EMISSION DU VENDREDI 2 MAI 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 5 MAI 2014

Emission consacrée aux Grands Compositeurs : EDGAR VARESE

Edgar Varèse ou Edgard Varese (les deux orthographes ont été utilisées par le compositeur lui-même à différentes époques de sa vie) est un compositeur français naturalisé américain né à Paris le 22 décembre 18831 et mort à New York le 6 novembre 19652.

Formé, dans un premier temps, à la Schola Cantorum et au Conservatoire, Varèse trouva auprès d'artistes plus indépendants, comme Debussy et Busoni, les encouragements nécessaires pour son expression personnelle.

En effet, bien avant 1914, Varèse envisageait l'abandon des méthodes de composition classiques, le système tempéré et les instruments de musique traditionnels pour employer « la matière sonore elle-même ». Cet idéal le conduisit à détruire ses premières partitions jusqu'à Amériques, où il employait déjà les sons modulés en intensité d'une sirène, et à encourager les recherches dans le domaine acoustique, du dynamophone aux réalisations de Léon Theremin et de Maurice Martenot.

Varèse abandonna l'orchestre à partir d'Arcana, pour des ensembles instrumentaux plus réduits et individualisés. Cependant, l'absence de moyens techniques, de studio d'enregistrement ou de laboratoire le réduisit au silence pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale et jusqu'au milieu des années 1950, lorsque se développèrent les techniques d'enregistrement du studio d'essais de Pierre Schaeffer et Pierre Henry. Varèse put alors réaliser une œuvre comme le Poème électronique, pour l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958.

Entretenant des relations étroites avec d'importants représentants de la communauté scientifique de son temps, l'intérêt de Varèse pour les sciences se traduit dans les titres qu'il donne à ses œuvres, évoquant les mathématiques (Intégrales), la métallurgie (Densité 21,5), la cristallographie (Hyperprism), la botanique (Octandre), la chimie (Ionisation) et même l'alchimie (Arcana). L'œuvre de Varèse a d'abord paru très abstraite. Pour autant, sa musique a une grande puissance d'incantation, dès qu'intervient la voix humaine (Offrandes, Ecuatorial, Nocturnal).

Le scandale de la création de Déserts, le 2 décembre 1954 à Paris, le révéla pour une nouvelle génération de compositeurs classiques (dont Iannis Xenakis et Bruno Maderna) et populaires (comme Frank Zappa) qui reconnurent en lui, bien plus qu'un « précurseur », un modèle à suivre et l'un des grands innovateurs du xxe siècle avec Stravinsky, Henry Cowell, Bela Bartok et Anton Webern.

Les idées de Varèse sur les rapports entre musique et cinéma, très en avance sur les goûts et les habitudes de son temps, sont aujourd'hui appliquées jusque dans le domaine des séries télévisées.

EMISSION DU MARDI 6 MAI 2014

Emission réservée aux grands opéras : TRAVIATA de VERDI

La traviata1 est un opéra en trois actes de Giuseppe Verdi créé le 6 mars 1853 à La Fenice de Venise sur un livret de Francesco Maria Piave d'après le roman d'Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias (1848) et son adaptation théâtrale (1852).

Victime d'une distribution défaillante, l'œuvre s'est heurtée, lors de sa création, à l'incompréhension du public, dérouté par un drame romantique au caractère intimiste, privé de la distance héroïque traditionnelle et servi par un réalisme musical inaccoutumé. Mais, reconnue à sa juste valeur dès les représentations suivantes, La traviata est devenue au xxe siècle l'une des œuvres les plus jouées dans les opéras de par le monde. L'œuvre de Verdi a bénéficié du talent d'interprètes exceptionnels comme Maria Callas et Renata Scotto qui savaient allier prouesses vocales et qualités dramatiques, ou comme plus récemment Anna Netrebko et Natalie Dessay.

Œuvre parmi les plus célèbres du répertoire, elle fait partie, avec Rigoletto (1851) et Il trovatore (1853), de la « triade » qui a conféré à Verdi, de son vivant, une gloire internationale incontestée.

