EMISSION DU LUNDI 4 NOVEMVRE 2013

Emission consacrée aux Grands Compositeurs : GEORGES GERSHWIN

George Gershwin est un compositeur américain, né Jacob Gershowitz le 26 septembre 1898 à Brooklyn (New York) et mort le 11 juillet 1937 à Hollywood (Californie).
Né dans une famille juive prolétarienne originaire de Saint-Pétersbourg, totalement autodidacte, George Gershwin fait ses débuts comme pianiste d'orchestre à Broadway. Son frère, Israël dit « Ira », lyriciste, écrit la plupart des textes de ses chansons que s'arrachent bientôt Al Jolson, Fred Astaire, Ginger Rogers ou le producteur Ziegfeld. Créateur du jazz symphonique, il fait triompher ses comédies musicales. À Paris, il rencontre Maurice Ravel. À Vienne, il se lie d'amitié avec Alban Berg. Véritable star, grand amateur de jolies femmes (Paulette Goddard, Simone Simon…), ami d'Arnold Schönberg (avec qui il joue au tennis, mais dont il ne comprend pas la musique), il s'installe à Hollywood pour composer des partitions cinématographiques ou des chansons populaires. Bien d'autres de ses œuvres sont devenues de grands standards de jazz grâce entre autres à Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Herbie Hancock et de nombreux autres chanteurs ou acteurs. Il meurt des suites d'une désastreuse intervention chirurgicale au cerveau.

EMISSION DU MARDI 5 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : HAENDEL et ORLANDO

Georg Friedrich Haendel ou Händel (George Frideric Handel en anglais, comme il l'écrivait lui-même1) est un compositeur allemand, naturalisé britannique, né le 23 février 1685 à Halle et mort le 14 avril 1759 à Londres.
Haendel personnifie souvent de nos jours l'apogée de la musique baroque aux côtés de Bach2. Né et formé en Saxe3, installé quelques mois à Hambourg avant un séjour initiatique et itinérant de trois ans en Italie, revenu brièvement à Hanovre avant de s'établir définitivement en Angleterre, il réalisa dans son œuvre une synthèse magistrale des traditions musicales de l'Allemagne, de l'Italie, de la France et de l'Angleterre4,5.
Virtuose hors pair à l'orgue et au clavecin, Haendel dut à quelques œuvres très connues notamment l'oratorio Le Messie, ses concertos pour orgue et concertos grossos, ses suites pour le clavecin, ses musiques de plein air (Water Music et Music for the Royal Fireworks) de conserver une notoriété active pendant tout le xixe siècle, période d'oubli pour la plupart de ses contemporains. Cependant, pendant plus de trente-cinq ans, il se consacra pour l'essentiel à l'opéra en italien (plus de 40 partitions d'opera seria6 ), avant d'inventer et promouvoir l'oratorio en anglais dont il est un des maîtres incontestés7.
Son nom peut se trouver sous plusieurs graphies : en allemand, Händel peut aussi s'écrire Haendel (le « e » remplaçant l'umlaut, orthographe souvent préférée en français) et, après son installation en Angleterre, lui-même l'écrivait sans tréma : Handel, qui est la manière retenue par les anglophones.

EMISSION DU MERCREDI 6 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : VIOLON et ISAAC STERN

Isaac Stern, né le 21 juillet 1920 à Kremenets (RSS d'Ukraine) et mort le 22 septembre 2001 à New York, est un violoniste américain, l'un des plus illustres représentants de la première génération de musiciens entièrement formés aux États-Unis.

Il a un an lorsque sa famille s'installe à San Francisco. Il reçoit de sa mère ses premières leçons de musique. À huit ans, il entre au Conservatoire de San Francisco où il étudie le violon avec Louis Persinger et Nahum Blinder (1932-1937). Le 18 février 1936, pour son premier concert public, il interprète le Concerto pour violon n° 3 de Camille Saint-Saëns avec l'Orchestre symphonique de San Francisco sous la direction de Pierre Monteux.
En 1950, il rencontre Pablo Casals au Festival de Prades qui lui fait découvrir l'univers de la musique de chambre; il y jouera également avec le hautboïste Marcel Tabuteau le quatuor K.370 et le concerto pour hautbois et violon BWV 1060 de Bach. En 1961, il fonde un célèbre trio avec le pianiste Eugene Istomin et le violoncelliste Leonard Rose, avec lequel il se produira pendant plus d'une vingtaine d'années.

