EMISSION DU MARDI 1 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : CARMEN et GEORGES BIZET

En imaginant, dès l'ouverture, une musique dont la clarté éblouit et la puissance tragique étreint, Georges Bizet a paré la Carmen de Prosper Mérimée d'une robe étincelante et fatale. Les airs, duos, chœurs et danses de cet opéra-comique – fleur du romantisme français qui demeure aujourd'hui encore le plus joué au monde – sont non seulement très entêtants, mais ils vivifient un théâtre bouillonnant de vie, où l'amour et ses ravages naissent et meurent sous le ciel de Séville et de ses férias. Un parfum d'épices et de braise passe sur Carmen, un goût de passion impossible, dont on devine d'emblée qu'il se règlera par le sang. Depuis plus d'un siècle, l'opéra français a le visage de Carmen, victime et prédatrice, bohémienne et princesse aux pieds nus, femme libre et femme moderne.

Résumé
En Espagne, à Séville. Arrêtée à la suite d'une querelle, Carmen, bohémienne au tempérament de feu, séduit le brigadier Don José, fiancé à Micaëla, et lui promet son amour s'il favorise son évasion. Don José libère Carmen, et se fait emprisonner à son tour. Il la retrouve deux mois plus tard parmi les contrebandiers. Pour elle, José se fait déserteur, et enchainé à sa passion dévorante pour Carmen, la poursuit de sa jalousie. La bohémienne finit par le repousser, et seule Micaëla parvient à ramener José au chevet de sa mère mourante. L'ultime rencontre entre Carmen et Don José se déroule devant les Arènes de Séville : alors qu'elle attend son nouvel amant, le torero Escamillo, José tente, dans une ultime confrontation, de convaincre Carmen de revenir auprès de lui. Désespéré, Don José supplie, implore, menace, mais elle, brave, refuse net : il la poignarde, avant de confesser son crime devant la foule.

EMISSION DU MERCREDI 2 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux instruments : GUITARE et JEFFREY MCFADDEN

La guitare est un instrument à cordes pincées joué aux doigts ou avec un plectre (ou mediator). Ses cordes, au nombre de six le plus souvent, sont reliées au chevalet et disposées parallèlement à la table d'harmonie. Son manche est généralement coupé de frettes sur lesquelles on appuie les cordes pour produire des notes différentes. C'est la version européenne la plus courante de la catégorie organologique des luth-boîte à manche. Elle se différencie des instruments similaires (balalaïka, bouzouki, charango, luth, mandoline, oud, théorbe) principalement par sa forme, et secondairement par son accord le plus habituel. Des variantes de guitare sont appelées, régionalement, par des noms particuliers : viola, violão, cavaco et cavaquinho (Brésil) ; tiple et requinto (Amérique espagnole) ; ukulele (Polynésie)...
On fabrique plusieurs types de guitare différant par leur timbre tout en partageant la plupart de leurs techniques de jeu, basées sur l'excitation des cordes par une main, tandis que les doigts de l'autre les appuient sur le manche, réduisant la longueur de la partie vibrante ; plus celle-ci est courte, plus le son est aigu. Le corps creux de la guitare, généralement appelé caisse de résonance, transforme cette vibration en ondes sonores. La guitare électrique, dérivée de la guitare au cours du xxe siècle, peut se dispenser de corps creux, ce qui en fait, en toute rigueur, un instrument nouveau qui inclut un amplificateur électronique et son haut-parleur, avec des possibilités de variations de timbre largement au-delà de la guitare acoustique, dans toutes ses variantes1.
Par son encombrement réduit, son faible poids, sa richesse harmonique, son coût modique et son adaptation à de nombreux genres musicaux, la guitare est l'instrument favori de beaucoup pour l'accompagnement du chant. Comme elle permet de chanter en même temps qu'on en joue, elle est aussi prisée par beaucoup d'auteurs-compositeurs-interprètes contemporains.
La musique classique européenne a fourni un répertoire pour guitare ; celle-ci est aussi un instrument caractéristique du flamenco où elle accompagne le chant et la danse. Le choro brésilien, la musique mariachi au Mexique l'intègrent dans des ensembles.
Sa popularité, déjà établie aux siècles derniers, s'est accentuée avec la diffusion internationale des musiques anglo-saxonnes au xxe siècle : jazz, blues, pop, rock, reggae, soul. La guitare se rencontre dans des interprétations modernes de musiques africaines, latines ou celtiques. Avec le piano, l'harmonica et le violon, c'est un des instruments les plus diffusés au monde.

EMISSION DU JEUDI 3 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : ANNE SOFIE VON OTTER

Anne Sofie von Otter est une mezzo-soprano suédoise née le 9 mai 1955 à Stockholm. Elle enregistre depuis 2010 pour le label indépendant naïve.

Son père, Göran von Otter, était diplomate et elle grandit à Bonn, Londres et Stockholm.
Elle commence ses études à Stockholm, poursuit sa formation auprès de Vera Rozsa à la Guildhall de Londres et débute en 1982 au sein de la troupe de l'opéra de Bâle.
Sa voix la porte naturellement à endosser des rôles de travestis, de jeunes hommes.
Elle entame ensuite une grande carrière internationale où les opéras de Mozart et Strauss sont prédominants dans son répertoire. Elle donne également des récitals de mélodies dans le monde entier.
En 2001, elle collabore de manière inattendue avec l'auteur-compositeur Elvis Costello sur l'album For the Stars.
En 2006, elle sort l'album I let the Music Speak, qui reprend des compositions de Benny Andersson du groupe Abba.
En 2010, elle sort l'album Love Songs avec le pianiste américain Brad Mehldau chez naïve et rejoint ainsi que label indépendant.
En 2011, paraît son disque consacré à Berlioz Les nuits d'été / Harold en Italie avec Les musiciens du Louvre-Grenoble dirigé par Marc Minkowski et Antoine Tamestit.
En 2012 paraît son disque Sogno Barocco enregistré avec Sandrine Piau et l'ensemble Cappella Mediterranea dirigé par Leonardo García Alarcón.
Le 21 octobre 2013 paraîtra son album Douce France dédié à la mélodie et à la chanson française, de Debussy à Moustaki...

EMISSION DU VENDREDI 4 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.
Interview de Catherine D'Argoubet, directeur artistique du Festival des GRANDS INTERPRETES de Toulouse


EMISSION DU LUNDI 7 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : FREDERIC CHOPIN

Frédéric François Chopin est un compositeur et pianiste polonais virtuose, né le 1er mars 1810Z 2,2 à Żelazowa Wola (Pologne3), et mort à Paris (France) le 17 octobre 1849.
Après sa formation au Conservatoire de Varsovie et un début de carrière en Pologne et à Vienne, il choisit d'émigrer en France où il trouve son inspiration dans l'effervescence du monde pianistique parisien et dans le souvenir de sa patrie meurtrie. Il y rencontre George Sand, qui sera sa compagne pendant neuf ans.
Reconnu comme l'un des plus grands compositeurs de musique de la période romantique, Frédéric Chopin est aussi l'un des plus célèbres pianistes du xixe siècle. Sa musique est encore aujourd'hui l'une des plus jouées et demeure un passage indispensable à la compréhension du répertoire pianistique universel. Avec Franz Liszt, il est le père de la technique moderne de son instrument et son influence est à l'origine de toute une lignée de compositeurs tels Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Claude Debussy, Sergueï Rachmaninov, Alexandre Scriabine.


EMISSION DU MARDI 8 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : LES PECHEURS DE PERLES de GEORGES BIZET

Les Pêcheurs de perles est un opéra en trois actes de Georges Bizet sur un livret d'Eugène Cormon et Michel Carré, créé le 30 septembre 1863 au Théâtre-Lyrique.
Il a été repris dans une nouvelle version après la mort du compositeur le 21 avril 1893 à l'Opéra-Comique.