EMISSION DU MERCREDI 7 MAI 2014

Emission réservée aux instruments : KALMAS BERKERS et LA CLARINETTE


EMISSION DU VENDREDI 9 MAI 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 12 MAI 2014

Emission réservée aux grands compositeurs : HEITOR VILLA LOBOSI

Heitor Villa-Lobos1, né à Rio de Janeiro le 5 mars 1887 et mort dans la même ville le 17 novembre 1959, est un compositeur brésilien.

Biographie
Sa mère est morte lorsqu'il avait 12 ans. Auprès de son grand-père, bibliothécaire, écrivain et mélomane d'une vaste culture, Villa-Lobos apprend le piano, le violoncelle, la clarinette et la guitare. Cette dernière sera son instrument de prédilection. Ce jeune musicien, plutôt autodidacte, découvre sa passion auprès des musiciens de rue. À l'âge de 16 ans, en 1903, il décide de s'enfuir de chez lui et va parcourir le Brésil, plus particulièrement les régions du Nordeste, recueillant au cours de son errance d'authentiques chants traditionnels. « Je trouvais stupide de continuer à imiter Beethoven. Pendant huit ans, j'ai voyagé dans les régions les plus reculées du Brésil […] on m'a cru mort et on a même dit des messes pour le repos de mon âme ! Mais j'ai rapporté de cette expédition d'incroyables richesses. »[réf. souhaitée] Il gagne alors sa vie en jouant dans les cafés et les restaurants. Il effectue d'autres voyages semblables par la suite, bien qu'il entretienne un voile de mystère autour de ceux-ci ; son propre témoignage concernant des aventures avec des tribus cannibales du Nord-est est sujet à caution.

Par la suite, il étudie à l'institut national de musique de Rio de Janeiro, bien que sa musique ne se soit jamais conformée à aucune norme académique. Comme Villa-Lobos le dit bien des années plus tard : « Ma musique est naturelle, comme une chute d'eau ».[réf. souhaitée] Et aussi : « Un pied dans l'académie et vous êtes déformé ».[réf. souhaitée]

Après un autre voyage ethno-musicologique au cœur de (la Chine] en 1912, Villa-Lobos revient à Rio de Janeiro. C'est là, le 13 novembre 1915, qu'il capte l'attention de cette ville en donnant un concert de sa musique nouvelle. Il fait sensation. Arthur Rubinstein est conquis ; il se fait son interprète et lui amène des mécènes. En 1923, il attire suffisamment à lui les faveurs des officiels pour obtenir une bourse pour étudier à Paris. Il y découvre les richesses de l'Europe. Il réside au 13 Place Saint-Michel dans le 6e arrondissement de Paris où une plaque en perpétue le souvenir. À son retour en 1930, Villa-Lobos entame une grande carrière politique et pédagogique et il est nommé directeur de l'éducation musicale de Rio de Janeiro. Tout en continuant la composition, il prend en charge la vie musicale de son pays (organisation de l'enseignement musical dans les écoles et maternelles, préparation des concerts…). Il fonde également le conservatoire national de chant orphéonique et l'académie brésilienne de musique.

En 1944, Villa-Lobos effectue un voyage aux États-Unis pour diriger ses œuvres, obtenant un succès critique et même un certain succès populaire. D'importantes œuvres sont commandées par des orchestres américains et il écrit même une musique de film pour Hollywood, pour le film Vertes Demeures (1959). Les années 1940 sont pour lui une période de triomphe international. Comme compositeur et comme chef d'orchestre, Villa-Lobos est célébré de Los Angeles à New York et Paris. En 1957, pour son soixante-dixième anniversaire, le Brésil institue l'« année Villa-Lobos ».

Il meurt, le 17 novembre 1959 à Rio de Janeiro, ville de son cœur, laissant environ 1 000 œuvres de tous styles, avec 12 symphonies, 17 quatuors à cordes, des opéras, des ballets, des suites, des poèmes symphoniques, des concertos, des œuvres vocales, des pièces pour piano, de la musique religieuse et des musiques de film.