En 1960, à la tête d'un comité de soutien, il s'oppose, avec succès, à la démolition du Carnegie Hall à New York. En 1996, le grand auditorium du Carnegie sera rebaptisé en son honneur.
Musicien engagé, il n'hésite pas à mettre la musique au service de ses convictions. En témoignent ses tournées en Union soviétique en pleine guerre froide, son voyage en Chine au lendemain de la Révolution culturelle (il fut le premier musicien occidental à accepter l'invitation du gouvernement chinois), son premier séjour en Allemagne après avoir refusé pendant des années de s'y produire, son engagement actif pour Israël aux côtés de Golda Meir et David Ben Gourion ou encore le fameux récital donné à Jérusalem en pleine guerre du Golfe devant un public équipé de masques à gaz.
Il a également découvert et soutenu nombre de jeunes talents parmi lesquels Yo-Yo Ma, Itzhak Perlman, Pinchas Zukerman, Shlomo Mintz.
Ses instruments de prédilection ont toujours été les violons de Guarnerius del Gesù, tout d'abord le Vicomte de Panette (1737) acquis en 1947 puis l'ex-Ysaÿe (1740) acquis en 1965. Il a également possédé deux Guadagnini, un Vuillaume de 1846, le Tsar, un Bergonzi et un Stradivarius de 1721, le Kruze.

EMISSION DU JEUDI 7 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : EDITA GRUBEROVA

Edita Gruberová, née le 23 décembre 1946 à Bratislava, alors en Tchécoslovaquie, est une soprano colorature slovaque.
Vedette emblématique de l'opéra de Vienne depuis ses triomphes dans Lucia di Lammermoor et Ariane à Naxos à la fin des années 1970, Edita Gruberova déploie son grand talent dans Verdi, Mozart, Donizetti et Richard Strauss.
Elle est membre de ColineOpéra pour laquelle elle donne fréquemment des récitals.