Acte I
Sur une plage de Ceylan, les pêcheurs de perles achèvent de monter leurs tentes. La fête rituelle qui précède la période de pêche bat son plein. Les pêcheurs accomplissent chants et danses afin de chasser les mauvais esprits, puis élisent Zurga comme leur chef. Nadir, ami de jeunesse de Zurga, rejoint alors le groupe. Tous deux évoquent le souvenir de Leïla, prêtresse de Candi, dont ils étaient amoureux. Afin de préserver leur amitié, ils avaient prononcé le voeu de renoncer à cet amour ; vœu qu'ils décident de réitérer.
Une pirogue approche alors du rivage avec, à bord, le prêtre Nourabad et Leïla, la jeune vierge dont le chant doit protéger le village et les pêcheurs de la colère des flots. En remerciement, elle recevra la plus belle perle. Devant Zurga, elle réitère ses vœux de chasteté et promet de ne jamais quitter le voile qui la cache, la violation de ce serment en serait cruellement punie. La cérémonie se termine. Leïla gravit le sentier jusqu'au temple, suivie de Nourabad. Du haut du rocher, elle chante ses paroles sacrées. Nadir reconnaît sa voix et décide de la rejoindre.
Acte II
Dans les ruines, d'un temple indien, Leïla se repose. Le grand prêtre Nourabad lui rappelle ses engagements. Pour prouver sa loyauté, la jeune femme lui raconte comment elle a autrefois risqué sa vie pour sauver un étranger. En échange, il lui avait offert un collier qu'elle a gardé.
Restée seule, la prêtresse chante son amour pour Nadir et le bonheur de le revoir ; la voix de celui-ci vient alors se mêler à la sienne. Mais Nourabad les découvre et les dénonce à Zurga et aux pêcheurs. Pas de pitié pour les amants sacrilèges : Zurga, pris de jalousie, les condamne à mort. Une tempête se lève, les pêcheurs, terrorisés, sont persuadés qu'il s'agit de la vengeance de la mer offensée.
Acte III
Premier tableau: Seul, dans sa tente, Zurga médite sur ce qu'il vient de faire. Il est rongé par la culpabilité. Leïla vient alors se jeter à ses pieds, en le suppliant d'épargner Nadir, offrant sa vie en échange. Mais l'amour qu'elle éprouve pour Nadir ne fait qu'augmenter la jalousie et la colère de Zurga. Voyant son heure venir, Leïla confie son collier à un jeune pêcheur et lui demande qu'il le porte à sa mère. Zurga identifie immédiatement le gage confié autrefois à celle qui lui avait sauvé la vie. Reconnaissant, il décide alors de sauver les deux amants en leur permettant la fuite.
Deuxième tableau: L'exécution se prépare, le bûcher est dressé au pied de la statue de Brahma. Soudain une lueur rouge envahit l'horizon. Pour faire diversion et éloigner les pêcheurs qui attendent l'exécution des deux traîtres, Zurga a mis le feu au village. Il apporte lui-même la terrible nouvelle : le village brûle. Les Indiens partent en désordre, Zurga brise les chaînes des condamnés, Leïla et Nadir prennent la fuite en le remerciant. Zurga reste seul face à son village dévasté et son amour perdu.

EMISSION DU MERCREDI 9 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux instruments : ORGUE et GUSTAV LEONARDT

Gustav Leonhardt (né le 30 mai 1928 à 's-Graveland, et mort le 16 janvier 2012 à Amsterdam1) est un claveciniste, organiste et chef d'orchestre néerlandais.

Gustav Leonhardt naît le 30 mai 1928 à 's-Graveland et fait des études musicales dans son pays natal puis se perfectionne entre 1947 et 1950 à la Schola Cantorum Basiliensis de Bâle auprès d'Eduard Müller. Il débute professionnellement à Vienne en 1950 où il joue L'Art de la fugue de Bach et enregistre ses premiers disques. Il est nommé en 1952 professeur à l'Académie Nationale de Musique. En 1955, à Amsterdam, il enseigne au Conservatoire national. Il est aussi organiste titulaire à la Nieuwe Kerk de la ville après avoir longtemps été celui de la Waalse Kerk. Il fonde cette même année le Leonhardt-Consort (en), qui fit beaucoup pour le renouveau de la musique baroque. Il collabore également avec de nombreux musiciens comme Alfred Deller, Nikolaus Harnoncourt, enregistrant avec lui l'intégrale des cantates de Bach, Philippe Herreweghe, Lars Frydén, Sigiswald Kuijken, Sara Kuijken, Wieland Kuijken, Frans Brüggen, et autres.
En 1967, il tient le rôle de Jean-Sébastien Bach dans le film de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, Chronique d'Anna Magdalena Bach2. En 1970-71, il fonde, sur proposition de la Deutsche Harmonia Mundi, l'Orchestre de la Petite Bande, avec pour chef permanent attitré le violoniste Sigiswald Kuijken. En 1969, il obtient une chaire à l'université Harvard. Il donne environ une centaine de concerts par an la plupart comme soliste (orgue, clavecin, clavicorde et claviorganum), et dirige des orchestres baroques. Depuis 1965 Leonhardt fait partie du jury du concours triennal international pour clavecin de Bruges, qui en 2010 a connu sa seizième édition.
Gustav Leonhardt est considéré comme une autorité intellectuelle et artistique sur la musique ancienne. En tant que musicologue, il a publié une étude sur L'Art de la fugue de Bach (1952/85), et édité les œuvres pour claviers de Sweelinck.
Le 12 décembre 20113, Gustav Leonhardt met fin à sa carrière en raison de problèmes de santé, après un concert au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris4. Il meurt, des suites d'un cancer3, le 16 janvier 2012 à Amsterdam1, « la ville où il résidait avec son épouse, la violoniste Marie Leonhardt, dans une maison splendide de 1617, sur le Herengracht, où rien n'avait été modifié depuis 1750 et où trônait, dans une grande pièce donnant sur un jardin, sa collection d'instruments anciens ».

EMISSION DU JEUDI 10 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : KATLEEN BATTLE

Elle est la plus jeune d'une famille de sept enfants. Elle reçut un diplôme du conservatoire de musique de l'Université de Cincinnati, mais elle préféra d'abord étudier l'éducation musicale plutôt que l'interprétation. Elle reçut sa maîtrise et débuta sa carrière d'enseignante à Cincinnati en 1971. Pendant qu'elle enseignait la musique en 5e et 6e degré, elle étudia le chant. Après une audition avec Thomas Schippers (chef d'orchestre de l'Orchestre symphonique de Cincinnati à cette époque), Battle fut engagée, malgré son manque d'expérience, pour participer au Festival des Deux Mondes de 1972, à Spoleto en Italie.
Sa carrière en musique classique et en opéra progressa dans les années 1980, lorsque sa voix colorature trouva la faveur de deux grands chefs : Herbert von Karajan, installé en Europe, et James Levine, directeur de la musique au Metropolitan Opera de New York. Le 1er janvier 1987, Karajan invita Battle à chanter une valse (Voix du Printemps, op.410 - Frühlingsstimmen de Johann Strauss II) au concert du nouvel an à Vienne. Ce fut la seule fois où Karajan dirigea cet événement annuel et la première fois qu'une chanteuse était engagée pour une telle contribution. Sa performance de 9 minutes mit en valeur toutes ses capacités vocales et expressives.
Ses rôles importants comprennent Pamina dans La Flûte enchantée et Zerlina dans Don Giovanni de Mozart, ainsi qu'Adina dans L'Elisir d'Amore de Donizetti.
Le répertoire de Battle comprend également la musique sacrée, le jazz, et le gospel. Elle a remporté cinq Grammy Award. Elle a aussi interprété la chanson titre, "Lovers," du film d'action chinois Le Secret des poignards volants. Battle a également reçu six doctorats honorifiques d'universités américaines.
Des bruits de couloir complaisamment relayés sur les sites Internet de musique classique font de Kathleen Battle une des divas les plus capricieuses de son époque. Après son licenciement du Metropolitan Opera pour "comportement anti-professionnel" en 1994, sa carrière a connu un long déclin malgré l'affection vivace de son public.
Elle a aussi fait quelques prestations en jazz dont la magnifique interprétation de l'adaptation de My Favourite Things en duo avec Al Jarreau sur l'album « Tenderness » produit par le grand Marcus Miller

EMISSION DU VENDREDI 11 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.