Villa-Lobos, au-delà d'être un grand compositeur, est également un pédagogue musical pour son pays. Il a conçu un système d'apprentissage de la musique pour des générations de Brésiliens, basé sur la riche culture musicale brésilienne, et prenant ses racines dans un patriotisme profond et toujours explicite. Il a composé de la musique chorale pour de grands chœurs d'enfants des écoles, souvent adaptée du folklore. Il a légué au Brésil d'aujourd'hui, même au sein des nouvelles générations élevées avec les écoles de samba ou MTV, un sentiment profond de fierté et d'amour pour lui, mêlé de semblables sentiments pour leur pays. C'est surprenant, si l'on considère qu'il s'agit d'un compositeur de musique « classique » mort en 1959 ; on trouverait difficilement un équivalent de cet engouement en Amérique du Nord.

Œuvres majeures

Villa-Lobos est connu pour sa prolixité, bien qu'il ait probablement exagéré le nombre d'œuvres qu'il a écrites, de nombreux ouvrages étant des arrangements de pièces précédentes. À la fin de sa vie en particulier, Villa-Lobos a fait beaucoup de réécriture.

Son style est unique, et combine des influences européennes, notamment celle de J.-S. Bach, compositeur favori de Villa-Lobos, avec des sources de musique traditionnelle brésilienne.

Les œuvres ci-dessous représentent son héritage musical. À l'exception des ouvrages perdus, elles sont fréquemment jouées dans les récitals et les concerts partout dans le monde et aussi enregistrées sur CD. À l'exception également du Nonetto et des opéras. Même les symphonies sont maintenant disponibles dans un enregistrement intégral.

L'ouvrage le plus populaire de Villa-Lobos est la Bachianas brasileiras n° 5, pour voix et 8 violoncelles, mais également jouée par beaucoup d'autres formations instrumentales. La musique pour guitare seule, comprenant les préludes, les études et le Choros 1 venant en deuxième dans les œuvres les plus populaires. La musique la plus importante est contenue dans les Choros, les Bachianas brasileiras et la série de quatuors à cordes, ainsi que dans de nombreuses pièces pour piano solo - comme le Choros 5 et la Bachianas Brasileiras 4, par exemple — très prisées par les pianistes et le public. Des musiciens de jazz jouent sa musique2.

EMISSION DU MARDI 13 MAI 2014

Emission réservée aux grands opéras : ERNANI de VERDI

Ernani est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi sur un livret de Francesco Maria Piave tiré du drame romantique de Victor Hugo Hernani et créé au Teatro La Fenice, de Venise le 9 mars 1844.

Argument
L'action se déroule en Espagne et à Aix-la-Chapelle en 1519.

Acte I - Le Bandit (Il bandito)
Dans les montagnes d'Aragon et au château de Don Ruy de Silva

Ernani (derrière ce nom se cache en réalité Don Juan d'Aragon) est le chef d'un groupe de bandits avec lesquels il veut soulever une révolte contre le roi Carlo pour le détrôner et venger le meurtre de son père. Il se rend en secret au château de Silva pour rencontrer la nièce de celui-ci, Elvira avec laquelle il partage de tendres sentiments bien qu'elle soit déjà promise à son oncle. Carlo, lui aussi amoureux d'Elvira se trouve déjà là incognito. Elvira le reconnaît mais le repousse et face à son insistance n'hésite pas à se saisir d'un poignard pour défendre son honneur. Ernani fait irruption pour protéger Elvira mais le roi le reconnaît et l'exhorte à la fuite. Silva entre à son tour à l'improviste, indigné par l'attentat à son honneur commis par Carlo mais il reconnaît le roi et lui rend hommage. Carlo permet finalement à Ernani de s'échapper.

Acte II - L'Hôte (L'ospite)
Au château de Don Ruy de Silva

La révolte dirigée par Ernani échoue. Il demande l'hospitalité, travesti en pèlerin, au château de Silva. Celui-ci lui annonce qu'il va épouser Elvira. Ernani bouleversé révèle sa véritable identité et offre sa tête en cadeau de noces. Carlo poursuit Ernani jusqu'au château de Silva mais celui-ci, lié par les lois de l'hospitalité, cache le bandit. Carlo quitte alors le château en exigeant qu'Elvire le suive. Ernani décide alors de révéler à Silva que Carlo est également amoureux d'Elvire et l'exhorte à le laisser venger l'offense faite à son honneur. Ils concluent ensemble un pacte : Ernani remet un cor à Silva ; il lui suffira, lorsqu'il décidera qu'Ernani doit mourir, d'en sonner trois fois.

