EMISSION DU LUNDI 2 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : ALBINONI

Tomaso Giovanni Albinoni né le 14 juin 16711 à Venise et mort le 17 janvier 1751 également à Venise, est un violoniste et compositeur italien de musique baroque.

Albinoni a été un violoniste et un maître de chant renommé, mais on ignore quelle a été sa formation (certains musicologues avancent le nom de Legrenzi).
Issu d'une famille très aisée — des marchands de papier —, Albinoni peut se consacrer à la musique sans crainte de soucis financiers. Il se qualifie lui-même de dilettante veneto. En tant que fils aîné, son père le destine à reprendre les intérêts de l'entreprise familiale. Cependant, après la mort de celui-ci en 1709, Tomaso abandonne la responsabilité de l'entreprise à ses deux frères cadets, et se consacre uniquement à la musique, se qualifiant cette fois de musico di violino. Il épouse la cantatrice d'opéras Margherita Raimondi, décédée en 1721. À partir de 1741, dix ans avant sa mort, il n'existe plus aucun document le concernant — peut-être à cause d'une maladie.
Bach s'est intéressé à ses compositions, et lui a même emprunté des thèmes musicaux. Il laissait aussi réaliser par ses élèves des partitions d'Albinoni ne contenant que la basse chiffrée.

EMISSION DU MARDI 3 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : MASSENET et DON QUICHOTTE

Fils d'Alexis Massenet (1788-1863), industriel fabriquant des lames de faux à Pont-Salomon, près de Saint-Étienne, et de son épouse, née Adélaïde Royer de Marancour (1809-1875), il est le benjamin d'une famille de douze enfants, son père ayant eu huit enfants d'un premier lit2. Sa famille déménage à Paris en 1848, lorsqu'il a six ans et sa mère lui donne ses premières leçons de piano. Il entre au Conservatoire de Paris à l'âge de onze ans où il étudie le piano dans la classe d'Adolphe Laurent, l'orgue (classe de François Benoist), le solfège et le contrepoint (classes d'Augustin Savard et François Bazin), l'harmonie (classe d'Henri Reber) et la composition (classe d'Ambroise Thomas). Il obtient un premier prix de piano en 1859 et un premier prix de contrepoint en 1863. Admis à la villa Médicis après avoir remporté le grand prix de Rome en 1863 avec sa cantate David Rizzio. Il rencontre à cette occasion Franz Liszt qui le prend en affection3 et lui confie quelques élèves de piano, parmi lesquels se trouve Louise-Constance dite « Ninon » de Gressy, que Massenet épouse en 1866 et avec qui il aura une fille unique, Juliette.

Massenet à l'âge de ses premiers succès
Il regagne Paris et fait jouer son opéra La Grand-Tante en 1867. Son mentor est à l'époque Ambroise Thomas. Il prend part à la guerre de 1870. Ensuite il connaît ses premiers succès avec la suite symphonique Pompéia, l'oratorio Marie-Madeleine en 1873, et les opéras Don César de Bazan, Le Roi de Lahore. Son éditeur, Georges Hartmann, qui connaît un grand nombre de critiques musicaux, soutient sa carrière.
Il reçoit la légion d'honneur en 1876 (il est commandeur en 1899). En 1878, il est nommé professeur de composition au Conservatoire et compte Alfred Bruneau, Gustave Charpentier, Ernest Chausson, Georges Enesco, Henry Février, Reynaldo Hahn, Charles Koechlin, Albéric Magnard, Max d'Ollone, Gabriel Pierné, Henri Rabaud et Florent Schmitt parmi ses élèves. Il entre à l'âge de trente-six ans à l'Académie des beaux-arts. C'est le plus jeune des académiciens.
En 1884 est créé à l'Opéra-Comique un de ses ouvrages les plus populaires, Manon, d'après le roman Manon Lescaut de l'abbé Prévost. Ses autres œuvres Hérodiade, Le Cid, Le Jongleur de Notre-Dame rencontrent la faveur du public et plus encore, Werther composé en 1886, créé à Vienne en 1892, d'après Les Souffrances du jeune Werther de Goethe. Thaïs ne connut le succès qu'une décennie après sa création en raison de son sujet sulfureux, malgré sa Méditation religieuse pour violon solo au deuxième acte, passée à la postérité sous le nom de Méditation de Thaïs.
Son Don Quichotte dont la première a lieu à Monaco en 1910 et dont le rôle titre est chanté par Chaliapine connaît un grand succès dès sa création. Cette œuvre est jouée dans le monde entier depuis lors.
Ses journées commençaient à quatre heures du matin, alternant compositions, enseignements et auditions5. Il a laissé une œuvre essentiellement lyrique (vingt-cinq opéras) mais aussi pianistique et symphonique. Très sensible aux sujets religieux, il a souvent été considéré comme l'héritier de Charles Gounod.
Héritage et dernières années
L'influence de Massenet se ressent chez de nombreux compositeurs tels que Ruggero Leoncavallo, Pietro Mascagni, Giacomo Puccini ou Claude Debussy dans son Pelléas et Mélisande. Ne dédaignant pas les mondanités (c'est un habitué du salon de Mme Lemaire par exemple), c'était pourtant au fond un grand mélancolique qui avait besoin d'être amoureux de l'héroïne ou de l'interprète de ses œuvres6.
Il meurt d'un cancer à l'âge de soixante-dix ans. Il est enterré à Égreville (Seine-et-Marne), village où il possédait un château7.