Après avoir été depuis 1864 un marché couvert destiné au commerce des céréales, un palais des sports en 1952, la Halle aux Grains devient une salle de concert en 1974. Cette année-là, Michel Plasson, le chef de l'Orchestre du Capitole de 1968 à 2003, découvre l'aspect original et les vertus acoustiques de ce superbe édifice hexagonal placé au centre ville. À sa demande, la Mairie de Toulouse mettra tout en œuvre pour installer confortablement l'Orchestre du Capitole à la Halle aux Grains, où il réside encore aujourd'hui.

Situation gèographique
La Halle aux Grains est une salle de concert symphonique située dans le centre-ville de Toulouse. Elle accueille en résidence l'Orchestre national du Capitole de Toulouse. Ce bâtiment hexagonal aux façades de briques se situe sur la place Dupuy, à l'extrémité sud du quartier Saint-Aubin, à proximité immédiate du monument aux morts qui se trouve à la jonction des allées François Verdier et du boulevard Carnot à une extrémité de la rue de Metz. Depuis l'ouverture de la ligne B du métro de Toulouse, la Halle aux Grains est desservie par la station François Verdier.

Histoire

le marché
En 1864, André Denat, architecte de la ville, produit les plans de ce marché aux céréales couvert. Mais les échanges commerceiaux passant par le Canal du Midi commence à diminuer à partir de 1930, et en 1952, la Halle aux Grains est reconvertie en Palais des Sports.
L'Orchestre du Capitole[modifier | modifier le code]
En 1974, Michel Plasson découvre cette grande salle et y fait se produire l'Orchestre du Capitole de Toulouse dans l'intégrale des symphonies et concertos de Ludwig van Beethoven. C'est un succès et la salle devient le lieu de résidence de l'orchestre.
L'actualité
En 1988 et en 2000, la mairie améliore l'état du bâtiment en matière de scénographie, d'acoustique et d'accessibilité. Aujourd'hui cette salle est reconnue pour ses grandes qualités acoustiques qui n'ont rien à envier (et sont même parfois supérieures) aux salles modernes spécialement construites pour cela.[réf. nécessaire]
Le 13 février 2008, les Victoires de la musique classique se sont déroulées dans ce bâtiment.
La salle a une capacité de 2 200 personnes assises. La scène comporte des plateaux mobiles permettant de placer rapidement un piano en scène, par exemple.
Une salle de concert
Cette salle peut accueillir 2 200 personnes assises tout autour de l'orchestre. En 1988, la mairie de Toulouse fait appel à des architectes, des scénographes et des acousticiens afin d'augmenter le confort des spectateurs, d'améliorer l'acoustique de la salle et d'en multiplier les possibilités techniques. Grâce à tous ces travaux d'embellissements, la Halle aux Grains est considérée comme un des plus hauts lieux musicaux en Europe.

EMISSION DU LUNDI 14 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : DMITRI CHOSTAKOVITCH

Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch prononciation, né le 25 septembre 1906 (12 septembre du calendrier julien) à Saint-Pétersbourg en Russie et mort le 9 août 1975 à Moscou en URSS, est un compositeur russe de la période soviétique. Il est l'auteur de quinze symphonies, de plusieurs concertos, d'une musique de chambre abondante, et de plusieurs opéras. Sa musique, souvent accusée de formaliste par le pouvoir soviétique, contribue par sa force et son dramatisme souvent exacerbé à faire de Chostakovitch une figure majeure de la musique du xxe siècle.

EMISSION DU MARDI 15 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : DJAMILEH de GEORGES BIZET

Djamileh est un opéra en un acte de Georges Bizet sur un livret de Louis Gallet librement inspiré du conte oriental Namouna d'Alfred de Musset. Composé en 1871, l'ouvrage est créé à l'Opéra Comique le 22 mai 1872 sous la direction d'Adolphe Deloffre. Admirateurs de l'œuvre, Gustav Mahler l'a inscrit à Hambourg en 1892 et l'a dirigé près de vingt fois entre 1898 et 1903 à l'Opéra de Vienne et Richard Strauss s'en serait inspiré pour son opéra Ariane à Naxos.


EMISSION DU MERCREDI 16 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux instruments : VIOLONCELLE et YO YO MA

Né en France à Paris de parents chinois, Marina Lu (chanteuse) et Hiao-Tsiun Ma (violoniste et professeur de musique), Yo-Yo Ma commence à quatre ans l'étude du violoncelle avec son père, puis la poursuit au conservatoire de Saint-Germain-en-Laye avec Mme Lepinte Bèche, élève du maître Paul Bazelaire[réf. souhaitée]. Après un premier concert à six ans à Paris, il part avec ses parents à New York, où il suit l'enseignement de Leonard Rose à la Juilliard School. Il entame sa carrière professionnelle auprès de Leonard Bernstein et revient en France pour jouer avec l'Orchestre national de France et l'Orchestre de Paris, sous la direction de Myung-Whun Chung. Yo-Yo Ma sort en 2004 un album dans lequel il reprend, sous la direction d'Ennio Morricone, et en collaboration avec le Roma Sinfonietta Orchestra, les plus grandes musiques de films du compositeur italien.
Yo-Yo Ma s'est de nombreuses fois montré ouvert aux autres formes musicales, jazz et tango, ainsi qu'aux musiques traditionnelles, comme lorsqu'il joua avec des membres du peuple de la brousse du Kalahari, en Afrique. Il a également travaillé, à plusieurs reprises, avec le compositeur de musiques de films John Williams (Sept ans au Tibet, Mémoires d'une geisha). Sa collaboration avec John Williams a également donné naissance à des œuvres plus classiques, et à une pièce arrangée spécialement pour l'investiture de Barack Obama, le 20 janvier 2009 : Air and Simple Gifts. À cette occasion, Yo-Yo Ma interpréta la pièce en play-back (sans le révéler aux spectateurs) avec Itzhak Perlman, Anthony McGill et Gabriela Montero.
Il a parrainé les premières années de l'Orchestre Divan occidental-oriental, l'orchestre israélo-arabe dirigé par Daniel Barenboim.
Il a récemment rejoint la longue liste des ambassadeurs de la paix de l'ONU, parmi lesquels on trouve de nombreux musiciens : le ténor Luciano Pavarotti (décédé en 2007) ou le jazzman Wynton Marsalis, entre autres.
Il s'est marié avec Jill Hornor en 1977 et ils ont deux enfants, Nicholas et Emily. Ils habitent à Cambridge, Massachusetts. Sa sœur ainée, Yeou-Cheng Marie-Thérèse Ma, est une violoniste, qui s'est mariée avec Michael Dadap, un guitariste. Ils s'occupent d'un orchestre d'enfants, Children's Orchestra Society, à Manhasset, dans l'État de New York.

