à Berlin. Il est un enfant prodige, se produisant dès 1927 à Paris avec l'Orchestre Lamoureux et à New York au Carnegie Hall. Il est considéré comme l'un des plus grands violonistes du xxe siècle.

Biographie

Son père, Moshe Menuhin , et sa mère, Marutha, se rencontrent à Jaffa, puis, plus tard, par hasard, à New York, où ils se marient et ont leur premier enfant. Sa mère l'appelle Yehudi, afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté sur ses origines juives2. En 1917, la famille déménage à San Francisco où le père est surintendant de plusieurs écoles hébraïques. Appréciant la musique classique, ils vont écouter l'orchestre symphonique de San Francisco. Yehudi, qui n'a encore que trois ans, est impressionné par le violoniste Louis Persinger. Deux sœurs naissent, Hephzibah et Yaltah. Yehudi s'ennuie à l'école et, vers cinq ans, sa mère décide de l'en retirer, lui donnant un enseignement à domicile et commençant à lui faire apprendre le violon sérieusement. Après avoir essayé plusieurs professeurs, on sollicite Louis Persinger, qui finit par accepter. Les premiers mois sont durs. Yehudi se demande « When will I'll be able to vibrate » (Quand serais-je capable de vibrer ?) 2. Il persévère, étudiant tous les jours, le matin et l'après-midi car « one must do it every day, it should be as easy and natural to the artist as flying is to a bird and you can't imagine a bird saying : well I'm tired today, I'm not going to fly » (il faut le faire tous les jours, il faut que ce soit aussi facile et naturel pour l'artiste que de voler pour un oiseau, et on n'imagine pas un oiseau dire : eh bien, je suis fatigué aujourd'hui, je ne vais pas voler)2. À San Francisco, il gagne 200 dollars en jouant le 2e mouvement du concerto de Mendelson, dans le seul concours de violon auquel il participera.

Yehudi Menuhin à 12 ans.
En 1927, Yehudi Menuhin devient l'élève de Georges Enesco, qui sera son maître le plus marquant, au point de rester toujours à ses yeux « l'Absolu ». Enesco demande à Paul Paray, président des Concerts Lamoureux, de l'auditionner. Yehudi Menuhin joue la Symphonie espagnole de Lalo qui enthousiasme Paul Paray, lequel lui demande alors de venir la jouer devant le public parisien en tant que premier violon de l'orchestre Lamoureux2. C'est le premier récital en Europe de Yéhudi Menuhin, un triomphe dont la presse se fait écho. Il n'a que 10 ans. Le 25 novembre 1927, il joue le triple concerto de Beethoven à Carnegie Hall avec le New York Symphony Orchestra dirigé par Fritz Busch3, et c'est encore un succès. Son premier disque est enregistré en 1928. Sa carrière est définitivement lancée.
Au bout de deux ans, Enesco pense qu'il lui serait profitable de changer de professeur, et lui conseille Adolf Busch qui pourra lui apprendre le classicisme allemand. Yehudi Menuhin devient donc son élève pendant les étés des années 1929 et 1930. Durant les hivers, Menuhin est en tournée en Europe et en Amérique, où il gagne environ dix fois plus d'argent que son professeur.
En 1930, la famille Menuhin s'installe à Ville-d'Avray et y restera cinq ans, sympathisant avec la famille de Boris Vian, voisine. En 1932, le compositeur britannique, Edward Elgar, l'invite au Royal Albert Hall de Londres pour faire un enregistrement de son fameux concerto. Yehudi Menuhin n'a que 16 ans, mais il s'en tire parfaitement4. Il se marie le 26 mai 1938 avec Nola Ruby Nicholas, fille d'un industriel australien. Ils ont deux enfants Krov et Zamira.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Menuhin est enrôlé dans l'armée américaine pour soutenir le moral des troupes alliées. Menuhin est heureux d'apporter son soutien et d'avoir un contact direct avec ses auditeurs. Mais il est épuisé par l'obligation de jouer trois fois par jour, et il regrette de ne pas avoir de temps pour continuer à apprendre avec un professeur. Il ne voit que très peu sa femme et ses enfants. En 1944, il tombe amoureux d'une danseuse anglaise Diana Gould (en). Il divorce pour épouser Diana le 19 octobre 1947 avec qui il vivra heureux jusqu'à la fin de ses jours. Ils ont deux fils, Jeremy et Gerard.