EMISSION DU MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : CLARINETTE et KALMAN BERKES

La clarinette (du provençal clarin, « hautbois »1) est un instrument de musique à vent de la famille des bois caractérisée par son anche simple et sa perce quasi cylindrique. Elle a été créée vers 1690 par Johann Christoph Denner (1655-1707) à Nuremberg sur la base d'un instrument à anche simple plus ancien : le « chalumeau ». La clarinette soprano (en si♭) est le modèle le plus commun.
La perce cylindrique de la clarinette la distingue du hautbois et du saxophone, tous deux à perce conique, et lui confère une aptitude au quintoiement2. Son timbre chaud dans le registre grave, peut s'avérer extrêmement brillant voire perçant dans l'aigu.
De tous les instruments à vent, la clarinette possède la plus grande tessiture avec trois octaves plus une sixte mineure, soit 45 notes en tout3. Elle se décline en une famille d'instruments presque tous transpositeurs, depuis la clarinette contrebasse jusqu'à la clarinette sopranino, couvrant ainsi toute l'étendue d'un orchestre symphonique. À l'exception des percussions, la clarinette est l'instrument qui possède la plus grande famille.
On utilise la clarinette dans la musique classique et traditionnelle ainsi que dans le jazz. Parmi les compositions célèbres pour cet instrument, on peut citer le Concerto pour clarinette de Mozart.

EMISSION DU JEUDI 5 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : ALFRED DELLER

Lorsqu'Alfred Deller s'aperçut, au sortir de l'enfance que, s'il perdait sa voix de soprano, celle-ci gardait un timbre étrangement aigu et une étonnante élasticité, il se forgea seul une technique de contre ténor. Personne ne put se charger de sa formation vocale, cette tessiture ayant disparu depuis deux siècles.
Le compositeur Michael Tippett le remarqua dans les chœurs de la Cathédrale de Canterbury et lui fit faire ses débuts à Londres en 1943 dans une interprétation de Purcell où il confondit public et musicologues grâce à son timbre magnifique, ses libertés avec le rythme et ses modulations raffinées, légères et naturelles qui contribuèrent grandement à repenser la musique ancienne avec intuition, instinct et spontanéité.
Alfred Deller intégra de 1947 à 1961 les choeurs de la Cathédrale Saint-Paul de Londres, fonda le Deller Consort en 1948 et enregistra son premier disque avec Walter Bergmann en 1949. Interprète magistral et inégalé de la musique élisabéthaine et baroque, il s'intéressa aussi à la musique contemporaine. Ainsi Benjamin Britten écrivit-il pour lui le rôle d'Oberon dans Le Songe d'une nuit d'été, qu'il créa en 1960.
Le luthiste Desmond Dupré et le claveciniste Harold Lester ont participé à ses enregistrements. Mais il contribua en priorité à la vocation et à la formation de nombreux contre-ténors, dont son fils Mark Deller. Parmi ses disciples, il faudrait encore citer, sans exhaustivité, James Bowman, René Jacobs, Henri Ledroit ou Gérard Lesne, ces grandes voix, chacune singulière au possible, qui, néanmoins, lui doivent tant.
Nikolaus Harnoncourt se rappelle avec admiration « l'assurance imperturbable du chanteur le plus significatif de cette musique ancienne en train d'éclore ». Gustav Leonhardt décrit avec une grande précision l'art et la manière de ce « musicien, c'est-à-dire un cran au-dessus [d'un chanteur], et qui plus est, d'un chanteur-musicien exceptionnel », débordant de vitalité et d'humour. Quant à lui, René Jacobs évoque le « chanteur-poète »... Tous s'accordent à mettre en évidence l'art intuitif de ses intonations fines, l'expressivité des sons filés, dont il refusait de privilégier la beauté pour demeurer en accord avec le texte.
Alfred Deller s'abstenait des vocalises quotidiennes, détestait les répétitions et préférait la spontanéité du concert.
En 1970, il est promu commandeur dans l'Ordre de l'Empire britannique.

EMISSION DU VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.

Interview de Catherine D'Argoubet, directeur artistique du Festival de Piano aux Jacobins de Toulouse

34ème festival : Légendes et étoiles montantes

A l'affiche pour la troisième année consécutive, Menahem Pressler inaugure la 34ème édition de Piano aux Jacobins. Le retour impatiemment attendu du pianiste américain rappelle l'importance que revêt depuis toujours, pour le Festival, la présence de légendes vivantes, d'artistes porteurs d'une irremplaçable mémoire dont les apparitions font toujours l'événement.
Il en va de même avec Richard Goode et Joaquin Achucarro. Comme le doyen des pianistes en activité, ces deux maîtres appartiennent à la « famille Jacobins », construite au fil du temps grâce à la fidélité d'interprètes que le Festival est toujours heureux de réinviter. Grand habitué du Cloître, Boris Berezovsky est lui aussi présent, aux côtés de Nino Gvetadze, Llyr Williams, David Fray, Luis Fernando Perez, Jonathan Biss, Romain Descharmes ou Yaron Herman, qui referme la 34ème édition sous le signe du jazz.
Attentif aux talents nouveaux, Piano aux Jacobins a contribué depuis plus de trois décennies à la découverte et à l'affirmation de nombreux interprètes aujourd'hui parmi les plus célèbres. Ce regard résolument tourné vers le futur s'exprime cette fois par la venue de Behzod Abduraimov, Kit Armstrong, Karim Saïd, Béatrice Rana, Ismaël Margain, Evgheni Bozhanov ou Benjamin Grosvenor.