EMISSION DU JEUDI 17 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : BEATRICE URIA MONZON

Fille du peintre espagnol Antonio Uria-Monzon, elle suit ses études au collège Joseph Chaumié, au Lycée Bernard Palissy d'Agen puis à l'Université de Bordeaux. Elle entre au Conservatoire national de musique de Bordeaux, puis intègre le Centre national d'insertion professionnelle des artistes lyriques de Marseille, et l'École d'art lyrique de l'Opéra de Paris.
Elle débute sa carrière de chanteuse lyrique en 1987, en tant que mezzo-soprano. En 1989, elle est Chérubin dans Les Noces de Figaro de Mozart à l'Opéra de Nancy et de Lorraine.
Elle est connue pour avoir interprété à de nombreuses reprises le rôle-titre de Carmen de Bizet, qu'elle a interprété à l'Opéra Bastille en 1993 et 1994, puis à nouveau en 1997, 1998, 1999, et sur les plus importantes scènes du monde durant la même période (1994 : Grand Théâtre de Bordeaux et au Teatro Colón à Buenos Aires ; 1995 : Opéra royal de Wallonie ; 1996 : Teatro Massimo de Palerme, Teatro Regio ; 1997 : Capitole de Toulouse ; 1998 : Chorégies d'Orange, Opéra de Vienne, Metropolitan Opera de New York).
Elle a également interprété le répertoire français et italien : de Massenet Charlotte dans Werther, Hérodiade (rôle titre), Dulcinée dans Don Quichotte, Chimène dans Le Cid (aux cotés de Roberto Alagna), Anita dans La Navarraise ; de Berlioz : Cassandre et Didon dans Les Troyens, Béatrice dans Béatrice et Bénédict, Marguerite dans la Damnation de Faust ; d'Ambroise Thomas : Gertrude dans Hamlet, Mignon (rôle titre) ; Poulenc : Mère Marie dans Dialogues des carmélites ; Saint-Saëns : Dalila dans Samson et Dalila, Offenbach : Giulietta dans Les Contes d'Hoffmann ; répertoire italien : Bellini : Adalgisa dans Norma, Donizetti : Sarah dans Roberto Deveureux, Eleonore dans La favorite (version française et italienne) ; Verdi : Fenena dans Nabucco, Amnéris dans Aïda, Eboli dans Don Carlo (version française et italienne) ; Mascagni : Santuzza dans Cavalleria rusticana ; et aussi Wagner avec le rôle de Vénus dans Tannhauser ainsi que Judith dans Le Château de Barbe-Bleue de Bartok en langue hongroise.
Plus récemment elle vient de triompher dans Tosca de Puccini.

EMISSION DU VENDREDI 18 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.

L'orchestre national du Capitole de Toulouse est l'orchestre symphonique de la ville de Toulouse. Il est domicilié à la Halle aux Grains où il assure la saison symphonique. Il accompagne aussi le théâtre du Capitole dans ses représentations lyriques et chorégraphiques (Ballet du Capitole) et réalise de nombreuses tournées en France et à l'étranger. Il s'est principalement développé grâce à son chef d'orchestre Michel Plasson.

L'Orchestre national du Capitole de Toulouse a été créé au début du XIXe siècle pour les saisons d'opéras du Théâtre du Capitole. Il s'est affirmé comme Orchestre Symphonique après 1945.

L'apport de Michel Plasson
Arrivé en 1968, Michel Plasson découvre en 1974 la Halle aux Grains, un bâtiment hexagonal, marché au blé du xixe siècle utilisé depuis 25 ans comme palais des sports. Il y fait se produire l'orchestre pour l'intégrale des symphonies et des concertos de Ludwig van Beethoven et la salle est adoptée comme résidence principale.
Michel Plasson mène alors l'orchestre en tournée hors de France, enregistre avec lui l'immense majorité de sa discographie, chez EMI (une centaine de disques, dont plusieurs sont récompensés), et lui fait rencontrer les artistes prestigieux de la musique classique : Barbara Hendricks, Régine Crespin, Roberto Alagna, Teresa Berganza, José Carreras, Jessye Norman...
À son départ en août 2003, Michel Plasson laisse derrière lui un orchestre qu'il a mené à un très haut niveau en France, parmi les premiers. Cela se voit aux prix reçus ainsi qu'au label national décerné par le Ministre de la Culture en 1980. En 2004, Michel Plasson est nommé chef d'orchestre honoraire.

La succession de Tugan Sokhiev
Nommé par la ville de Toulouse, c'est le jeune chef d'orchestre ossète Tugan Sokhiev qui dirige l'orchestre au départ de Michel Plasson. Il est depuis septembre 2005 le premier chef invité et conseiller musical de l'orchestre. Il assure le poste de directeur musical à compter de septembre 2008.

Jeune public
L'orchestre, sous l'impulsion de Michel Plasson, s'est lancé dans des programmes largement tournés vers le jeune public. Ainsi, il présente chaque année, au même titre que les habituels concerts de semaine pour les adultes, des concerts le dimanche matin, au programme plus accessible (Pierre et le loup, Piccolo, Saxo et Compagnie, Le Carnaval des animaux...) et souvent présenté et expliqué par un commentateur (Frédéric Lodéon l'a ainsi fait). On note aussi un partenariat éducatif avec le Rectorat de l'Académie de Toulouse au travers de l'association Classisco. À l'occasion de la fête de la musique, celle-ci s'associe à l'Orchestre National du Capitole pour organiser au Zénith de Toulouse, un concert éducatif réservé aux élèves de primaire de la région. L'orchestre organise aussi chaque année un ou deux concerts gratuits réservés aux étudiants.

EMISSION DU LUNDI 21 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : EDWARD ELGAR

Sir Edward Elgar (né à Lower Broadheath, près de Worcester, le 2 juin 1857 – mort à Worcester le 23 février 1934), 1er baronnet Elgar de Broadheath (OM, GCVO), est un compositeur et chef d'orchestre britannique dont les œuvres sont entrées dans le répertoire classique international. Les Variations Enigma, les marches Pomp and Circumstance, son concerto pour violon, son concerto pour violoncelle et deux symphonies font partie des pièces les plus connues de son répertoire. Il a également composé des œuvres chorales, dont l'oratorio The Dream of Gerontius, des chants et de la musique de chambre. Il est nommé Master of the King's Music en 1924.

Bien qu'Elgar soit souvent considéré comme un compositeur anglais typique, la plupart des musiques l'ayant influencé proviennent de l'Europe continentale. Il se décrit comme un « outsider », non seulement musicalement mais également socialement. Dans les milieux musicaux dominés par les universitaires, il est reconnu comme un compositeur autodidacte. Il est aussi considéré avec méfiance en raison de sa foi catholique romaine. Dans la classe aisée de l'Angleterre victorienne et édouardienne, il est gêné par ses origines humbles, même après que son talent eut été reconnu et qu'il eut épousé la fille d'un officier supérieur de l'armée britannique. Non seulement sa femme est une source d'inspiration pour sa musique, mais elle l'introduit également dans les milieux qui assurent sa notoriété future. Ainsi, il lutte pour connaître le succès jusqu'à ses quarante ans ; à partir de ce moment, et après une série de succès modérés, il devient populaire au Royaume-Uni et à l'étranger pour ses Variations Enigma (1889). Son œuvre suivante The Dream of Gerontius (1900), un oratorio fondé sur un texte catholique, cause quelques inquiétudes dans les milieux anglicans mais devient malgré tout une pièce maîtresse du répertoire britannique. Ses autres œuvres chorales religieuses n'atteignent pas le succès du Dream of Gerontius.
Dans sa cinquantaine, Elgar compose une symphonie et un concerto pour violon qui rencontrent un grand succès. En revanche, sa seconde symphonie et son concerto pour violoncelle attendent plusieurs années avant d'être reconnus. La musique d'Elgar, dans ses dernières années, devient attrayante pour le public britannique. Elle est peu jouée dans la période qui suit la mort du compositeur. Mais elle revit de manière significative dans les années 1960, aidée par de nouveaux enregistrements de ses œuvres. Ces dernières années, certaines pièces ont été jouées dans le monde entier, mais son œuvre demeure plus jouée au Royaume-Uni que dans les autres pays.