Carrière

Elle est la fille unique de Gustav Gruber et d'Etela Gruberová. En 1959, elle entre dans un chœur d'enfants où elle fera la connaissance de la jeune Gabriela Beňačková. Lorsqu'elle a quinze ans, le docteur Julius Janko, pasteur à l'église protestante de Rača, prend en main son éducation musicale et lui enseigne le piano et le chant. Par la suite, elle entre au conservatoire, où elle suit l'enseignement de Maria Medvecká, qui lui fait aborder les airs de la Reine de la nuit dans La Flûte enchantée de Mozart.
Le 18 février 1968, elle fait ses débuts sur scène, dans le rôle de Rosina du Barbier de Séville de Rossini. À l'automne, elle se produit au Théâtre du Capitole de Toulouse à l'occasion d'un concours de chant où elle remporte le troisième prix. Le 14 décembre de la même année, elle fait ses débuts en Violetta dans La Traviata de Verdi au Théâtre de Banská Bystrica, où elle est engagée de manière permanente. Elle y chante par la suite les quatre rôles féminins des Contes d'Hoffmann d'Offenbach et celui d'Eliza Doolittle dans My Fair Lady de Frederick Loewe. C'est en 1971 qu'elle s'exilera hors de la Tchécoslovaquie communiste, pour n'y revenir qu'en 1979, lors d'une tournée avec l'Opéra de Vienne.
Le 7 février 1970, elle interprète la Reine de la nuit à l'Opéra d'État de Vienne. C'est un rôle qu'elle chantera cent quarante-quatre fois, sous la direction des plus grands chefs d'orchestre (Josef Krips, Herbert von Karajan, Wolfgang Sawallisch, etc.) et qu'elle enregistrera en studio à trois reprises (avec Alain Lombard, Bernard Haitink et Nikolaus Harnoncourt). Cela ne lui ouvre cependant pas l'accès à des rôles intéressants à Vienne. On ne l'engage que pour chanter des seconds rôles comme la voix de l'Oiseau de la forêt dans Siegfried de Wagner, une modiste dans Le Chevalier à la rose de Strauss, Tebaldo dans Don Carlo de Verdi, Barbarina dans Les Noces de Figaro de Mozart, Olympia dans Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach, et même le rôle parlé d'Ida dans La Chauve-Souris de Johann Strauss fils. Si cette période est difficile à vivre, elle lui permet cependant de ne pas brûler les étapes, de laisser sa voix se développer à un rythme raisonnable et d'être très à l'écoute de ses partenaires.
En 1973, Gruberová travaille avec Ruthilde Boesch, son nouveau professeur de chant, le rôle de Zerbinetta d'Ariane à Naxos de Strauss pour une prise de rôle à Vienne. Cette année-là, elle chante la Reine de la nuit au Festival de Glyndebourne et en concert au Royal Albert Hall de Londres. Elle interprète ensuite pour la première fois Konstanze dans L'Enlèvement au sérail de Mozart à Graz puis enregistre le rôle de Fiakermilli dans Arabella de Strauss sous la direction de Georg Solti pour une version filmée par Unitel.
Herbert von Karajan l'engage pour chanter la Reine de la nuit au Festival de Salzbourg 1974 dans une production de Giorgio Strehler, qui ne sera jamais reprise. En 1975, elle se produit pour la première fois dans un récital de Lieder, à Vienne. La mélodie avec accompagnement au piano est un genre qu'elle continue à cultiver et dans lequel elle excelle. Elle aborde ensuite le rôle-titre de Lucia di Lammermoor de Donizetti à Graz.
C'est le 20 novembre 1976 qu'elle obtient le premier grand triomphe de sa carrière. Karl Böhm dirige une nouvelle production d'Ariane à Naxos, dans une mise en scène de Filippo Sanjust. Il a engagé Edita Gruberová après audition, ainsi qu'une pléiade de grands chanteurs comme Gundula Janowitz, Agnes Baltsa, James King, Barry McDaniel, Erich Kunz, Walter Berry, Heinz Zednik, Georg Tichy ou Gerhard Unger. Elle restera peut-être dans l'histoire de la musique comme la plus grande Zerbinetta de tous les temps ; Karl Böhm, qui avait personnellement connu Richard Strauss, a regretté que le compositeur n'ait pas eu la chance de l'entendre.
Elle fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York en Reine de la nuit, sous la direction de James Conlon, en janvier 1977. Très peu à l'aise en avion et dans les grandes villes modernes, elle n'y donnera qu'un peu plus de vingt représentations durant sa carrière.
En 1978, l'Opéra de l'État de Vienne monte pour elle une nouvelle production de Lucia di Lammermoor, œuvre qui n'avait pas été représentée dans la capitale autrichienne depuis la tournée légendaire du Théâtre de la Scala de Milan avec Karajan et Maria Callas en 1956. C'est à nouveau un triomphe. Le bel canto romantique prend une part de plus en plus importante dans la carrière de la chanteuse. De Donizetti, elle abordera également Lucia di Lammermoor, La Fille du régiment, Maria Stuarda, Roberto Devereux, Anna Bolena ; de Bellini, elle chantera I Capuleti e i Montecchi à Londres, sous la direction de Riccardo Muti, comme en témoigne un disque paru chez EMI, Beatrice di Tenda, I puritani. En 1989 elle chante la La traviata à Versailles à l'occasion du Bicentenaire de la Révolution.
Sa collaboration avec le chef autrichien Nikolaus Harnoncourt a été très fructueuse. Ils ont particulièrement travaillé ensemble dans le domaine mozartien et ont enregistré ensemble Lucio Silla, La finta giardiniera, Così fan tutte (pour un film de Jean-Pierre Ponnelle), Don Giovanni, La Flûte enchantée et des airs de concerts rarement interprétés.
En 2003, elle fête au Bayerische Staatsoper de Munich ses trente-cinq ans de carrière en interprétant Rosina, le rôle de ses débuts. En mai 2004, elle interprète sa deux-centième Lucia, à Berlin. En décembre 2005, c'est Zerbinetta qu'elle interprète pour la deux centième fois, à l'Opéra d'État de Vienne, dans la production qu'elle a créée en 1976. Elle se produit principalement sur les scènes lyriques de Munich, de Barcelone, de Berlin, de Vienne et donne de nombreux concerts.
En février 2008, elle aborde le rôle-titre dans Lucrezia Borgia (Donizetti) en version de concert au Liceo de Barcelone. Après 40 ans de carrière, elle y fait montre d'un tel engagement et d'une telle maîtrise technique (un pianissimo soutenu pendant 20 secondes; un suraigu final triomphant) que le public en délire déploie des banderoles avec son portrait ou des slogans tels "Edita, simply the best" et la rappelle pendant 35 minutes. Sa prise de rôle scénique est prévue pour février 2009 à Munich.
En mai 2008, elle se produit en Italie lors de récitals de Lieder à Rome et à la Scala de Milan. Elle revient à Prague pour un récital d'airs d'opéras (de Mozart, Bellini, Donizetti) avec l'Orchestre de la Radio Tchèque. Elle termine sa saison 2007-2008 en chantant au mois de juin les rôles d'Elvira (les Puritains de Bellini) et d'Elisabetta (Roberto Devereux de Donizetti) à Munich, ainsi qu'un concert pour le championnat de football UEFA EURO 2008 à Vienne. En juillet, elle chante au Festival de Munich le rôle de Norma aux côtés d'Elīna Garanča, avec qui elle avait gravé sa dernière intégrale d'opéra chez Nightingale Classics.
Lors de la saison 2008-2009, elle se produisit au Japon, en Suisse, en Allemagne et en Espagne, après avoir repris le rôle de Zerbinetta à l'Opéra de Vienne. Elle était également membre du jury du premier concours international de chant Marcello Viotti, en septembre 2008. Lors de ses concerts en Suisse (décembre 2008) et à Barcelone (avril 2009), elle aborda pour la première fois la grande scène de Donna Elvira (Don Giovanni de Mozart) et chanta également les airs de fureur d'Elettra (Idomeneo de Mozart), rôle qu'elle n'a jamais chanté sur scène mais qu'elle avait gravé en studio pour Decca, aux côtés de Luciano Pavarotti.
Lors de la saison 2009-2010, elle revient en France pour chanter des airs extraits d'opéras de Mozart, Bellini, Donizetti. Elle se produit également en Allemagne, en Autriche et en Belgique dans Norma, les Puritains, Lucia di Lammermoor, Lucrezia Borgia, Ariane à Naxos, Roberto Devereux. En août 2010, elle chante Norma de Bellini au Festival de Salzbourg.
En 2011, elle reprend le rôle d'Anna Bolena de Donizetti au Gran Teatre de Liceu à Barcelone, dans une nouvelle production de Rafel Duran, sous la direction d'Andriy Yurkevych. Le 7 mai 2011, elle donne un récital d'airs d'opéras italiens au Schiller Theater de Berlin. Sa prochaine prise de rôle est prévue en 2012 : ce sera Alaide dans La Straniera de Bellini, en version de concert à Munich puis en version scénique à Zurich, en juin 2013, dans une mise en scène de Christof Loy, ainsi qu'au Theater an der Wien en janvier 2015. En 2011-2012, elle chante au Japon, en Hongrie, en Slovaquie, en Allemagne, en France, en Autriche, en Italie (la Scala de Milan), en République Tchèque.