A St Pierre des Cuisines, l'ouverture à la nouvelle génération va de pair avec la découverte de répertoires méconnus. De couleur romantique, les récitals de Jonas Vitaud, David Violi et Pascal Amoyel sont l'occasion d'entendre des pages rares du patrimoine musical français.
Proche de l'école de Sète, le peintre André Cervera est l'invité du 34ème Festival. « Expressionnisme latin », a-t-on dit au sujet de ce créateur indépendant qui, par la singularité et la liberté de son imaginaire, fait écho à une programmation découvreuse et résolument tournée vers l'avenir.

EMISSION DU LUNDI 9 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : CARL PHILIP EMMANUEL BACH

Carl Philipp Emanuel Bach, né à Weimar, alors dans le duché de Saxe-Weimar, le 8 mars 1714 et mort à Hambourg le 14 décembre 1788, est un musicien, compositeur et musicologue allemand. Il est le deuxième fils survivant de Jean-Sébastien Bach et sa première femme Maria Barbara Bach. Pendant près de 30 ans, il est claveciniste à la cour de Frédéric II de Prusse. Puis il occupe le poste de Director Musices à Hambourg. Il est célèbre parmi ses contemporains pour sa musique, et aussi reconnu, par Haydn, Mozart ou par Ludwig van Beethoven, notamment pour son traité théorique « Essai sur la véritable manière de jouer les instruments à clavier ». Il est surnommé le Bach de Berlin ou Bach de Hambourg.


EMISSION DU MARDI 10 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : MASSENET et HERODIADE

Hérodiade est un opéra en quatre actes et sept tableaux de Jules Massenet, sur un livret de Paul Milliet et d'Henri Grémont1. Inspirée de Hérodias, l'un des Trois contes de Gustave Flaubert, l'œuvre est créée le 19 décembre 1881 au théâtre de la Monnaie (Bruxelles) puis dans une version italienne, sous le titre d'Hérodiade, le 23 février 1882 à la Scala de Milan.