En septembre 1947, Yehudi Menuhin, qui avait aidé Wilhelm Furtwängler dans sa difficile dénazification5, vient à Berlin pour jouer le concerto pour violon de Beethoven avec le chef d'orchestre. Il s'ensuit dès lors des enregistrements de premier plan, comme celui du concerto de Beethoven à Lucerne en 19476 et à Londres en 19537,8, ou encore le concerto pour violon de Brahms de 19499, de Béla Bartók (le deuxième) enregistré en 195310,11 et celui, tout particulièrement symbolique de Felix Mendelssohn enregistré en 195212,13. Cette série de concertos fut vite considérée comme l'un des sommets de la carrière du violoniste14. Menuhin déclara à la fin de sa vie que Furtwängler était le chef d'orchestre qui l'avait le plus marqué15.
Yehudi Menuhin fait ses débuts de chef d'orchestre à Dallas en 1942, puis à Gstaad en Suisse en 1956, et à Bath en Angleterre en 1959.
En 1955, à Bruxelles, alors qu'il est membre du jury du Prix du concours Reine Élisabeth, Yehudi Menuhin fait la connaissance du jeune Alberto Lysy, qui deviendra son élève. En 1962, Menuhin crée l'École Yehudi Menuhin à Cobham (en) dans le Surrey. En 1965, il reçoit le titre britannique de chevalier commandeur honoraire de l'Ordre de l'Empire britannique.
En 1970, il devient citoyen suisse, bourgeois de Granges. En 1978, Menuhin sera réuni avec le violoniste québécois Jean Carignan pour une prestation unique du Petit concerto pour Carignan et orchestre composé par le compositeur québécois André Gagnon. Ce concert sera diffusé dans la prestigieuse série télévisée The Music of Man animée par Menuhin et retransmise partout dans le monde, notamment par la Société Radio-Canada (CBC).

Dans les années 1980, Menuhin se produira plus de 200 fois en concert avec le jeune pianiste anglais Paul Coker, avec qui il jouera presque tout le répertoire pour violon et piano. Il réalise également dans ces années-là des enregistrements de jazz avec Stephane Grappelli ou de musique indienne avec Ravi Shankar pour le célèbre album West meets East (en) de 1968. En 1985, Yehudi Menuhin bénéficie de la citoyenneté britannique et son titre de chevalier honorifique devient un titre de chevalier.

En 1980, Menuhin crée à Paris la fondation Yehudi Menuhin, « présence de la Musique ». Cette fondation compte parmi ses lauréats des noms aussi importants que Nigel Kennedy, Jorge Chaminé, le Trio Wanderer16, Claire Désert, Henri Demarquette, Yves Henry, Laurent Korcia, Jean-Marc Luisada, ou encore Pierre Lenert. En 1981, Menuhin est nommé chef d'orchestre du Royal Philharmonic Orchestra de Londres. Musicien complet, Menuhin est aussi un animateur et un homme voué aux causes justes. Il n'hésite pas à s'engager totalement lorsque les droits de l'homme, de la musique ou la paix sont compromis. Wilhelm Furtwängler, Mstislav Rostropovitch, Estrella ont bénéficié de son appui. Pendant six ans, il a présidé le Conseil international de la musique de l'Unesco (1969-1975), multipliant les démarches humanitaires et contribuant à rapprocher les musiciens entre eux17.

En 1993, Menuhin a le privilège d'être anobli par la Reine du Royaume-Uni — life peer titre non héréditaire — en tant que Lord Menuhin of Stoke D'Abernon ; à ce titre, il siège à la Chambre des Lords.

Yehudi Menuhin décède le 12 mars 1999, à Berlin, d'une crise cardiaque.

EMISSION DU JEUDI 23 JANVIER 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : MONTSERRAT FIGUERAS

Montserrat Figueras, née et morte à Barcelone (15 mars 1942 - 23 novembre 2011), est une chanteuse lyrique soprano espagnole de Catalogne (son père joue du violoncelle).