EMISSION DU VENDREDI 8 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU MARDI 12 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : DONIZETTI et ANNA BOLENA

Anna Bolena (Anne Boleyn) est un opéra seria en deux actes de Gaetano Donizetti, livret de Felice Romani1, créé au Teatro Carcano à Milan, le 20 décembre 18301.

Personnages
Anna Bolena - soprano
Giovanna Seymour - mezzo-soprano
Percy - ténor
Enrico VIII - basse
Smeaton - mezzo-soprano
Rocheford - basse
Hervey - ténor

Argument
L'action, qui s'appuie sur des faits historiques1, se déroule en 1536 au château de Windsor, puis à la tour de Londres.
Le roi d'Angleterre Henri VIII est lassé de sa deuxième épouse Anne Boleyn, et aime une dame de compagnie de la reine, Jeanne Seymour, qui bien que se sentant coupable ne peut nier l'amour qu'elle ressent pour le roi. Le roi rappelle d'exil Henry Percy, ancien fiancé de la reine, et profite de cette situation pour inventer une accusation d'adultère. La reine et Percy sont donc arrêtés, emprisonnés, jugés et condamnés à mort.


EMISSION DU MERCREDI 13 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : CLARINETTE et PAUL MEYER

Paul Meyer est un clarinettiste et chef d'orchestre français, né à Mulhouse le 5 mars 1965.