L'action se passe à Jérusalem au début du Ier siècle et retrace la mort de Jean le Baptiste, « victime de la vengeance d'Hérodiade »
Acte I
Une grande cour à l'intérieur du palais d'Hérode à Jérusalem. Dans le lointain, la mer Morte entourée des collines de la Judée.
Marchands et esclaves viennent apporter des dons de ses villes au tétrarque, mais Pharisiens et Samaritains se disputent jusqu'à ce que Phanuel arrive et leur dise que la révolte contre les Romains approche. Salomé raconte à Phanuel comment elle trouva la paix auprès du Prophète (Jean) lorsqu'elle cherchait à Jérusalem sa mère, qui l'avait abandonnée (Il est doux, il est bon). Après le départ de Salomé et la Promenade des danseuses du Palais, Hérode la recherche parmi les danseuses, séduit par son charme et amoureux d'elle. Hérodiade vient lui réclamer la tête de Jean parce que ce dernier l'a outragée dans le désert. Pour obtenir vengeance, elle lui rappelle qu'elle a quitté son pays et sa fille pour le suivre et qu'il est sa seule famille. Hérode refuse, Jean étant aimé des Juifs et vénéré par tous. Tandis qu'Hérodiade se promet de se venger de Jean, ce dernier vient la menacer jusque dans le jardin, et Hérode et elle se réfugient dans leur palais. Salomé vient déclarer son amour à Jean, qui lui demande de le laisser, puis, sur l'insistance de la jeune fille, de l'aimer comme on aime en songe, de transfigurer son amour en amour mystique.
Acte II
1er tableau
La chambre d'Hérode
Les esclaves encouragent Hérode à faire sa sieste sur son lit d'ivoire, mais le sommeil le fuit parce qu'il songe à Salomé et leur demande de danser pour la lui rappeler. Après la Danse babylonienne, une Babylonienne l'invite à boire un philtre amoureux pour retrouver l'image de l'être cher, et Hérode clame qu'il donnerait son âme sans remords pour enlacer son amour, Salomé (Vision fugitive). Il boit le philtre et s'effondre sur son lit. Phanuel arrive et Hérode se réveille. Le premier lui dit que la misère s'accroît et que le peuple réclame le Messie. Hérode veut d'abord que Phanuel le guérisse de son amour. Phanuel lui répond que c'est du délire, car un climat de révolte règne ; que le peuple tremble devant Hérode, mais acclame Jean. Hérode entend vaincre les prophètes, une fois les Romains chassés.
2e tableau
La place de Jérusalem (le Xyste). À droite, l'entrée principale du palais d'Hérode avec un vaste escalier. À gauche, une suite de terrasses aboutissant à la Porte dorée. Dans le lointain, la vue de la ville, l'aspect du temple de Salomon sur le mont Moriah.
Après avoir été acclamé par le peuple, qui le considère comme un libérateur, fort de l'appui matériel d'alliés, Hérode incite le peuple à combattre les Romains pour se libérer de leur joug. Hérodiade vient annoncer l'arrivée du proconsul Vitellius, dont on entend les fanfares se rapprocher, et le peuple se croit perdu. Hérodiade dit à Hérode de ne plus trembler, car elle saura tromper les Romains. Après être descendu de litière, Vitellius se demande, à cause du trouble qu'il voit, s'il n'aura pas à réprimer un complot. Représentant de César et de la justice, il demande au peuple ce qu'il souhaite, et ce dernier veut qu'on lui rende le temple d'Israël et fasse respecter le grand-prêtre à l'autel. Son vœu exaucé, il acclame le proconsul, Tibère et les Romains lorsque Jean et Salomé entrent en scène. Vitellius est surpris de voir le respect et l'amour que l'on porte à Jean. Hérodiade constate qu'Hérode semble connaître Salomé, qui répond à Vitellius que Jean est le prophète du Dieu vivant et qui, ajoute Hérodiade, rêve de puissance.
Acte III
1er tableau
La demeure de Phanuel
Phanuel interroge les astres pour savoir si Jean est un homme ou un dieu. Hérodiade vient le consulter. Elle veut savoir à quel astre est lié le sort de la femme qui lui a volé l'amour d'Hérode. Phanuel lui répond que cet astre et celui d'Hérodiade sont comme une äme jumelle et que l'astre d'Hérodiade est couvert de sang : elle en conclut qu'elle obtiendra vengeance. Phanuel voit aussi qu'elle a été mère et lui dit qu'elle va revoir sa fille. Il lui montre Salomé, qui entre dans le temple, mais Hérodiade reconnaît en elle sa rivale plutôt que sa fille, et Phanuel ne reconnaît pas en Hérodiade une mère, mais bien une femme.
2e tableau
Le saint temple
Salomé maudit ceux qui, poursuivant Jean de leur haine, l'ont pris et enchaîné. Elle désire mourir près de lui s'il doit perdre la vie. Hérode se plaint que Tibère est devenu roi de la Judée et que lui-même est resté chef de tribu chez les Galiléens, alors qu'il flattait les Romains pour obtenir ce titre de roi. Il désirer se venger en sauvant Jean pour que les Juifs brisent le joug romain. En voyant Salomé, il lui déclare son amour. Quand elle le repousse et lui dit qu'un autre possède son cœur, il menace de les livrer, elle et son amoureux, au bourreau. Après une marche sainte, une scène religieuse et une danse sacrée, les princes des prêtres demandent à Vitellius de condamner Jean, qui prêche la discorde et se dit roi des Juifs. Vitellius dit à Hérode que c'est à lui de le juger, Jean étant Galiléen. Les gardes du temple amènent Jean pour un interrogatoire. Il répond que son but est la liberté. Tous y voient une insulte à César et demandent qu'on envoie Jean à la torture et à la mort. Hérode répond qu'il ne peut le condamner parce que Jean est fou. Il s'approche de lui pour savoir s'il est prêt à servir ses projets et sa haine. Jean lui répond que Dieu ne s'abaisse pas aux complots des rois. Hérode décide quand même de laisser la vie à Jean, alors qu'Hérodiade demande qu'on crucifie ce faux Messie. Comme Salomé se précipite pour partager le sort de Jean, Hérode apprend qui est l'homme qu'elle aime et les condamne tous deux à mort. Jean prophétise que les palais et temples romains seront bientôt détruits.
Acte IV
1er tableau
Le souterrain
Jean se repose sur Dieu et dit adieu aux vains objets terrestres (Ne pouvant réprimer… Adieu donc, vains objets). Il se réjouit de mourir pour la justice et la liberté, mais, au souvenir de Salomé, demande à Dieu pourquoi ce dernier souffre que l'amour vienne ébranler la foi de son prophète et suggère que Dieu serait coupable si l'amour l'emportait chez son prophète. Salomé fait connaître sa présence, et Jean lui avoue qu'il l'aime. En entendant le peuple réclamer sa mort, Jean dit à Salomé de partir, mais elle désire mourir près de lui. Le grand-prêtre vient chercher Jean, condamné au supplice par Hérodiade, mais annonce qu'Hérode appelle Salomé au palais plutôt qu'au supplice en raison de sa jeunesse.
2e tableau
La grande salle du palais
Les Romains célèbrent leur conquête et la grandeur de Rome. Après l'arrivée d'Hérode, d'Hérodiade et de Vitellius, suit le ballet. Egyptiennes, Babyloniennes, Gauloises et Phéniciennes se succèdent. Salomé demande grâce pour Jean à Hérodiade. Elle explique qu'il l'a recueillie et consolée lorsque sa mère l'abandonna. Hérodiade est sur le point de pardonner à Jean parce qu'elle reconnaît sa fille lorsque celle-ci, pour être prise en pitié, déclare que sa mère l'a abandonnée pour un hymen infâme. Ainsi maudite, Hérodiade décide de ne pas intervenir, et le bourreau arrive, tenant un glaive ensanglanté. Salomé tire un poignard de sa ceinture et veut s'en prendre à Hérodiade, qui lui révèle qu'elle est sa mère. Salomé, qui la juge une mère exécrable, lui dit de reprendre son sang et se tue.