Elgar est le premier compositeur à prendre le disque phonographique au sérieux. Entre 1914 et 1925, il dirige une série d'enregistrements de ses œuvres. L'arrivée du microphone en 1925 rend plus précise la reproduction du son et Elgar réenregistre la plus grande partie de son répertoire orchestral et des extraits du Dream of Gerontius. Ces enregistrements sont réédités sur LP dans les années 1970 et sur CD dans les années 1990.

EMISSION DU MARDI 22 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : TANCREDI de ROSSINI

Gioachino Rossini — Gioacchino Rossini pour certains auteurs francophones et Giovacchino Antonio Rossini pour l'état civil — est un compositeur italien né à Pesaro en Italie le 29 février 1792 (la ville appartenait alors aux États pontificaux) et mort à Paris le 13 novembre 1868.
Comptant parmi les plus grands compositeurs du xixe siècle, tant par l'importance et l'étendue de son répertoire que par sa qualité, son nom se rattache surtout à l'opéra dont les plus populaires sont — encore de nos jours — Il barbiere di Siviglia (d'après Le Barbier de Séville de Beaumarchais), La Cenerentola (d'après Cendrillon), La gazza ladra (La Pie voleuse), L'italiana in Algeri (L'Italienne à Alger) et Guillaume Tell. Parmi ses œuvres de musique sacrée, il laisse un Stabat Mater et une Petite messe solennelle composée dans ses dernières années.
Bon vivant et gastronome à la table réputée, il compose des pages culinaires auxquelles il donne le nom de ses opéras (Les bouchées de la Pie voleuse, Tarte Guillaume Tell) et baptise ses Péchés de vieillesse selon son inspiration gourmande (Hachis romantique, Petite Valse à l'huile de ricin). Le « tournedos Rossini » est une célèbre création culinaire nommée en son honneur. Certains auteurs lui en attribuent également la paternité.

EMISSION DU MERCREDI 23 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux instruments : HAUTBOIS et CHRISTIAN HEMMEL

La clarinette (du provençal clarin, « hautbois »1) est un instrument de musique à vent de la famille des bois caractérisée par son anche simple et sa perce quasi cylindrique. Elle a été créée vers 1690 par Johann Christoph Denner (1655-1707) à Nuremberg sur la base d'un instrument à anche simple plus ancien : le « chalumeau ». La clarinette soprano (en si♭) est le modèle le plus commun.
La perce cylindrique de la clarinette la distingue du hautbois et du saxophone, tous deux à perce conique, et lui confère une aptitude au quintoiement2. Son timbre chaud dans le registre grave, peut s'avérer extrêmement brillant voire perçant dans l'aigu.
De tous les instruments à vent, la clarinette possède la plus grande tessiture avec trois octaves plus une sixte mineure, soit 45 notes en tout3. Elle se décline en une famille d'instruments presque tous transpositeurs, depuis la clarinette contrebasse jusqu'à la clarinette sopranino, couvrant ainsi toute l'étendue d'un orchestre symphonique. À l'exception des percussions, la clarinette est l'instrument qui possède la plus grande famille.
On utilise la clarinette dans la musique classique et traditionnelle ainsi que dans le jazz. Parmi les compositions célèbres pour cet instrument, on peut citer le Concerto pour clarinette de Mozart.

EMISSION DU JEUDI 24 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : CECILIA BARTOLLI

Cecilia Bartoli (née le 4 juin 1966 à Rome en Italie) est une cantatrice mezzo-soprano et l'une des interprètes lyriques contemporaines les plus connues dans le domaine de la musique classique.
Ses rôles à l'opéra, ses programmes de concerts et ses projets d'enregistrements, en exclusivité pour le label Decca Classics2, sont attendus dans le monde de la musique classique1. Elle est aussi l'une des rares cantatrices lyriques arrivant à créer un amour de la musique classique dans le cœur de millions de mélomanes n'écoutant pas forcément ce style musical3. Enfin, elle éprouve une grande fierté de savoir que grâce à sa popularité, certains compositeurs négligés du répertoire classique ont été redécouverts et, surtout, que leur renommée a été réévaluée.
Les chefs d'orchestre, tels Herbert Von Karajan, Daniel Barenboim ou Nikolaus Harnoncourt, ont été les premiers avec lesquels Cecilia Bartoli a travaillé.
Cecilia Bartoli chante régulièrement dans les plus importantes salles de concert d'Europe, des États-Unis et du Japon3. Malgré une vie médiatique très active, Cecilia Bartoli reste très secrète sur sa vie privée.

EMISSION DU VENDREDI 25 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.

L'Orchestre de chambre de Toulouse est un orchestre de chambre français fondé 1953 par Louis Auriacombe1.

Au début, l'orchestre est auto-géré sur la base du statut associatif, il est constitué de douze cordes solistes. En 1971, au départ de Louis Auriacombe c'est Georges Armand, violon solo, qui en prend la direction auquel succède Bojidar Bratoev lui même suivi par Augustin Dumay.
En 1992, Alain Moglia prend la tête de l'ensemble[réf. souhaitée]. Tournées en 1995 en Asie et en 1996 aux États-Unis. C'est Gérard Caussé qui accède à cette fonction de 2002 à 20042. En 2004, le statut associatif cède sa place à une nouvelle structure administrative de type société coopérative de production (SCOP). Organisme de statut public, il est soutenu par la ville de Toulouse, le conseil général de la Haute-Garonne, le conseil régional de Midi-Pyrénées et la Direction régionale des Affaires culturelles de Midi-Pyrénées.
Il est actuellement dirigé par le violoniste, compositeur et chef d'orchestre Gilles Colliard. Ses multiples initiatives ont considérablement accru le rayonnement de cet ensemble, dont le répertoire varié va de la musique baroque à la musique moderne (selon la nouvelle formule-concept de l'OCT, le baroque contemporain[réf. souhaitée]4). Il se produit en divers lieux du Grand Toulouse, notamment à l'Auditorium de Saint-Pierre-des-Cuisines, au Phare de Tournefeuille (pour ses 30 concerts d'abonnement), à la Chapelle Sainte-Anne, ou encore au cinéma Utopia de Tournefeuille. Organisateur de séances pédagogiques à destination du public scolaire[réf. souhaitée]5, jouant pour des associations telles que les Restos du cœur6, dans les hôpitaux pour les malades, pour les personnes handicapés[réf. souhaitée], l'Orchestre de Chambre de Toulouse tente d'établir un lien de proximité avec son public.
Avec un peu plus de 5000 concerts en France et au-delà des frontières, l'Orchestre de Chambre de Toulouse est un ensemble reconnu en France et à l'étranger.

EMISSION DU LUNDI 28 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : GABRIEL FAURE

Gabriel Fauré est le fils de Toussaint-Honoré Fauré, instituteur à Pamiers, puis directeur de l'école, et de Marie-Antoinette-Hélène Lalène-Laprade. Très jeune, il est placé chez une nourrice, puis, à l'âge de neuf ans, il quitte la maison familiale de Pamiers, dans l'Ariège, et part pour Paris étudier à l'École Niedermeyer, école de musique classique et religieuse, qui formait alors des organistes d'église, des chefs de chœur et des maîtres de chapelle. Il y étudie onze années avec plusieurs musiciens de premier plan, dont Camille Saint-Saëns qui lui présente la musique des compositeurs contemporains de l'époque (Robert Schumann, Franz Liszt) et son directeur Gustave Lefèvre.