Biographie
Il fait ses études au Conservatoire de Paris et à la Musikhochschule de Bâle. Il donne son premier concert en tant que soliste avec l'Orchestre Symphonique du Rhin à l'âge de treize ans. Il débute une carrière de soliste après avoir remporté le Concours Eurovision des Jeunes Musiciens Français en 1982, et le prestigieux Young Concert Artists Competition en 1984 à New York.
Comptant parmi les clarinettistes actuels les plus réputés, Paul Meyer joue avec la plupart des grandes formations internationales telles que l'Orchestre national de France, l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, l'Orchestre philharmonique de la BBC, l'Orchestre symphonique de la NHK, l'Orchestre symphonique de Berlin[Lequel ?], l'Orchestre philharmonique de Dresde, le Sinfonia Varsovia, l'Orchestre philharmonique de Radio France, l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, l'Orchestre national Bordeaux Aquitaine, l'Orchestre philharmonique de Strasbourg, le Mahler Chamber Orchestra, sous la direction de grands chefs tels que Luciano Berio, Dennis Russell Davies, Michael Gielen, Hans Graf, Günther Herbig, Marek Janowski, Emmanuel Krivine, Jerzy Maksymiuk, Yehudi Menuhin, Kent Nagano, Esa-Pekka Salonen, Heinrich Schiff, Ulf Schirmer (en), Michael Schønwandt (en) et David Zinman.
En plus du répertoire classique et romantique, Paul Meyer participe à la création d'œuvres contemporaines dont le concerto de Krzysztof Penderecki au Festival de Bad Kissingen, le concerto de Gerd Kühr (en) au Festival de Salzbourg, le concerto de James MacMillan à Glasgow, ou encore Alternatim de Luciano Berio, concerto qui lui est dédié et qu'il présente également à Berlin, Paris, Rome, Tokyo, au Pays de Galles, au Festival de Salzbourg et au Carnegie Hall à New-York. En 2000, il donne à Paris la création du Concerto pour clarinette de Michael Jarrell avec l'Orchestre de Paris et Sylvain Cambreling et au Konzerthaus de Vienne la création mondiale du Quintette avec piano de Krzysztof Penderecki avec Mstislav Rostropovitch, Yuri Bashmet, Dimitri Alexeev et Julian Rachlin. En 2005, il donne à l'Opéra de Rennes la création de "(une) Ouverture" pour clarinette et orchestre de Jean-Philippe Goude.
Passionné de musique de chambre, Paul Meyer collabore avec d'éminents artistes et amis dont François-René Duchâble, Éric Le Sage, Maria Joao Pirès, Yuri Bashmet, Gérard Caussé, Gidon Kremer, Yo-Yo Ma, Mstislav Rostropovitch, Vladimir Spivakov, Tabea Zimmermann, Heinrich Schiff, Barbara Hendricks, Natalie Dessay, Emmanuel Pahud et les quatuors à cordes Carmina, Cleveland, Hagen, Melos, Emerson, Takacs et Vogler. Il a eu l'honneur de jouer en musique de chambre avec Isaac Stern et Jean-Pierre Rampal.

EMISSION DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : EMMA KIRBY

Carolyn Emma Kirkby, née le 26 février 1949 à Camberley (Angleterre), est une soprano britannique, et l'une des spécialistes les plus reconnues de la musique ancienne. Au terme d'une longue carrière de soliste.

Biographie

Cette soprano britannique s'est exclusivement consacrée à la musique ancienne (elle est à ce titre, selon le Daily Telegraph, « la plus grande soprano n'ayant jamais chanté une note de Verdi1»). La particulière clarté de son timbre vocal est bien connue des amateurs de musique ancienne. Son style, typiquement anglais, privilégie l'atténuation et trouve son expressivité dans la suggestion.
Emma Kirkby s'est faite une spécialité du répertoire anglais s'étendant de la période élisabéthaine (1658) à celle de Georges II (1760). Ses enregistrements des Lute songs de Dowland sont particulièrement cités comme étant des classiques. « J'adore chanter les pièces qui incarnent véritablement les textes et qui les chérissent, et je préfère les textes, surtout ceux de la Renaissance, qui ont justement été écrits pour être chantés »2 précise-t-elle.
Avant même de songer à entamer une carrière de musicienne, Emma Kirkby suit des études de littérature anglaise à Oxford, à la suite desquelles elle enseigne d'ailleurs quelques années. C'est lors de cette période qu'elle développe sa familiarité avec les textes anciens.
Emma Kirkby a reçu en 2000 l'Ordre de l'Empire britannique. Le premier enregistrement mondial du Gloria de Haendel, œuvre nouvellement découverte en 2001, lui est personnellement confié, et une partie du Hanford Nativity Play a été tout spécialement composée pour elle 3.
En 2007, le BBC Music Magazine a publié un classement des vingt plus grandes sopranos du XXe siècle selon les critiques anglais4 où Emma Kirkby est classée 10e, ce qui a suscité de nombreuses controverses. Si elle est considérée, pour la plupart des mélomanes anglais, comme la Queen of ancient music, elle ne possède effectivement pas la voix puissante de nombreuses artistes lyriques. Et bien qu'en contrepartie, elle ait parfaitement développé l'art typiquement baroque de lancer sa voix, un certain manque de corps lui est parfois reproché par la critique.

EMISSION DU VENDREDI 15 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : ALEXANDER GLAZUNOV

Alexandre Konstantinovitch Glazounov (en russe : Александр Константинович Глазунов) est le dernier grand compositeur romantique russe, né à Saint-Pétersbourg le 10 août 1865 ­et mort à Neuilly-sur-Seine le 21 mars 1936.