EMISSION DU JEUDI 12 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : ANDREAS SCHOLL

Andreas Scholl est un contreténor allemand né le 10 novembre 1967 à Eltville, dans une famille de chanteurs. Il intègre la maîtrise des Kiedricher Chorbuben à l'âge de sept ans.
De 1987 à 1993, il étudie à la Schola Cantorum de Bâle où il est l'élève de Richard Levitt, puis de René Jacobs. De nos jours, il y enseigne.
1993 : il donne son premier récital au théâtre Grévin, où il reçoit un accueil enthousiaste.
1998 : il fait ses débuts à l'opéra au festival de Glyndebourne, en interprétant le rôle de Bertarido dans Rodelinda de Haendel, sous la direction de William Christie. Il interprète à nouveau ce rôle à Glyndebourne en 1999 et 2002, puis au Metropolitan Opera en 2011.
2002 et 2005 : il interprète le rôle titre dans Giulio Cesare in Egitto de Haendel.
Sa voix le dirige naturellement vers la musique baroque. Il chante sous la direction de chefs célèbres comme René Jacobs, Philippe Herreweghe, William Christie, John Eliot Gardiner...

EMISSION DU VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.
Interview de Romain Descharmes, invité du Festival de Piano aux Jacobins de Toulouse

Romain Descharmes a débuté au conservatoire de Nancy, où il obtient une médaille d'or à l'âge de 14 ans dans la classe d'Hugues Leclère. Il s'installe ensuite à Paris en entrant au CNR et au CNSMDP en 1998.
Il poursuit sa formation en cycle de perfectionnement après avoir étudié au CNSMDP où il obtient, avec des mentions très bien, 4 prix et diplômes de Formation Supérieure : piano, musique de chambre, accompagnement au piano et accompagnement vocal. Il a suivi pour cela les classes de Jacques Rouvier, Bruno Rigutto, Christian Ivaldi.
Parallèlement, au CNR de Paris, Romain Descharmes a une classe de musique de chambre et travaille beaucoup avec les chanteurs.
En 2004, il devient membre de l'Académie Charles-Cros.
Suite au premier Grand Prix lors du Concours international de Dublin remporté en 2006, Romain Descharmes se produit en récital sur des scènes prestigieuses telles que le Carnegie Hall à New York, Wigmore Hall à Londres, Salle Pleyel à Paris, Tsuda Hall à Tokyo, Forbidden City Hall à Pékin...
Il se produit régulièrement aux États-Unis, Angleterre, Irlande, Italie, Japon, Chine, Russie, France... ; avec les plus grandes formations telles que le Midland Symphony Orchestra, le National Symphony Orchestra of Ireland, l'Orchestra del Lazio, le Shanghai Philharmonic Orchestra et l'Orchestre de Paris. Il est invité à se produire en France dans différents festivals : La Roque-d'Anthéron, Piano aux Jacobins, Rencontres Internationales F.Chopin, Serres d'Auteuil, Nancyphonies, Festival Agora. Sans oublier ceux à l'étranger : Arties en Inde, Beyrouth, Cervatino au Mexique...
Diverses émissions radiophoniques et télévisuelles (France Musique, France Inter, Mezzo, NHK-Japon...) invitent régulièrement Romain Descharmes à s'illustrer.
Romain Descharmes est un pianiste complet, voyant son large répertoire allant de la sonate aux grandes formations en passant par le lied. Outre son talent soliste, il se produit avec des artistes tels que Henri Demarquette, Laurent Korcia, Sarah Nemtanu, l'ensemble Court-Circuit, le quatuor Ébène, le Berliner Philharmoniker Quintet.
Dans le cadre de sa réussite au CNSMDP, Romain Descharmes a eu la chance d'enregistrer un CD consacré aux compositeurs du début du XXème siècle avec les conseils précieux de Pierre Boulez. Il a également enregistré divers disques pour piano seul (Ravel -Audite, Brahms -Claudio Records) et en musique de chambre (Naïve, Cristal, Saphir). À noter que ces disques ont tous été salués par la critique.
En 2012, il s'est illustré avec l'Orchestre de Paris pour interpréter le Concerto n°2 de Camille Saint-Saëns sous la direction d'Alain Altinoglu. Les critiques ont démontré que Romain Descharmes est un des meilleurs pianistes français de sa génération2.
Depuis 2010, Romain Descharmes s'illustre au piano avec le groupe Quai n°5 3 autour de Stéphane Logerot, Jean-Marc Phillips Varjabedian, François Desforges et Jean-Luc Manca. Ils ont enregistré un premier album en 2010.