En 1870, Fauré s'engage dans l'armée et prend part aux combats pour lever le Siège de Paris lors de la Guerre franco-prussienne. Pendant la Commune de Paris, il demeure à Rambouillet et en Suisse, où il enseigne à l'École Niedermeyer qui y avait été déplacée. Il retourne à Paris en octobre 1871 et devient organiste de chœur à l'église Saint-Sulpice tout en participant régulièrement au salon de Saint-Saëns et de la célèbre chanteuse Pauline Garcia-Viardot. Il y rencontre les principaux musiciens parisiens de l'époque et forme avec eux la Société nationale de musique.
En 1874, Fauré arrête de travailler à Saint-Sulpice et remplace Saint-Saëns, qui est souvent absent, à l'église de la Madeleine. Quand Théodore Dubois devient titulaire du grand orgue en 1877, Fauré devient maître de chapelle (chef de chœur). À la même époque, il se fiance avec Marianne Viardot, la fille de Pauline, mais ces fiançailles sont rompues par Marianne à la fin octobre. Malheureux, il voyage à Weimar, où il rencontre Liszt, et à Cologne pour y assister aux productions des Nibelungen de Richard Wagner. Fauré admire Wagner, mais il est aussi un des rares compositeurs de sa génération à ne pas tomber sous son influence.
Pendant sa jeunesse, Fauré était très heureux, mais la rupture de ses fiançailles, et ce qu'il perçoit comme un manque de reconnaissance musicale le mènent à la dépression, qu'il qualifie de « spleen ».

En 1883, Fauré épouse Marie Frémiet (fille du sculpteur Emmanuel Frémiet), avec qui il aura deux fils. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il assure les services quotidiens à l'église de la Madeleine et donne des leçons de piano et d'harmonie. C'est seulement durant l'été qu'il prend le temps de composer. Il gagne peu d'argent de ses compositions. Durant cette période, il écrit plusieurs œuvres importantes, de nombreuses pièces pour piano et des mélodies, mais les détruit pour la plupart après quelques présentations et n'en retient que quelques mouvements pour en réutiliser les motifs.
Dans les années 1890, la chance lui sourit. Il voyage à Venise, où il rencontre des amis et écrit plusieurs œuvres. En 1892, il devient inspecteur des conservatoires de musique en province, ce qui signifie qu'il n'a plus à enseigner à des étudiants amateurs. En 1896, il est nommé organiste en chef à l'église de la Madeleine et succède à Jules Massenet comme professeur de composition au Conservatoire de Paris. Il enseigne alors à de grands compositeurs comme Georges Enesco et Maurice Ravel, ou encore à Nadia Boulanger. Sa situation financière devient meilleure et sa réputation de compositeur s'affirme. En 1899, vraisemblablement dans le projet d'écrire Prométhée pour le Théâtre des Arènes, surement à Béziers pour appréhender les conditions de représentation des œuvres, Gabriel Fauré seconde Camille Saint-Saëns pour la reprise de Déjanire (créée en 1898) et sera appelé à diriger la seconde représentation de 18991.
De 1903 à 1921, Fauré est critique au Figaro.
En 1905, il succède à Théodore Dubois comme directeur du Conservatoire de Paris. Aussitôt, il devient un véritable « tyran» ; il procède à de nombreux changements, rétablit la discipline et apporte du sérieux à un enseignement qui avait beaucoup vieilli. Cette attitude intransigeante lui est d'ailleurs reprochée. Dans le même temps, Fauré doit faire face, à partir de 1903, à une surdité presque totale, handicap qui pourtant n'entrava en rien sa carrière2.
Fauré est élu à l'Institut de France en 1909. Il rompt alors avec la vieille Société nationale de musique.
Sa responsabilité au Conservatoire, combinée à sa perte d'audition3, font que la production de Fauré est grandement réduite. Pendant la Première Guerre mondiale, il reste en France. En 1920, à 75 ans, il prend sa retraite du Conservatoire. Il reçoit la même année la Grand-croix de la Légion d'honneur ( Notice no LH/940/44), une distinction encore rare pour un musicien. Sa santé est fragile, en partie en raison d'une consommation excessive de tabac. Malgré cela, il reste à l'écoute des jeunes compositeurs, en particulier les membres du groupe des Six.
Gabriel Fauré est mort de pneumonie à Paris le 4 novembre 1924. Des funérailles nationales eurent lieu à l'église de la Madeleine. Il est inhumé au cimetière de Passy à Paris. Une plaque commémorative est posée sur sa maison au 32, rue des Vignes
Il fut un des musiciens longuement étudiés par le philosophe Vladimir Jankélévitch (1903-1985).

EMISSION DU MARDI 29 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : LAKME de LEO DELIBES

Lakmé est un opéra en trois actes de Léo Delibes sur un livret en français d'Edmond Gondinet et Philippe Gille1 d'après la nouvelle de Pierre Loti, Rarahu ou le Mariage de Loti (1880), créé le 14 avril 1883 à l'Opéra-Comique de Paris1. L'air le plus connu est le Duo des fleurs.

L'histoire se déroule à la fin du xixe siècle sous la domination britannique en Inde. Beaucoup d'hindous ont été contraints par les Britanniques à pratiquer leur religion en secret.
Acte I
Un temple hindou dans la forêt, au lever du soleil.
« Blanche Dourga » (Lakmé et chœurs). Lakmé, fille de Nilakantha, un brahmane, chante une prière à la blanche Dourga accompagnée par une harpe et par les voix des Hindous dans le temple.
Duo des fleurs : « Viens Mallika... Sous le dome épais » (Lakmé et Mallika). Dans ce duo Lakmé et sa compagne s'apprêtent à aller cueillir des fleurs dans la forêt pour en orner le temple.
« Prendre le dessin d'un bijou... Fantaisie aux divins mensonges » (Gérald). En l'absence de Lakmé et de Mallika, deux officiers britanniques, Gérald et Frédéric, accompagnés par les filles du vice-roi, Ellen et Rose, et leur gouvernante Mrs Bentson, pénètrent dans l'enceinte sacrée. Plus sensible à la beauté du lieu que ses compagnons, Gérald s'attarde pour prendre le dessin d'un bracelet oublié sur l'autel et, seul, se plaît à imaginer celle qui devrait le porter.
« Pourquoi dans les grands bois » (Lakmé). Lakmé revient et Gérald se cache dans les buissons environnant le temple. Dans un air triste et doux, Lakmé exprime les aspirations confuses de son cœur naïf et pur.
« D'où viens-tu ?... C'est le Dieu » (Lakmé et Gérald). Gérald se montre conquis par la beauté de la jeune Hindoue. Effrayée, Lakmé le supplie de fuir, mais ne peut s'empêcher bientôt d'éprouver pour lui un sentiment passionné. Le duo se termine par un hymne au dieu de la jeunesse et de l'amour.
Acte II
La place du marché dans un village.
« Lakmé, ton doux regard se voile » (Nilakantha). Nilakantha a compris, aux réticences de Lakmé, que le temple a été souillé par un de ces étrangers qu'il hait. Afin de retrouver celui qu'il a voué à sa vengeance, il parcourt le village voisin du temple, déguisé en mendiant et suivi de sa fille, grâce à laquelle, pense-t-il, l'intrus se démasquera. Mais il a remarqué la tristesse de Lakmé et il en souffre.
Air des clochettes : « Par les dieux inspirée... Où va la jeune Hindoue » (Lakmé). Possédant l'attention de la foule, Nilakantha force Lakmé à chanter la légende de la fille du paria qui sauva la vie de Vishnou, en faisant tinter les clochettes de son bracelet pour le prévenir de la présence de bêtes féroces.
« Dans la forêt, près de nous » (Lakmé et Gérald). Gérald, reconnaissant Lakmé, se trahit. Nilakantha le poignarde et s'enfuit, le croyant mort. Mais Gérald vit encore et Lakmé décide de le faire transporter dans une cabane dans la forêt, où elle pourra prendre soin de celui qu'elle aime.
Acte III
Une cabane dans la forêt.
« Je me souviens... Ah! viens dans la forêt profonde » (Gérald). Gérald, convalescent, évoque la façon dont Lakmé lui sauva la vie, puis il lui chante son amour.
Finale « Tu m'as donné le plus doux rêve » (Lakmé, Gérald, Nilakantha). Comprenant que Gérald, désormais rétabli, regagnera bientôt les siens, Lakmé s'empoisonne, après avoir fait boire au jeune homme une eau magique qui assure un amour éternel. Nilakantha paraît alors, et Lakmé, mourante, lui annonce que Gérald a bu, comme elle, l'eau magique qui en fait un protégé des dieux. Nilakantha épargnera Gérald, dans les bras duquel meurt la douce Lakmé.