Biographie
Il prend des cours de musique avec Nikolaï Rimski-Korsakov, à qui il a été recommandé par Mili Balakirev qu'il avait rencontré à l'âge de 14 ans. À 16 ans, il compose sa première symphonie et son poème symphonique Stenka Razine, avant de se consacrer à la musique de chambre avec le groupe Belaïev.
Il fait ses débuts de chef d'orchestre en 1888 et dirige les Concerts symphoniques russes créés par Mitrofan Belaïev. Il est nommé professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg en 1899, puis directeur de 1905 à 1928. Après la guerre, il participe activement à la réorganisation du conservatoire de Léningrad. Il quitte l'Union soviétique « pour raison de santé » en 1928 et fait de nombreuses tournées en Europe et aux États-Unis avant de s'installer en France. En 1929, il dirige l'enregistrement des Saisons, dont la réédition en CD révèle ses grandes qualités de chef d'orchestre.
Il écrit notamment des poèmes symphoniques, des symphonies, des ouvertures, concerti et des ballets. En 1887, il aide Rimski-Korsakov à terminer l'opéra Le Prince Igor de Borodine. Il se distingue notamment en reconstituant de mémoire l'ouverture qu'il avait entendu jouer une seule fois.

EMISSION DU MARDI 19 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : HUMPERDINCK et HANSEL ET GRETEL

Engelbert Humperdinck, né à Siegburg (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) le 1er septembre 1854 et mort à Neustrelitz (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale) le 27 septembre 1921, est un compositeur allemand de musique classique, connu surtout pour son opéra Hänsel und Gretel (1893).

Biographie
En 1872, il entre au conservatoire de Cologne où il a pour professeur Ferdinand Hiller. En 1876, il obtient une bourse qui lui permet de s'établir à Munich, où il étudie avec Franz Lachner et plus tard avec Josef Rheinberger. Il remporte le prix de la Fondation Mendelssohn (Mendelssohn Stiftung) de Berlin en 1879, puis il part pour Naples où il fait la connaissance de Richard Wagner, qui l'invite à se rendre à Bayreuth.
Il passe deux ans en tant que professeur à Barcelone (entre 1875 et 1877) au Conservatori superior de música del Liceu. Pendant les années 1880-1881, Humperdinck participe à la production de Parsifal. Il retourne à Cologne en 1887. Il devient alors professeur au Conservatoire Hoch à Francfort en 1890 et professeur d'harmonie à l'école de chant de Stockhausen.
Des sept opéras composés par Humperdinck, seul Hänsel und Gretel, produit à Weimar en 1893, a connu une certaine audience. Il est régulièrement joué en Allemagne au moment des fêtes de Noël et dans la plupart des autres scènes lyriques du monde entier.
Humperdinck est très influencé par Richard Wagner avec qui il collabore en tant qu'assistant. Hänsel und Gretel mêle brillamment des chants traditionnels avec une orchestration qui évoque Parsifal ou Le Crépuscule des dieux et un sens aigu des leitmotiv. Piotr Kaminski, dans Mille et un opéras, souligne avec ironie que les cris de la sorcière évoquant une grotesque chevauchée des Walkyries pourrait bien être un « meurtre du père1 ». Humperdinck est aussi le premier compositeur à utiliser une technique vocale à mi-chemin entre le chant et le parlé, technique exploitée plus tard par Arnold Schoenberg pour la première version de Königskinder, œuvre qui connaîtra cependant un échec et sera rapidement retirée de l'affiche.

EMISSION DU MERCREDI 20 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : COR et ANDRE JOULAIN


EMISSION DU JEUDI 21 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : BRIGITTE FASSBAENDER

Brigitte Fassbaender (née le 3 juillet 1939 à Berlin) est une mezzo-soprano allemande, chanteuse d'opéras et de lieder.

Biographie
Fille du baryton Willi Domgraf-Fassbaender et de l'actrice Sabine Peters, elle étudie le chant avec son père au Conservatoire de Nuremberg de 1957 à 1961.
Fassbaender débuta à l'Opéra de Munich en 1961. Elle en resta membre de la troupe pendant des décennies, avant de s'y mettre à la mise en scène. Elle apparut fréquemment au Festival de Salzbourg.
Dotée d'un physique séduisant avec ses grands yeux bruns et sa silhouette élancée, Fassbaender était au zénith de sa carrière dans les années 1970, où elle chantait Carmen, Octavian et Brangäne sur toutes les scènes du monde. Elle chantait également les arias de contralto dans les passions de Jean-Sébastien Bach.
Elle termine sa carrière sur un succès en interprétant Klytemnestra dans Elektra de Richard Strauss au Metropolitan Opera de New York en 1995. Elle mène depuis une carrière de metteur en scène d'opéra et occasionnellement de récitante (Gurre-Lieder de Schoenberg en septembre 2007).