EMISSION DU LUNDI 16 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : BELA BARTOK

Béla Bartók, né le 25 mars 1881 en Autriche-Hongrie dans le Banat à Nagyszentmiklós (aujourd'hui Sânnicolau Mare, « Saint-Nicolas le Grand », en Roumanie), mort le 26 septembre 1945 à New York, est un compositeur et pianiste hongrois. Pionnier de l'ethnomusicologie, il enregistra sur le vif nombre de morceaux de musique folklorique d'Europe de l'Est. Au début influencé par Richard Strauss, Liszt et Brahms dans le style tzigano-hongrois du verbunkos, sa découverte de Debussy et des chants paysans slaves l'oriente vers un nouveau style très personnel où sont intégrées les découvertes de Stravinsky et Schönberg. Pédagogue de renom, il restera toute sa vie profondément attaché à sa terre natale : « Pour ma part, durant ma vie entière, en tout lieu, en tout temps et de toute façon, je veux servir une seule cause, celle du bien de la patrie et de la nation hongroise ».


EMISSION DU MARDI 17 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : MASSENET et MANON

Manon est un opéra en cinq actes de Jules Massenet, livret de Henri Meilhac et Philippe Gille, d'après le roman de l'abbé Prévost, l'Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut. Il fut créé à l'Opéra-comique de Paris le 19 janvier 1884.

Intrigue

Acte I
Dans la cour d'une auberge d'Amiens, Guillot et Brétigny, accompagnés de trois jeunes femmes, Javotte, Poussette et Rosette demandent à dîner. Arrivent Lescaut et ses amis. Lescaut déclare attendre sa cousine Manon qu'il doit mener au couvent. La diligence arrive. Manon en descend (Air : « je suis encore toute étourdie »). Lescaut part chercher ses bagages. Pendant ce temps, le vieux Guillot, Brétigny, et leurs trois amies arrivent dans la cour. Guillot entreprend de séduire Manon en lui promettant de combler tous ses désirs. Il lui dit qu'une voiture viendra le chercher dans quelques instants. Elle n'aura qu'à y monter et l'attendre…
Lescaut revient mais il veut rejoindre ses amis partis boire et jouer aux cartes. Il fait alors croire à Manon qu'il doit retourner à la caserne et la laisse seule après lui avoir demandé de bien se tenir (Air : « regardez-moi bien dans les yeux »).
Restée seule Manon rêve au luxe et au plaisir dans lesquels vivent les actrices. Le jeune Chevalier Des Grieux, qui a raté la diligence, arrive. C'est le coup de foudre immédiat (Duo : « A vous ma vie, à vous mon âme »). La voiture commandée par Guillot arrive. Des Grieux et Manon profitent de l'occasion et s'enfuient (Duo : « Nous vivrons à Paris tous les deux »).

Acte II
Dans leur petite mansarde parisienne, Manon et des Grieux filent le parfait amour, (mais Brétigny a envoyé des fleurs à Manon) . Des Grieux écrit une lettre à son père dans laquelle il lui demande la permission de l'épouser (Air: "On l'appelle Manon). La bonne entre et annonce l'arrivée de Lescaut et Bretigny. Lescaut interroge des Grieux sur ses intentions à l'égard de Manon (Air: "La chose est claire…"). Celui-ci le rassure en lui faisant lire la lettre écrite à son père.
Un peu à l'écart, Brétigny annonce à Manon, que le père de Des Grieux va faire, ce soir même, enlever son fils afin de l'arracher à ses bras. En échange de son silence, Brétigny offre à Manon une protection et le luxe dont elle a toujours rêvé.
Bretigny et Lescaut s'en vont. Des Grieux sort pour poster la lettre destinée à son père. Manon, qui ne lui a rien dit au sujet de l'enlèvement, reste seule. Grisée par les promesses de luxe, elle prend non sans un sincère regret, la décision de suivre Brétigny (Célèbre air: "Adieu, notre petite table…) Des Grieux revient, il évoque innocemment les bonheurs à venir avec Manon ( Air: " En fermant les yeux, je vois là-bas…"
Puis, on frappe avec violence à la porte, des Grieux va ouvrir, il se fait enlever. Manon s'écrie: "Il est parti!"

Acte III
Au Cours-la-Reine. C'est la fête. Parmi les badauds, on croise Javotte, Poussette et Rosette (Air: "Ah la charmante promenade) et Lescaut chantant une certaine Rosalinde (Air: "Ma Rosalinde, il me faudrait gravir le Pinde). Manon arrive au bras de Brétigny. Elle évoque les plaisir d'une vie luxueuse et de la jeunesse (Célèbre air: "Je marche sur tous les chemins"…suivi de la gavotte "Obéissons quand leur voix appelle"). Puis Manon surprend une conversation entre Brétigny et des Grieux père qui lui apprend que le Chevalier va entrer dans les ordres au séminaire de Saint Sulpice.
Guillot, qui ne désespère pas de séduire Manon, lui offre le Ballet de l'Opéra que lui avait refusé Brétigny car trop cher. Après le ballet, Manon fait appeler une voiture pour se faire conduire à Saint Sulpice

Dans la chapelle Saint Sulpice. Des paroissiennes louent l'éloquence du nouveau prêtre (Chœur : "Quelle éloquence") Des Grieux s'apprête à célébrer l'office. Son père arrive et tente de le dissuader de rentrer dans les ordres (Air: "Épouse quelque brave fille") mais renonce rapidement et s'en va. Des Grieux reste seul et tente d'oublier Manon (Célèbre air "Ah! Fuyez douce image)
Manon fait son entrée. Elle prie un moment seule (Air:"Pardonnez-moi..). Puis des Grieux arrive. Il lui reproche sa trahison et montre sa résolution à entrer dans les ordres. Mais après les supplications de Manon (Air: " N'est-ce plus ma main que cette main presse? "), il succombe à ses avances (Duo: "Ah! Viens Manon, je t'aime!").