Acte III - La Clémence (La clemenza)
À Aix-la-Chapelle

Les deux conjurés se rendent à Aix-la-Chapelle sur la tombe de Charlemagne mais ils ont été précédés par Carlo qui revendique le trône impérial. Ernani et Silva décident de le tuer et tirent au sort pour savoir qui exécutera la sentence : ce sera Ernani. Après un nouveau serment entre Ernani et Silva, Carlo maintenant empereur apparaît avec sa suite et décrète la mort des deux conspirateurs. L'intervention d'Elvire fait céder Carlo qui accorde la main de la jeune femme et la vie sauve à Ernani. Silva médite sa vengeance.

Acte IV - Le Masque (La maschera)
À Saragosse

Au château de Don Juan d'Aragon, les préparatifs du mariage battent son plein. Pendant que tous s'abandonnent à la joie, on entend sonner le cor. C'est Silva qui fait valoir le serment. Ernani après avoir évoqué sa vie misérable se poignarde et Elvira s'effondre à son tour sur son corps inanimé.

EMISSION DU MERCREDI 14 MAI 2014

Emission réservée aux instruments : PIANO avec GIDON KREMER

Gidon Kremer (en letton : Gidons Krēmers), né le 27 février 1947 à Riga, est un violoniste et chef d'orchestre letton .

Biographie
Né de parents d'origine allemande, Gidon Kremer commence l'étude du violon à quatre ans avec son père et son grand-père qui sont tous deux des violonistes professionnels, puis à l'École de musique de Riga et enfin avec David Oistrakh au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Il remporte en 1967 le troisième prix au Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique à Bruxelles, le premier prix du Concours Paganini à Gênes en 1969 et le premier prix du Concours international Tchaïkovski à Moscou en 1970.

Le premier concert de Kremer à l'Ouest a lieu en 1975, en Allemagne, suivi par des apparitions au Festival de Salzbourg en 1976 et à New York en 1977. En 1980, il quitte l'Union des républiques socialistes soviétiques et s'établit en Allemagne avec sa deuxième épouse, Elena Bachkirova. L'année suivante, il fonde un festival de musique de chambre à Lockenhaus, en Autriche, axé sur une programmation d'œuvres nouvelles et non-conventionnelles ; depuis 1992, le festival est connu sous le nom de Kremerata Musica et, en 1996, Kremer fonde l'orchestre de chambre Kremerata Baltica, composé de jeunes musiciens originaires des États baltes. Il est un temps également directeur artistique du festival Art Projekt 92 de Munich et du festival d'été de Gstaad (Suisse).

Gidon Kremer fait partie des plus grands violonistes du xxe siècle. L'originalité, la souplesse et l'ultime conviction de ses interprétations font de lui l'une des plus brillantes personnalités du monde de la musique classique. Kremer est connu pour son large répertoire, qui s'étend de Vivaldi ou de Bach jusqu'à nos jours. Il s'est fait le porte-parole d'œuvres de compositeurs comme Astor Piazzolla, Philip Glass, Alfred Schnittke, Lera Auerbach, Arvo Pärt, et John Adams. Parmi les nombreux compositeurs qui lui ont dédiés des œuvres, on peut citer les noms de Sofia Gubaidulina (Offertorium) et Luigi Nono (La lontananza nostalgica utopica futura). Ses partenaires de concert incluent Martha Argerich, Mischa Maïsky, Keith Jarrett, Yo-Yo Ma, Kim Kashkashian, Valery Afanassiev, Oleg Maisenberg, Vadim Sakharov et bien d'autres. Ses apparitions avec les plus grands orchestres du monde et les chefs les plus prestigieux comme Leonard Bernstein, Riccardo Muti, Claudio Abbado, Lorin Maazel, Herbert von Karajan, Nikolaus Harnoncourt, Seiji Ozawa et tant d'autres font partie des plus grands moments de la musique des 30 dernières années. Il possède une large discographie principalement pour le label Deutsche Grammophon, pour qui il enregistre depuis 1978, mais également chez Philips, Teldec, Edition of Contemporary Music etc. Musicien exceptionnel, il n'hésitait à prendre sur son temps pour former, encourager et promouvoir de jeunes talents, telle la jeune virtuose Hélène Grimaud qui lui rendra hommage dans un essai autobiographique « Variations sauvages » paru en 2003. Après avoir joué plusieurs années sur l'Ex David de Guarnerius del Gesù de 1730 Gidon Kremer joue sur un Niccolò Amati datant de 1641.