Biographie
Très jeune, elle étudie le chant et le théâtre. Elle rejoint l'ensemble de musique ancienne Ars Musicae, où elle chante les œuvres des grands polyphonistes espagnols du xvie siècle. Au sein de cette formation, elle rencontre Jordi Savall qu'elle épouse en 1968 et avec lequel elle aura deux enfants : Arianna et Ferran Savall, tous deux chanteurs et musiciens.
En 1968, le couple part à Bâle en Suisse étudier à la Schola Cantorum Basiliensis et à la Musik Akademie. Le couple séjourne en Suisse jusqu'en 1986. Outre des études vocales générales avec Kurt Widmer et plus tard avec Eva Krasznai, elle développe son goût pour la musique ancienne. Six ans plus tard, en 1974, le couple fonde, en compagnie de Lorenzo Alpert (instrument à vent et percussion) et Hopkinson Smith (instruments à corde pincées), l'ensemble Hespèrion XX, qui se consacrera à l'interprétation et à la revalorisation du répertoire musical hispanique et européen d'avant 1800. En 1987, elle participe à la fondation par son mari Jordi Savall du chœur La Capella Reial de Catalunya. À l'aube de ce siècle, l'ensemble prend le nom d'Hespèrion XXI.

Elle a tout le long de sa carrière œuvré pour la reconnaissance de la musique médiévale et de la renaissance catalane et européenne. El Cant de la Sibil.la qu'elle a interprété de nombreuses fois illustre son talent. Elle est l'une des grandes voix catalanes.

Montserrat Figueras a, entre autres, reçu le Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque et le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros. Elle fut nommée chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres en 2003. Elle reçoit la Creu de Sant Jordi, distinction décernée par la Generalitat de Catalogne (gouvernement autonome de la Catalogne), en 20111.

Elle meurt le 23 novembre 2011, des suites d'un cancer

EMISSION DU VENDREDI 24 JANVIER 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 27 JANVIER 2014

Emission réservée aux grands compositeurs : NICOLO PAGANINI

Niccolò Paganini est un violoniste, altiste, guitariste et compositeur italien, né à Gênes le 27 octobre 17821'2, et mort à Nice le 27 mai 18401'2. Il est souvent évoqué comme étant le plus grand violoniste jamais connu. Il fut aussi un compositeur réputé, ayant inventé de nouvelles façons de jouer du violon. L'ensemble ou presque des techniques modernes du violon est de son fait (sauts, bariolages, trémolo, pizzicato de la main gauche, glissando, alternances rapides pizz et saltato, entre autres), même si parfois il a seulement actualisé ou magnifié des effets déjà existants (trilles, double-cordes, démanché).

Une version romancée de la dernière partie de sa vie fut adaptée à l'écran en 1989 par le comédien allemand Klaus Kinski sous le titre Kinski Paganini.

Paganini est enterré au cimetière de la Villetta de Parme.

EMISSION DU MARDI 28 JANVIER 2014

Emission réservée aux grands opéras : ENLEVEMENT AU SERAIL de MOZART

Die Entführung aus dem Serail1, K.384 (L'Enlèvement au sérail en français, souvent Il Seraglio en italien) est un singspiel en trois actes de Wolfgang Amadeus Mozart, sur un livret en allemand de Gottlieb Stephanie2 d'après la pièce de Christoph Friedrich Bretzner.

Il fut créé au Burgtheater de Vienne, le 16 juillet 17822, sous la direction du compositeur.
L'opéra raconte la tentative du noble Belmonte d'enlever sa fiancée Konstanze, retenue prisonnière dans le palais du Pacha turc Selim.

Argument
L'action se passe dans le palais du pacha Selim, en Turquie au xviiie siècle.