EMISSION DU VENDREDI 22 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.


EMISSION DU LUNDI 25 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : EDWARD GRIEG

Edvard Hagerup Grieg [ˈɛdʋɑʁd ˈhɑːgəʁʉp ˈgʁɪg] (né le 15 juin 1843, à Bergen – mort le 4 septembre 1907, à Bergen) est un compositeur et pianiste norvégien de la période romantique. Sa découverte en 1863 du folklore norvégien et de ses danses paysannes en fera toute sa vie un militant inépuisable d'un art musical national. Grand harmoniste auquel ne seront pas indifférents un Claude Debussy ou un Maurice Ravel, maître de la petite forme (pièces pour piano), il composera ses œuvres les plus célèbres dans le domaine orchestral comme le Concerto pour piano en la mineur et Peer Gynt, musique de scène composée pour le drame d'Henrik Ibsen.

EMISSION DU MARDI 26 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : lA ZINGERA de DONIZETTI

La zingara (La Bohémienne) est un opéra semiseria (melodramma semiserio) en deux actes, musique de Gaetano Donizetti, livret d'Andrea Leone Tottola, représenté pour la première fois au Teatro Nuovo de Naples le 12 mai 1822.

Histoire
Après le succès de Zoraida di Granata, créé à Rome au début de 1822, Donizetti part dans la seconde quinzaine de février pour Naples, où il s'est engagé par contrat vis-à-vis de l'impresario Domenico Barbaja. Il y arrive peu de jours avant que Rossini ne quitte définitivement la ville avec Isabella Colbran, la célèbre prima donna qu'il ne va pas tarder à épouser.
À Naples, parmi divers travaux comme la direction des répétitions d'un ouvrage de Carafa et la composition d'une cantate pour la naissance de la fille du prince de Salerne, Marie-Thérèse, future impératrice du Brésil, Donizetti compose très rapidement1 un nouvel opéra sur un livret du prolifique Andrea Leone Tottola, basé sur un mélodrame de Louis-Charles Caigniez intitulé La Petite bohémienne (Paris, 1816)2, lui-même imité d'une pièce d'August von Kotzebue.
Créée au Teatro Nuovo le 12 mai 1822, La zingara enchante le public napolitain3 et reçoit vingt-huit représentations consécutives. Donizetti lui-même écrit le 14 mai : « Le chanceux Donizetti a fait ses débuts dimanche avec La zingara, et le public n'a pas ménagé ses compliments. Je pourrais presque dire qu'il l'en a couvert, alors qu'à Naples ils applaudissent très peu [...] Hier, à la deuxième représentation, le public n'a pas négligé certains morceaux qui lui avaient échappé le premier soir. J'ai été appelé à nouveau pour recevoir des applaudissements que les chanteurs méritaient peut-être plus que moi. Ce soir, pour la première fois, le roi4 viendra. »5
Dès le mois de juillet, La zingara est reprise à Naples et tient encore l'affiche pendant vingt représentations6. Premier opéra de Donizetti à être représenté en dehors d'Italie, elle est donnée en Allemagne en 1823. Elle a sa dernière représentation au xixe siècle à La Havane en 18597. Elle n'est remontée, avec succès, qu'en 2001 au festival de Martina Franca.

EMISSION DU MERCREDI 27 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : FLUTE et EMMANUEL PAHUD

Emmanuel Pahud (né à Genève le 27 janvier 1970) est un flûtiste suisse, principalement connu pour son répertoire baroque et classique.
Pahud n'est pas né dans une famille de musiciens. C'est durant sa jeunesse que les sons de la flûte l'ont captivé. De quatre à vingt-deux ans, il a été instruit et encadré par des flûtistes tels que François Binet, Carlos Bruneel et Aurèle Nicolet. Formé au Conservatoire de Paris, il se lance dans une carrière de soliste et rejoint l'Orchestre philharmonique de Berlin en 1992.
Son répertoire est très varié ; il joue de la musique baroque, classique et contemporaine ainsi que du jazz.