Gidon Kremer est membre d'honneur du Club de Budapest1.

EMISSION DU JEUDI 15 MAI 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : CHANTS GREGORIENS

Le chant grégorien est le chant liturgique officiel de l'Église catholique de rite romain. Issu du chant messin (Scola Metensis) répandu en Occident à la fin du xie siècle2, il reste pratiqué régulièrement dans certaines églises et communautés religieuses, spécialement dans les cérémonies plus solennelles de la liturgie du rite romain.

Indépendamment de la liturgie, le chant grégorien est aujourd'hui parfois apprécié pour sa qualité esthétique. C'est un genre musical qui en général, par l'acceptation contemporaine de celui-ci, appelle au calme, au recueillement, à la contemplation intérieure.

Le chant grégorien est un chant sacré anonyme, habituellement interprété par un chœure 1 ou par un soliste appelé chantre. Il est destiné à soutenir le texte liturgique en latin.

On trouve des chœurs d'hommes ou de femmes, les abbayes de moniales au Moyen Âge chantaient le répertoire liturgique au même titre que les abbayes d'hommes.

Il doit se chanter a cappella, c'est-à-dire, sans accompagnement harmonisé instrumental, car toute harmonisation, même discrète, modifie la structure de cette musique.

Il s'agit d'un chant homophone, plus précisément chant monodique qui ne peut supporter aucune adjonction de sons étrangers à sa ligne mélodiquew 1 : toutes les voix qui l'exécutent chantent donc « à l'unisson »n 1.

Du point de vue du système mélodique, le chant grégorien est de type modal et diatonique. Les chromatismes en sont généralement exclus, ainsi que les modulations et l'emploi de la sensible. Les différentes échelles utilisées, avec leurs degrés et leurs modes, sont appelées modes ecclésiastiques, ou échelles modales, ou modes anciens — par opposition aux échelles utilisées postérieurement en musique classique tonale.

C'est une musique récitative, qui prend son origine dans le texte, et qui favorise l'intériorisation et la conscience des paroles chantées3,n 2. Son rythme est très varié, par opposition à la cadence régulière de la musique issue de la Renaissance. Le rythme, qui est une question complexe en chant grégorien, découle des paroles et de la musique, en superposant les deux logiques. Dans les passages psalmodiques ou syllabiques, le rythme vient principalement de l'accentuation des motsw 1 ; dans les passages neumatiques ou mélismatiques, c'est la mélodie qui devient prépondérante. Ces deux composantes sont toujours présentes.

Il s'agit d'une synthèse des anciennes traditions européennes, par exemple, les poésies très fleuries en vieux-latin ainsi que les chants romano-franc, synagogal, byzantin. Il est également le fondateur de toute la musique occidentale, tant religieuse que profane

EMISSION DU VENDREDI 16 MAI 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.

Interview de Frédéric Chambert, directeur artistique du Théâtre du Capitole, pour les Due Foscari

I due Foscari est un opéra en trois actes de Giuseppe Verdi, sur un livret de Francesco Maria Piave, créé au Teatro Argentina de Rome le 3 novembre 1844.

Genèse
À la recherche d'un livret pour la Fenice de Venise, Verdi s'intéresse au drame de Byron The two Foscari durant l'été 1843. Séduit par les aspects vénitiens du drame (carnaval, Conseil des Dix), il confie à Francesco Maria Piave le soin d'en préparer le livret. Le projet n'est cependant pas accepté par la Fenice, en raison de sa référence à de nombreuses familles vénitiennes encore vivantes ; Verdi ne renonce pas et propose I due Foscari au Teatro Argentina de Rome.

Comme d'usage, Verdi collabore activement à la rédaction du livret, suggérant à Piave diverses modifications tandis qu'il travaille à l'orchestration de son opéra. Les répétitions commencèrent après le 15 août 1844, sous la direction conjointe de Verdi et de Piave.