Acte IV
À l'hôtel de Transylvanie. On joue, les paris grimpent. Guillot, Brétigny, Lescaut, Javotte, Poussette et Rosette sont là. Des Grieux entre avec Manon (Duo: "Manon, sphinx étonnant"). Ils sont presque ruinés. Manon pousse des Grieux à jouer ce qui lui reste contre Guillot. La chance lui sourit à un point tel que Guillot l'accuse de tricher et fait chercher la police qui arrête des Grieux et Manon.

Acte V
Sur une route qui mène au Havre. Des Grieux a été libéré grâce à l'intervention de son père, mais Manon a été condamnée pour prostitution à la déportation en Louisiane. Des Grieux et Lescaut, cachés au bord de la route, attendent le convoi des prisonniers. Des Grieux veut faire évader Manon, mais Lescaut l'en dissuade, car l'escorte armée qu'ils avaient mis en place s'est débandée. Le convoi arrive. Lescaut paie un des gardes pour permettre à Manon de rester un instant avec le Chevalier. Celui-ci veut fuir avec elle, mais Manon, trop épuisée par le voyage, meurt dans ses bras (Reprise de "N'est-ce plus ma main…"). Au moment de s'éteindre, voyant une étoile dans le ciel, elle s'exclame: "Ah! quel beau diamant!"


EMISSION DU MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : HARPE et LILY LASKINE

Lily Laskine (nom de scène d'Aimée Émilie Laskine1), née le 31 août 1893 à Paris 9e et morte (16e arrondissement de Paris) le 4 janvier 19881, est une harpiste française d'origine russe.

Elle voit le jour dans une famille de mélomanes et musiciens. Après un essai au piano, Lily, encore jeune, se met à la harpe et répète six heures par jour. En 1904, elle entre au Conservatoire de Paris. Elle obtient ses premiers prix à 11 et 13 ans.
Pendant la Première Guerre mondiale, elle s'intéresse également au chant et à la danse ainsi qu'à l'harmonie. À 16 ans, elle entre à l'Opéra en tant que harpiste ; elle est alors la première femme admise dans l'orchestre. En 1934, elle devient harpiste soliste de l'Orchestre national de France à sa création. Elle est abritée pendant la Seconde Guerre mondiale au château Pastré à Marseille par la comtesse Lily Pastré, comme de nombreux juifs qui tentaient de quitter la France.
Sa carrière connaît un nouvel élan dans les années 1950 avec sa collaboration avec la firme de disques Erato dont elle devient la harpiste attitrée. Ses disques font le tour du monde et c'est en compagnie de son ami Jean-Pierre Rampal qu'elle enregistre le fameux Concerto pour flûte et harpe de Mozart avec l'orchestre de Jean-François Paillard, disque classique le plus vendu de l'histoire phonographique française.
Parallèlement à toutes ces occupations, elle est également professeur de harpe, notamment au Conservatoire de 1948 à 1958, et enregistre des musiques de films et des disques avec des chanteurs de variétés. Elle joue aussi pour la Comédie-Française pendant plus de 30 ans. Elle a formé une génération de harpistes, parmi lesquelles Marielle Nordmann, Denise Mégevand, Lucie Gascon et Annie Challan2.
Il existe un concours international de harpe Lily-Laskine depuis 1993, comprenant un grand prix et un prix junior. Il a connu cinq éditions jusqu'en 2005.

Lily Laskine est inhumée au cimetière parisien de Saint-Ouen.

EMISSION DU JEUDI 19 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : ANGELA GHEORGIU

Angela Gheorghiu, née Burlacu (en roumain : anˈd͡ʒela ɡe̯orˈɡi.u)) est une soprano roumaine. Depuis ses débuts professionnels en 1990, elle a chanté les principaux rôles pour soprano sur les scènes du Royal Opera House de Covent Garden, du Wiener Staatsoper, de la Scala pour ne citer que celles-ci. Sa discographie substantielle est principalement éditée par EMI Classics et Decca. En 1994, sous la direction de Georg Solti, elle interprète au Royal Opera House une Traviata mémorable qui lui vaut les éloges dithyrambiques de la critique unanime.