Biographie
Il commence ses études musicales à l'âge de 6 ans à Rome. En 1990, après avoir obtenu son prix au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, il suit l'enseignement d'Aurèle Nicolet de Peter-Lukas Graf ou encore de Carlos Bruneel. Il remporte plusieurs premiers prix dans d'importants concours internationaux parmi lesquels Duino en 1988, Kōbe en 1989 et Genève en 1992.
Il remporte le Prix des solistes au Concours de la Communauté de radio de langue française et le Prix Juventus du Conseil de l'Europe. Emmanuel Pahud est également lauréat de la Fondation Yehudi Menuhin et de la Tribune internationale de l'UNESCO pour les musiciens. À l'âge de 22 ans, il est nommé première flûte de l'Orchestre philharmonique de Berlin, poste qu'il occupe encore à ce jour1.
En 1998, Emmanuel Pahud a reçu un prix aux Victoires de la musique classique catégorie soliste instrumental ainsi que le Grand prix de la Nouvelle Académie du disque français pour son enregistrement de musique française en duo.
Le 5 juin 2009, il est nommé Chevalier des arts et des lettres à Berlin2.

EMISSION DU JEUDI 28 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : JULIA VARADY

Julia Varady, née le 1er septembre 1941 à Oradea (Roumanie), est une chanteuse d'opéra allemande d'origine hongroise de Roumanie.

Biographie
Julia Varady étudie le chant à l'École de musique de Cluj puis au Conservatoire de Bucarest avec le professeur Arta Florescu qui lui trouve d'abord une voix d'alto. Elle chante ses premiers opéras, de Mozart et Puccini, pendant ses études, puis débute à l'opéra de Cluj en 1962. Pendant dix ans, elle s'y produit dans des rôles de soprano lyrique, de soprano dramatique, de mezzo-soprano et d'alto. On peut l'entendre également à Bucarest et à Budapest.
En 1970, sa carrière prend une dimension internationale réelle avec son engagement en Allemagne par Christoph von Dohnanyi, d'abord à Francfort puis à Cologne.
Après son passage très remarqué dans le rôle de Vitellia (La Clemenza di Tito) lors du Festival de Munich, elle est engagée à l'Opéra de Bavière à partir de 1973. Pour avoir une idée de l'étendue de son art, il suffit de faire la liste de quelques-uns des rôles qu'elle aborde à Munich : Lady Macbeth (Macbeth), Elettra (Idomeneo), Santuzza (Cavalleria Rusticana), Cio-cio-san (Madame Butterfly), Liu (Turandot), Violetta (La Traviata), Leonora (La Forza del Destino), Elisabetta (Don Carlos), Senta (Le Vaisseau Fantôme) et Aïda. C'est également à Munich qu'elle rencontre le baryton Dietrich Fischer-Dieskau qui deviendra son mari.
Familière de l'Opéra allemand de Berlin (Deutsche Oper Berlin ou DOB), de Covent Garden à Londres, de l'opéra d'État de Vienne (Wiener Staatsoper) et de La Scala de Milan, elle participe aux festivals d'Édimbourg et de Salzbourg, notamment dans les rôles de la Comtesse des Noces de Figaro, de Vitellia (La Clemenza di Tito) et de la Desdemona de l'Otello de Verdi. Elle fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York en 1977 en Donna Elvira (Don Giovanni). Elle chante Sieglinde (La Walkyrie) à Tokyo et Abigaille (Nabucco) à l'Opéra Bastille à Paris. Elle est l'une des rares chanteuses à aborder aussi bien les rôles de soprano léger de Mozart que les rôles dramatiques de Verdi.
Julia Varady a décidé de quitter la scène en 1998 mais a continué de se produire en concert jusqu'au 17 août 2003, où elle a chanté le Requiem allemand de Brahms au Festival de Salzbourg.
Son répertoire est impressionnant : il couvre non seulement les rôles féminins principaux de Mozart, Verdi, Richard Strauss et Wagner mais aussi ceux de Puccini et quelques-uns de Tchaïkovski et même d'Offenbach - Giulietta et Antonia des Contes d'Hoffmann - ou Judith du Château de Barbe-Bleue de Bartók. Elle aborde par exemple 31 rôles différents au cours de ses années munichoises. Au titre des curiosités, on citera le seul rôle qu'elle aura chanté sur scène en français, celui de Micaëla (Carmen). On notera l'amplitude de sa tessiture (un registre grave particulièrement développé) et les différents types d'emplois auxquels se prêtait sa voix : soprano dramatique, soprano lyrique, colorature dramatique, mezzo-soprano.
Mais plus encore, c'est la fougue et la passion qu'elle mettait dans ses rôles, sa compréhension profonde du texte et de ses personnages qui transparaît dans son chant, la beauté de celui-ci et enfin son engagement et son expressivité sur scène comme au disque.
Julia Varady enseigne actuellement le chant à Berlin et à Karlsruhe. Elle a également participé à des master-classes publiques à Berlin, Karlsruhe et Stuttgart en 2008.

EMISSION DU VENDREDI 29 NOVEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.