Création
Attendue le 22 octobre, l'œuvre est finalement créée le 3 novembre 1844 au Teatro Argentina. Elle reçut un accueil mitigé bien que Verdi fit l'objet d'ovations impressionnantes : selon Emanuele Muzio, compositeur et ami de Verdi, le problème venait du prix très élevé des places ainsi que du fait que les chanteurs ne furent pas à la hauteur de leurs rôles. L'œuvre fut cependant jouée à guichets fermés pendant toute la saison 1844-1845 et valut à Verdi l'honneur de voir une médaille frappée à son effigie.

EMISSION DU LUNDI 19 MAI 2014

Emission réservée aux grands compositeurs : LOUIS SPOR

Louis Spohr, né Ludwig Spohr le 5 avril 1784 à Brunswick dans le duché de Brunswick-Lüneburg au Nord de l'Allemagne et mort le 22 octobre 1859 à Cassel, est un compositeur, violoniste, chef d'orchestre et pédagogue allemand. Il a toujours signé ses œuvres avec la forme française de son prénom, comme il était courant à l'époque (par exemple Beethoven) et, contrairement à ce dernier, c'est cette dernière qui est aujourd'hui reconnue mondialement.

EMISSION DU MARDI 20 MAI 2014

Emission réservée aux grands opéras : NABUCCO de VERDI

Nabucco (titre initial : Nabuchodonosor) est un opéra en quatre parties de Giuseppe Verdi sur un livret de Temistocle Solera1, tiré de Nabuchodonosor (1836), drame d'Auguste Anicet-Bourgeois et Francis Cornue et créé le 9 mars 1842 à la Scala de Milan1. Il évoque l'épisode biblique de l'esclavage des juifs à Babylone symbolisé par le chœur de la troisième partie, le Va, pensiero des hébreux auxquels s'identifiait la population milanaise alors sous occupation autrichienne.


EMISSION DU MERCREDI 21 MAI 2014

Emission réservée aux instruments : VIOLONCELLE et YO YO MA

Yo-Yo Ma, Ernest Ma, dit YoYo, né le 7 octobre 1955 à Paris, est un violoncelliste américain d'origine chinoise.

Né en France à Paris de parents chinois, Marina Lu (chanteuse) et Hiao-Tsiun Ma (violoniste et professeur de musique), Yo-Yo Ma commence à quatre ans l'étude du violoncelle avec son père, puis la poursuit au conservatoire de Saint-Germain-en-Laye avec Mme Lepinte Bèche, élève du maître Paul Bazelaire[réf. souhaitée]. Après un premier concert à six ans à Paris, il part avec ses parents à New York, où il suit l'enseignement de Leonard Rose à la Juilliard School. Il entame sa carrière professionnelle auprès de Leonard Bernstein et revient en France pour jouer avec l'Orchestre national de France et l'Orchestre de Paris, sous la direction de Myung-Whun Chung. Yo-Yo Ma sort en 2004 un album dans lequel il reprend, sous la direction d'Ennio Morricone, et en collaboration avec le Roma Sinfonietta Orchestra, les plus grandes musiques de films du compositeur italien.

Yo-Yo Ma s'est de nombreuses fois montré ouvert aux autres formes musicales, jazz et tango, ainsi qu'aux musiques traditionnelles, comme lorsqu'il joua avec des membres du peuple de la brousse du Kalahari, en Afrique. Il a également travaillé, à plusieurs reprises, avec le compositeur de musiques de films John Williams (Sept ans au Tibet, Mémoires d'une geisha). Sa collaboration avec John Williams a également donné naissance à des œuvres plus classiques, et à une pièce arrangée spécialement pour l'investiture de Barack Obama, le 20 janvier 2009 : Air and Simple Gifts. À cette occasion, Yo-Yo Ma interpréta la pièce en play-back (sans le révéler aux spectateurs) avec Itzhak Perlman, Anthony McGill et Gabriela Montero.

Il a parrainé les premières années de l'Orchestre Divan occidental-oriental, l'orchestre israélo-arabe dirigé par Daniel Barenboim.

Il a récemment rejoint la longue liste des ambassadeurs de la paix de l'ONU, parmi lesquels on trouve de nombreux musiciens : le ténor Luciano Pavarotti (décédé en 2007) ou le jazzman Wynton Marsalis, entre autres.