EMISSION DU MERCREDI 30 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux instruments : PIANO et EMILE NAOUMOFF

Né à Sofia dans une famille de musiciens, Émile Naoumoff apprend très jeune le piano. Sa grand-mère était professeur de solfège et son père jouait plusieurs instruments (hautbois, violon, accordéon). Le jeune Émile apprend aussi l'orgue auprès d'André Marchal ainsi que l'accompagnement vocal, l'écriture, et effectue ses études générales au Cours Hattemer. C'est dès l'âge de cinq ans qu'il prend ses premières leçons de piano en Bulgarie avec Liliana Panaiotova. À huit ans, il est auditionné à Paris par Nadia Boulanger. Il deviendra son dernier élève, de 1970 à son décès en 1979. C'est grâce à Nadia Boulanger qu'il aura l'occasion de rencontrer et de travailler avec Clifford Curzon, Igor Markevitch, Gaby et Robert Casadesus, Nikita Magaloff, Jean Françaix, Leonard Bernstein. En 1971, il n'a que neuf ans quand il écrit son premier concerto pour piano et cordes, qui fut donné en concert en 1972 sous la direction de Yehudi Menuhin.
Il a treize ans lorsqu'il entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en 1975 ; il y suit les cours de piano de Lélia Gousseau. Il étudie la musique de chambre avec Geneviève Joy-Dutilleux, prend des cours de déchiffrage auprès de Jacqueline Robin et d'analyse auprès de Françoise Gervais. Il fait son 3e cycle de piano auprès de Pierre Sancan.
En 1978, il obtient ses premiers prix à l'unanimité avec les félicitations du jury. Il suit également les cours de Pierre Dervaux à l'École normale de musique de Paris. Il obtient également plusieurs prix, dont la médaille de la Ville de Paris et le prix de composition de l'Académie des beaux-arts.
Adolescent, il joue à la Philharmonie de Berlin, plus tard il est invité au Musikverein de Vienne, au Concertgebouw d'Amsterdam, au théâtre des Champs Élysées et dans toute l'Europe.
Parmi ses concerts marquants : en 1984, le remplacement au pied levé de B. Gelber dans le Concerto de Tchaikovsky à Monte Carlo, le Concerto de Grieg, télévisé en direct en 1989, au Hollywood Bowl de Los Angeles, ainsi que la création, en 1994, à l'invitation de M. Rostropovitch, au Kennedy Center à Washington, dans sa propre version Concertante des « Tableaux » de Moussorgsky, salué par la presse.
Parmi ses maîtres, citons: Sancan, Magaloff, Curzon, Daré, Markevitch, Stravinsky, Casadesus, Dervaux, Dutilleux, Françaix, Jay, Marchal, Gousseau.
Il fait régulièrement des tournées aux États-Unis, en Amérique du Sud, ainsi qu'au Japon, où il joue avec la "N.H.K.", et participe aux festivals de Lockenhaus, Evian, Newport, Chaise-Dieu... Il joue notamment avec Yoyo Ma, G. Kremer, M. Rostropovitch, N. Kennedy...
Parmi les chefs d'orchestres avec lesquels il a fréquemment collaboré : Slatkin, Zinman, Vonk, Navarro, Kitaenko, Inbal, Levy, Berglund, Maag, Lombard, Krivine, Tchakarov.
Quelques rencontres marquantes : A. Khatchatourian, L. Bernstein, S. Richter, G. Sousay, A. Weissenberg.
Il a enregistré pour Emi, Sony, Phillips, Naxos, Wergo, Orfeo, Forlane, Gega, Balkanton et notamment Mozart, salué par la presse Américaine, du Stravinsky pour sa propre transcription de « l'Oiseau de Feu », des reconstitutions d'oeuvres originelles de G. Gould, de L. Boulanger, mais aussi l'intégrale du « Clavier Bien Tempéré » de Bach, des sonates de Beethoven, de Schubert, la musique française dont Poulenc, Debussy, Françaix, ainsi que ses propres compositions.
Depuis de longues années, il poursuit une carrière internationale, donnant régulièrement des récitals dans le monde entier et participant à de très nombreux festivals. Ses œuvres sont éditées par Schott (Mayence). Par ailleurs, il a dirigé une collection d'éditions critiques chez Van de Velde (Paris). Après la mort de Nadia Boulanger, il a été appelé a donner des cours au Conservatoire Américain dans le Château de Fontainebleau, puis il donne des masterclass en Espagne, au Luxembourg, au Japon et aux États-Unis. Il est également enseignant, ancien professeur au conservatoire de Paris ; il est aujourd'hui professeur titulaire à l'Université d'Indiana à Bloomington, où il vit actuellement. Naoumoff se définit lui-même volontiers comme un « archéologue du piano »1, aimant découvrir des compositeurs oubliés, comme Gabriel Dupont, dont il a enregistré toute l'œuvre de piano. Il a aussi une prédilection pour la musique de Gabriel Fauré, qu'il a enregistrée.
Il a été invité à la télévision par J. Chancel, P. Poivre d'Arvor, E. Ruggieri, A. Duault, J. Martin, E. Lipmann, B. Monsaingeon, ainsi qu'à maintes reprises à Radio France et Radio Classique.

EMISSION DU JEUDI 31 OCTOBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : DIETRICH FISCHER-DIESKAU

Dietrich Fischer-Dieskau, né à Berlin le 28 mai 1925 et mort le 18 mai 2012 à Berg en Bavière1, est un baryton allemand, également pédagogue, chef d'orchestre, peintre, musicologue et écrivain.
Cet artiste lyrique du xxe siècle demeure l'un des plus grands interprètes de la musique vocale. Sa carrière fut impressionnante entre toutes par sa durée, par la quantité des œuvres enregistrées, et enfin par la qualité et la diversité des répertoires abordés.

Enfance et jeunesse
Fils d'Albert Fischer-Dieskau, pasteur et proviseur, le jeune berlinois est très tôt fasciné par les textes poétiques de Goethe et Schiller qu'il déclame dans la cour de l'école. Il vient dès l'âge de neuf ans à l'étude de la musique, par l'entremise de sa mère, l'institutrice Dora Ludwige, qui l'emmène aux concerts. La musique est une tradition familiale ancienne, puisqu'en 1742 un certain Carl Heinrich von Dieskau fut le commanditaire de la cantate burlesque dite Cantate des paysans (Mer hahn en neue Oberkeet : « Nous avons un nouveau gouvernement ») de Jean-Sébastien Bach (BWV 212).
D'abord versé dans les lettres, le jeune homme est amateur de théâtre et diseur de textes. Enrôlé dans l'armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale, il est emprisonné en Italie, à Pise, où il fait ses premières armes musicales avec une partition des "Quatre chants sérieux" Johannes Brahms pour toute munition et des garnisons de soldats pour tout public. De son autobiographie, on retire qu'il fut prisonnier de guerre jusqu'en 1947, puis il fit très vite son premier enregistrement-radio la même année où il rencontre son épouse Irmgard Poppen, alors violoncelliste de haut niveau. Grâce à son entremise, il chante ici et là avec de petits orchestres. Les "Quatre chants sérieux" sont emblématiques de ses débuts au concert.