Acte I
Belmonte entre, à la recherche de sa fiancée Konstanze, qui est tombée, avec sa servante Blonde, aux mains de pirates ; ceux-ci les ont vendues au pacha Selim (« Hier soll ich dich denn sehen »). Osmin, le gardien du serail et serviteur du Pacha, entre pour cueillir des figues dans le jardin. Belmonte le presse alors de questions auxquels le serviteur ne répond qu'à contrecœur. Belmonte cherche entre autres à obtenir des nouvelles de son serviteur, Pedrillo, qui après avoir été capturé avec les deux femmes, est devenu un serviteur dans le palais du Pacha Selim. Osmin répond par des insultes et des injures (« Wer ein Liebchen hat gefunden »). Belmonte, frustré, sort. Pedrillo entre et Osmin tempête contre lui, promettant de le faire torturer et tuer de différentes manières («Solche hergelaufne Laffen »). Osmin part. Belmonte revient et retrouve avec joie Pedrillo. Ce dernier lui assure que Konstanze est en vie mais que le sauvetage de celle-ci et de Blonde, qui est par ailleurs la fiancée de Pedrillo, ne sera pas tâche aisée. Pour ce faire, ils doivent trouver un moyen de tromper Osmin. Pedrillo a un plan : Belmonte se fera passer pour un architecte, afin de pouvoir accéder au palais («Konstanze, Konstanze, dich wiederzusehen... O wie ängstlich»).

Accompagné par un chœur de janissaires (« Singt dem großen Bassa Lieder »), le Pacha Selim apparaît avec Konstanze. Il s'efforce d'obtenir l'amour de Konstanze, en vain, et pose un ultimatum sous peine d'utiliser la force. Elle lui révèle que son cœur est déjà pris («Ach ich liebte ») et lui demande plus de temps avant l'échéance de l'ultimatum, puis sort. Pedrillo entre et interrompt les pensées du Pacha pour lui présenter Belmonte, « l'architecte ». Lorsque Belmonte et Pedrillo entrent dans le palais, Osmin leur barre encore une fois le chemin, sans succès (« Marsch! Trollt euch fort! »).

Acte II
Blonde repousse les tentatives insistantes d'Osmin (« Durch Zärtlichkeit und Schmeicheln ») qui fait valoir qu'elle est sa propriété. Elle refuse, déclarant fièrement qu'elle n'est la propriété de personne. Il fulmine et elle le menace de l'attaquer. Après un duo (« Ich gehe, doch rate ich dir »), Osmin sort. Konstanze, pleine de tristesse, entre. Blonde tente alors de la réconforter en lui assurant que le sauvetage aura bien lieu (« Welcher Wechsel herrscht in meiner Seele ... Traurigkeit ward mir zum Lose»). Puis Blonde ressort en voyant le Pacha approcher. Il déclare à Konstanze que sa patience est à bout et la menace d'utiliser la force si elle ne cède pas à ses avances d'ici au lendemain (« Martern aller Arten »). Bravement, elle refuse.
Pedrillo annonce à sa bien-aimée Blonde que Belmonte est arrivé et que tout est prêt pour l'enlèvement. Blonde exulte (« Welche Wonne, welche Lust ») mais s'inquiète d'Osmin. Pedrillo la rassure en lui expliquant qu'il mélangera un somnifère à du vin qu'il fera boire au serviteur du Pacha. Elle sort pour informer Konstanze. Osmin rentre, et Pedrillo l'invite à boire (« zum Frisch Kampfe »; «Vivat Bacchus ! Bacchus lebe »). Son plan ayant réussi, les deux couples se réunissent («Ach Belmonte ! Ach, mein Leben»). Cependant, pris de suspicion, Belmonte et Pedrillo interrogent avec inquiétude leurs fiancées respectives pour savoir si elles sont restées fidèles au cours de leur séparation forcée. A leur plus grande joie, les femmes réagissent avec indignation et consternation. Elles leur pardonnent néanmoins ces questions et le rideau tombe.