Il s'est marié avec Jill Hornor en 1977 et ils ont deux enfants, Nicholas et Emily. Ils habitent à Cambridge, Massachusetts. Sa sœur ainée, Yeou-Cheng Marie-Thérèse Ma, est une violoniste, qui s'est mariée avec Michael Dadap, un guitariste. Ils s'occupent d'un orchestre d'enfants, Children's Orchestra Society, à Manhasset, dans l'État de New York.

EMISSION DU JEUDI 22 MAI 2014

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : COLLEGIUM VOCALE DE GENT

Le Collegium Vocale Gent, ou Collegium Vocale de Gand, est un chœur fondé par Philippe Herreweghe en 1970.

La formation est la première à appliquer dans les années 1970, une nouvelle manière d'interpréter la musique baroque, en mettant l'accent sur les textes et la rhétorique1. Très vite, la transparence de ce nouveau langage sonore attire l'attention des grands chefs d'orchestre, tels que Gustav Leonhardt, Nikolaus Harnoncourt, ou Ton Koopman1.

Si le Collegium Vocale est surtout connu pour son interprétation des œuvres des compositeurs baroques d'Allemagne du Nord, tels que Bach, le répertoire de cet ensemble ne se résume pas à la musique baroque. Philippe Herreweghe et le Collegium Vocale ont permis également la redécouverte de la musique ancienne et de la musique de la Renaissance, et interprète aujourd'hui beaucoup de musiques romantiques et contemporaines.

Dans la fin des années 1980, se joint au chœur l'Orchestre du Collegium Vocale Gent.

Reconnu internationalement, le Collegium Vocale s'est produit sur les plus grandes scènes internationales, en Europe, au Japon, aux États-Unis ou encore en Australie1. L'ensemble a produit plus de soixante enregistrements, seul, avec l'Orchestre du Collegium Vocale Gent, avec l'Orchestre des Champs Élysées, le chœur de La Chapelle Royale, ou avec d'autres ensembles

EMISSION DU VENDREDI 23 MAI 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.

Interview de Frédéric Chambert, directeur artistique du Théâtre du Capitole, pour les Due Foscari

I due Foscari est un opéra en trois actes de Giuseppe Verdi, sur un livret de Francesco Maria Piave, créé au Teatro Argentina de Rome le 3 novembre 1844.

Genèse
À la recherche d'un livret pour la Fenice de Venise, Verdi s'intéresse au drame de Byron The two Foscari durant l'été 1843. Séduit par les aspects vénitiens du drame (carnaval, Conseil des Dix), il confie à Francesco Maria Piave le soin d'en préparer le livret. Le projet n'est cependant pas accepté par la Fenice, en raison de sa référence à de nombreuses familles vénitiennes encore vivantes ; Verdi ne renonce pas et propose I due Foscari au Teatro Argentina de Rome.

Comme d'usage, Verdi collabore activement à la rédaction du livret, suggérant à Piave diverses modifications tandis qu'il travaille à l'orchestration de son opéra. Les répétitions commencèrent après le 15 août 1844, sous la direction conjointe de Verdi et de Piave.

Création
Attendue le 22 octobre, l'œuvre est finalement créée le 3 novembre 1844 au Teatro Argentina. Elle reçut un accueil mitigé bien que Verdi fit l'objet d'ovations impressionnantes : selon Emanuele Muzio, compositeur et ami de Verdi, le problème venait du prix très élevé des places ainsi que du fait que les chanteurs ne furent pas à la hauteur de leurs rôles. L'œuvre fut cependant jouée à guichets fermés pendant toute la saison 1844-1845 et valut à Verdi l'honneur de voir une médaille frappée à son effigie.


EMISSION DU LUNDI 26 MAI 2014

Emission réservée aux grands compositeurs : ANTONIO VIVALDI

Antonio Lucio Vivaldi, né le 4 mars 1678 à Venise, mort le 28 juillet 1741 à Vienne, est un violoniste et compositeur italien1. Vivaldi a été l'un des virtuoses du violon les plus admirés de son temps (« incomparable virtuose du violon » selon un témoignage contemporain)R 1 ; il est également reconnu comme l'un des plus importants compositeurs de la période baroque, en tant qu'initiateur principal du concerto de soliste, genre dérivé du concerto grosso. Son influence, en Italie comme dans toute l'Europe, a été considérable, et peut se mesurer au fait que Bach a adapté et transcrit plus d'œuvres de Vivaldi que de n'importe quel autre musicien. Son activité s'est exercée dans les domaines de la musique instrumentale, particulièrement au violon, et de celui de la musique lyrique, et elle a donné lieu à la création d'un nombre considérable de concertos, sonates, opéras, pièces religieuses : il se targuait de pouvoir composer un concerto plus vite que le copiste ne pouvait le transcrire2.