Formation et début de carrière
En 1942, Georg Walter, son professeur, détecte des compétences hors du commun chez le jeune homme de 17 ans. L'élève entreprend de déchiffrer les cantates de Jean-Sébastien Bach au piano puis commence l'étude de lieder. Ses capacités vocales naturelles l'amènent à développer un registre de baryton lyrique capable des nuances les plus douces, malgré une attirance première pour les rôles de Heldentenor (ténor héroïque). Il donne son premier concert avec le Voyage d'hiver (Winterreise), cycle de lieder de Franz Schubert, sous le bombardement de 1942 qui dévaste Berlin. La mezzo-soprano Christa Ludwig raconte que : « Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le public allait aux récitals de Fischer-Dieskau pour prier et pleurer. ».
Ses premiers enregistrements sont Schwanengesang ("Le Chant du cygne") et Winterreise de Schubert pour la RIAS (Radio du Secteur Américain) de Berlin en 1947, alors qu'il prend encore des cours de chant avec Hermann Weissenborn Professeur au conservatoire de Berlin. S'ensuit un début de carrière à la radio et à l'opéra, sur les scènes de Munich et de Vienne, où sa haute stature et son physique lui permettent d'aborder le rôle du Marquis de Posa dans Don Carlo de Giuseppe Verdi.
Sa carrière prend un grand essor lorsqu'il rencontre le chef d'orchestre Wilhelm Furtwängler en 1950 lors du festival de Salzbourg : W. Furtwängler l'auditionne et est impressionné par le jeune baryton. Ils donnent ensemble, durant le festival de Salzbourg de 1951, les Lieder eines fahrenden Gesellen (« Chants d'un compagnon errant ») de Gustav Mahler. Interprétation qui lance la carrière internationale du jeune homme. Furtwängler le fait ensuite chanter dans le Requiem de Brahms en 1951, Tristan et Isolde de Richard Wagner en 1952 et la Passion selon saint Matthieu de Bach en 1954. Il lui proposera même de l'engager pour chanter Hans Sachs dans "Les Maîtres Chanteurs" de Wagner, ce que D. Fischer-Dieskau refuse, à 27 ans. Le chanteur déclara beaucoup plus tard que Furtwängler était le chef d'orchestre qui a eu sur lui la plus grande influence2,3. Il déclara à son sujet : « Il a dit une fois que la chose la plus importante pour un artiste de scène était de constituer avec le public une communauté d'amour pour la musique, de créer un sentiment commun entre des venues de tellement d'endroits différents et avec des sentiments aussi divers. En tant qu'interprète, j'ai vécu toute ma vie avec cet idéal4. » Le chanteur natif de Berlin-Zehlendorf devient en 1961 un Berlinois de l'Ouest.

Consécration
Il contribue à faire découvrir les courants musicaux de la seconde moitié du xxe siècle et enregistre des répertoires variés, du baroque de Telemann aux rôles verdiens, jusqu'à la musique contemporaine d'Olivier Messiaen ou Othmar Schoeck. Il est le premier chanteur allemand à se produire en Israël accompagné de Daniel Barenboim, à l'auditorium Mann de Tel Aviv en 1971, et montre que la culture germanique ne correspond pas à l'image qu'avait voulu en donner le régime nazi. Le violoniste Yehudi Menuhin avait pour lui la plus vive admiration.
Dietrich Fischer-Dieskau connaissait plus de 1 500 lieder — de Brahms, Schubert, Schumann, Hugo Wolf, Gustav Mahler — et a chanté sous la direction des plus grands chefs de son temps : Wilhelm Furtwängler, Ferenc Fricsay, Herbert von Karajan, Otto Klemperer, Karl Böhm, Rudolf Kempe, Eugen Jochum, Georg Solti, George Szell, Rafael Kubelík, Karl Richter, Leonard Bernstein. Il fut accompagné des pianistes Wolfgang Sawallisch (qui l'a ensuite dirigé), Sviatoslav Richter, Alfred Brendel, Murray Perahia ou Herta Klust. La plus longue collaboration fut avec l'anglais Gerald Moore. Tardivement, le jeune Hartmut Höll lui permit de revisiter les répertoires qui firent sa notoriété et d'explorer les œuvres de compositeurs plus confidentiels mais non moins importants.
Il est le chanteur qui aura le plus enregistré au XX° siècle (who's who 2004)

Interprète du lied
L'histoire de la musique enregistrée du xxe siècle a retenu son apport encyclopédique dans le domaine du lied. Au sommet de sa carrière, il enregistra pour la Deutsche Grammophon en 1968 463 des 600 lieder de Schubert. Puis ceux de Wolf, de Schumann, de Brahms, de Liszt, avec un souci documentariste. Il interpréta aussi Bach dans les Passions (Jésus, les airs de basse), dans les grands airs de concert de Mozart, dans les créations d'oratorios du xxe siècle comme ceux de Benjamin Britten pour lequel il donna la première de son War Requiem (Requiem de guerre). Il resta l'interprète masculin de référence de tout le répertoire mahlérien, notamment dans les parties substitutives des mezzos comme Das Lied von der Erde (Le chant de la terre) dirigé par Leonard Bernstein.

Interprète lyrique
Dietrich Fischer-Dieskau interpréta les œuvres du grand répertoire lyriques, dont celles de Richard Strauss, le rôle de Mandryka dans Arabella dont il incarnait « le » baryton par excellence. Il a marqué certains rôles mozartiens comme celui du comte Almaviva des Noces de Figaro au Festival de Salzbourg durant vingt-cinq années ; des rôles verdiens (Rigoletto, Posa), et surtout wagnériens : Wolfram dans Tannhäuser, Hans Sachs dans Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg) ou Amfortas dans Parsifal. Le metteur en scène Wieland Wagner disait à propos de son interprétation à Bayreuth : « l'accomplissement de ce que je voulais atteindre ».
Il est l'interprète de grandes œuvres du xxe siècle, dont il a contribué à la découverte par sa notoriété et son apport musical : les opéras Doktor Faust de Ferruccio Busoni, Wozzeck d'Alban Berg, Saint François d'Assise d'Olivier Messiaen. Il a créé de nombreux rôles du répertoire contemporain, notamment pour Igor Stravinsky ou l'Allemand Aribert Reimann. Dans les années cinquante, il chante des œuvres du répertoire baroque.

Fin de carrière
Professeur d'interprétation musicale à la Hochschule der Künste (« École supérieure des arts ») de Berlin depuis 1983, il met fin à sa carrière de chanteur en décembre 1992, pour se consacrer à la direction d'orchestre et à la peinture. Il peint et expose ses toiles ; il dirige des œuvres de Tchaïkovski, Hugo Wolf, Gustav Mahler, Richard Wagner, Berlioz… ; il est aussi l'auteur de plusieurs essais de réflexion musicologique sur Wagner, Friedrich Nietzsche, Robert Schumann, Franz Schubert… et il enseigne l'art du lied à travers le monde.

Dietrich Fischer-Dieskau a proposé des interprétations marquantes, non seulement en raison de son timbre vocal, reconnaissable entre tous, ou de son phrasé, ciselé quelle que soit la langue chantée, mais surtout en raison de la clarté de sa lecture interprétative, qu'il mettait toujours au service du compositeur et de la musique.