Acte III
Au milieu de la nuit, Belmonte et Pedrillo arrivent dans le jardin avec des échelles pour commencer le sauvetage (« Ich baue ganz auf deine Stärke »; « In Mohrenland gefangen war »). Malheureusement, Osmin se réveille et donne l'alarme dans le palais (« Ha, wie will ich triumphieren »). Konstanze implore la pitié du Pacha Selim et Belmonte explique que son père est un Grand d'Espagne, et le gouverneur d'Oran, nommé Lostados, qui payera une importante rançon. Malheureusement, Pacha Selim et Lostados sont des ennemis de longue date. Le Pacha se réjouit de la possibilité de tuer le fils de son ennemi. Il laisse Belmonte et Konstanze seuls pour choisir la meilleure méthode de torture et de mort («Welch ein Geschick ! O Qual der Seele»). Quand il revient, il décide cependant de se rendre généreux, au contraire du père de Belmonte, et de leur laisser la vie sauve. Tous sont remis en liberté - à la grande consternation de Osmin, qui aurait préféré les voir tous brutalement exécutés. Belmonte, Konstanze, Pedrillo et Blonde chantent les louanges de la bonté humaine. Les janissaires réapparaissent et chantent en l'honneur du Pacha (« Nie werd' ich deine Huld verkennen »).

EMISSION DU MERCREDI 29 JANVIER 2014

Emission réservée aux instruments : ORGUE avec INGE BONNERUP


EMISSION DU JEUDI 30 JANVIER 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : NATALIA STUTZMANN

Nathalie Stutzmann est une contralto française, née le 6 mai 1965 à Suresnes. Fondatrice de l'ensemble Orfeo 55, elle est également chef d'orchestre.

Biographie
Nathalie Stutzmann naît le 6 mai 1965, à Suresnes, dans une famille d'artistes lyriques. Son père, un baryton, et sa mère, une soprano lyrique, lui montrent la voie. Dès son plus jeune âge, Nathalie fait des études approfondies de piano, basson, musique de chambre et direction d'orchestre1. Elle obtient un premier prix de piano et de musique de chambre en 1982. Elle étudie également le basson et commence ses études de chant avec sa mère, Christiane Stutzmann.
En 1983, elle gagne le 1er prix de chant et art lyrique du conservatoire de Nancy. Elle entre à l'Opéra de Paris dans la classe de Michel Sénéchal. La même année, elle remplace au pied levé Jessye Norman lors d'un concert privé avec Iouri Bachmet. Elle signe alors son premier contrat chez Erato.
De 1983 à 1987, elle rencontre Hans Hotter, dont elle suit les master classes, et elle débute en 1986 à l'Opéra Garnier dans Didon et Enée de Purcell.

En 2008, elle commence une carrière de chef d'orchestre lors d'une tournée au Japon. En 2009, elle fonde son propre orchestre de chambre, Orfeo 55, un ensemble jouant aussi bien sur instruments baroques que modernes. Son ensemble s'est déjà produit en France, à Metz, Paris, Strasbourg, Angers, Avignon, Toulouse mais aussi en Espagne, notamment à Madrid et Valence, en Suisse, aux Pays-Bas, ainsi que dans les grands festivals, comme ceux de Verbier, Ambronay, St Riquier, Sisteron, Auvers sur Oise ou Sablé sur Sarthe1.

Son disque Prima Donna, sorti en avril 2011, est son premier en tant que chanteuse et chef d'orchestre. Elle y reprend des airs pour contralto d'Antonio Vivaldi extraits d'opéras et oratorios dont Judita Triomphans, Arsilda Regina di Ponto, Tieteberga, Il Giustino, L'Olimpiade, La Costanza trionfante dell ‘Amore e dell' Odio, Andromeda liberata, l'Altenaïde, Semiramide…

En novembre 2012, son disque Une cantate imaginaire est consacré aux airs chantés et pièces orchestrales de Johann Sebastian Bach qu'elle affectionne : Erbarme dich de la Passion selon saint Matthieu, Bist du bei mir, Jésus que ma joie demeure, la Sinfonia de la Cantate BWV 174, la Sinfonia de la Cantate BWV 42…
Elle est régulièrement chef invité dans un répertoire classique et romantique, pour des concerts avec entre autres les orchestres symphoniques de Valence, Hambourg, São Paulo, l'ensemble suédois Musica Vitae… et fera ses débuts dans la fosse à l'Opéra de Monte-Carlo en février 2014, en dirigeant L'elisir d'amore de Gaetano Donizetti2.
Par ailleurs, Nathalie Stutzmann est la première femme sous contrat d'exclusivité avec Deutsche Grammophon comme chanteuse et chef d'orchestre.

EMISSION DU VENDREDI 31 JANVIER 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.