Prêtre catholique, sa chevelure rousse le fit surnommer il Prete rosso, « Le Prêtre roux », sobriquet peut-être plus connu à Venise que son véritable nom, ainsi que le rapporte Goldoni dans ses MémoiresC 1. Comme ce fut le cas pour de nombreux compositeurs du xviiie siècle, sa musique, de même que son nom, fut vite oubliée après sa mort. Elle ne devait retrouver un certain intérêt auprès des érudits qu'au xixe siècle, à la faveur de la redécouverte de Jean-Sébastien Bach ; cependant, sa véritable reconnaissance a eu lieu pendant la première moitié du xxe siècle, grâce aux travaux d'érudits ou musicologues tels Arnold Schering ou Alberto Gentili, à l'implication de musiciens tels Marc Pincherle, Olga Rudge, Angelo Ephrikian, Gian Francesco Malipiero ou Alfredo Casella, et à l'enthousiasme d'amateurs éclairés comme Ezra Pound.

Aujourd'hui, certaines de ses œuvres instrumentales et notamment les quatre concertos connus sous le titre « Les Quatre Saisons » comptent parmi les plus populaires du répertoire classique.

EMISSION DU MARDI 27 MAI 2014

Emission réservée aux grands opéras : AIDA de VERDI

Aida (Aïda en français, pour respecter la diphtongue italienne) est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi, sur un livret d'Antonio Ghislanzoni d'après une intrigue d'Auguste-Édouard Mariette, créé le 24 décembre 1871 à l'Opéra Khédival du Caire.

Genèse
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Commandé par le khédive égyptien, Ismaïl Pacha, pour les fêtes d'inauguration du canal de Suez, il a été représenté pour la première fois au nouvel opéra du Caire construit pour l'occasion1. L'archéologue Mariette avait fourni l'idée et suivi de près le travail de mise en scène, afin que le spectacle soit conforme à ce que l'on savait de l'ancienne Égypte2. Craignant un échec, il retira son nom avant la première.

Verdi n'était pas très favorable à une création en Egypte car le public ne serait pas populaire (pas d'Egyptiens) et allait être constitué par une sorte d'aristocratie à l'allure mondaine.[réf. souhaitée]

« Mais, si ce malheureux opéra devait quand même voir le jour, pour l'amour du ciel, pas de réclames, pas ces chichis qui sont pour moi une humiliation suprêmement humiliante. Oh, tout ce que j'ai vu à Bologne et ce que j'entends maintenant à Florence me soulève le coeur ! Non, non... je ne veux pas de Lohengrinades. Plutôt le feu !! »

Il n'y participe pas et se consacre à la représentation d'Aida à Milan deux mois plus tard.

Création
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Verdi ne désirait pas, à l'origine, écrire d'ouverture pour son opéra, mais un simple prélude orchestral ; Il composa tout de même une ouverture de type « pot pourri » qu'il décida finalement de ne pas faire exécuter à cause de — dit-il — sa « prétentieuse insipidité ».

Aïda eut énormément de succès lors de sa première au Caire le 24 décembre 1871. Les costumes, accessoires et la mise en scène avaient été assurés par Auguste Mariette. N'ayant pas assisté à cette première, Verdi ne fut pas satisfait par ce succès parce que la salle n'était composée que de dignitaires invités, de politiciens et de critiques, mais d'aucun membre du grand public. Il a donc considéré la première européenne, à la Scala de Milan, le 8 février 1872, comme la véritable création.

Le rôle d'Aïda avait été écrit pour Teresa Stolz qui l'interpréta à Milan.

EMISSION DU MERCREDI 28 MAI 2014

Emission réservée aux instruments : PIANO avec EVGENY ZARAFIANT


EMISSION DU VENDREDI 30 MAI 2014

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.