Angela Gheorghiu, de son nom patronymique Angela Burlacu, est née le 7 septembre 1965 à Adjud, Roumanie1, 2, 3.
Gheorghiu chante des airs d'opéra très jeune avec sa sœur Elena Dan4 et, des l'âge de 14 ans, étudie le chant à l'Université nationale de musique de Bucarest sous la direction de Mia Barbu. L'obtention de son diplôme en 1990 coincidant avec la révolution et l'exécution de Nicolae Ceaușescu, la contraint à chercher rapidement une carrière internationale. Sa carrière professionnelle débute à l'Opéra national roumain de Cluj-Napoca dans le rôle de Mimi (La Bohème) en 1990. Elle remporte le Concours International Belvedère la même année5.
Après avoir divorcé de son premier mari dont elle conserve le nom de famille, Gheorghiu, Angela épouse le ténor Roberto Alagna en 1996 avec lequel elle chante fréquemment sur scène et en studio. Elle est élue 74e plus belle femme du monde par le magazine FHM6, 7. En octobre 2009, Alagna annonce leur séparation dans les colonnes du journal Le Figaro. Gheorghiu confirme l'information sur son site web où elle affirme que le couple n'entretient plus de relation depuis deux ans8. Leur séparation amène Gheorghiu à décliner l'offre qui lui est faite en décembre 2009 par le Metropolitan Opera de chanter Carmen en compagnie d'Alagna9. Leur divorce est prononcé en décembre 200910. Néanmoins, lors d'un entretien avec le Daily Express au mois de mars 2011, elle dit qu'Alagna et elle sont à nouveau ensemble mais qu'ils souhaitent chanter séparément pendant quelque temps et qu'ils envisagent de se retirer tous deux de la scène et avoir leurs propres enfants11, 12, 13. De fait, on a pu les voir ensemble en mars 2011 dans l'arrière-scène du Royal Opera House de Londres où Alagna interprète Aida.

EMISSION DU VENDREDI 20 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts qui ont lieu sur Toulouse et la région pour la semaine concernée.
Interview de Frédéric Chambert, directeur du Théâtre du Capitiole qui nous parle de la Saison 2013-2014 du Capitole

Le Théâtre du Capitole est un établissement public de la Ville de Toulouse, en régie municipale autonome depuis 1994, consacré à l'art lyrique et au ballet. Sa salle historique est située dans l'enceinte du Capitole de Toulouse. Elle a été inaugurée le 1er octobre 1818 à l'emplacement du théâtre érigé par les Capitouls en 1736. La salle à l'italienne a aujourd'hui une jauge de 1 156 places. Le Théâtre du Capitole est membre de la ROF (Réunion des opéras de France), de RESEO (Réseau européen pour la sensibilisation à l'opéra et à la danse) et d'Opera Europa.

Édifice consacré aujourd'hui à l'art lyrique et au ballet, le Théâtre du Capitole a pour origine la Salle du "Jeu de spectacle" intégrée dans l'édifice municipal en 1736 par Guillaume Cammas. À l'époque, il acquiert rapidement la réputation d'être le plus beau et le plus moderne du royaume1.
Le bâtiment est abandonné au fil des ans, mais reconstruit et réaménagé en 1818. Détruit par un incendie en 1917, le théâtre connaît une nouvelle vie en 1923 grâce aux travaux de Paul Pujol qui inscrit son ouvrage dans le style néobaroque. D'autres réaménagements sont réalisés notamment en 1996 par les architectes Jean-Louis Roubert et le décorateur Richard Peduzzi, dans un style contemporain dans les foyers, se voulant proche de l'esprit de la commedia dell'arte dans la salle de spectacle.

C'est parmi les opéras français, selon Le Monde, « le deuxième établissement national en termes de qualité, une place que seul, aujourd'hui, peut lui disputer l'Opéra de Lyon parmi les établissements lyriques qui ont obtenu le label « national » (Opéra du Rhin, Opéra de Bordeaux, Opéra de Nancy et de Lorraine), alors que Toulouse ne l'a jamais brigué. »2.
La mission du Théâtre du Capitole est servie par une équipe de plus de 260 personnes. Les masses artistiques permanentes, notamment, sont composées d'un chœur mixte réunissant 45 chanteurs, mais aussi d'une compagnie de ballet de 35 danseurs de niveau international. À cela s'ajoute, de fait, l'Orchestre national du Capitole, qui propose une programmation de concerts symphoniques distincte de celle du Théâtre. Le Théâtre du Capitole accueille également un Concours International de Chant lyrique fondé par la Ville de Toulouse en 1954, aujourd'hui organisé tous les deux ans.
Michel Plasson prit la direction artistique du Théâtre du Capitole en 1973. Lui succédèrent Jacques Doucet en 1981, Nicolas Joel en 1991, puis Frédéric Chambert en 2009.
Le Ballet du Capitole fait aussi la renommée du Théâtre du Capitole. Désireux de développer le ballet classique, Nicolas Joel a fait appel, en 1993, à Nanette Glushak qui est devenue l'année suivante directrice de la danse au Théâtre du Capitole. Elle a fait du Ballet du Capitole, jusqu'à son départ en juillet 2012, l'une des meilleures compagnies classiques et néoclassiques de France, en la formant au répertoire balanchinien et néoclassique.

Le Théâtre du Capitole depuis septembre 2009.

Durant la saison 2009-2010, la première de son nouveau directeur artistique Frédéric Chambertt, la salle historique du Théâtre du Capitole a été fermée au public et n'a accueilli aucune représentation, en raison de travaux indispensables dans les locaux administratifs du 3e étage. La structure institutionnelle dite du Théâtre du Capitole a réparti les spectacles de sa saison « hors les murs » à la Halle aux grains, au Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées et au Casino Théâtre Barrière. Le Théâtre a rouvert ses portes en septembre 2010, inaugurant la nouvelle saison 2010-2011 par la 48e édition du Concours International de Chant lyrique de la ville de Toulouse. Pour diversifier son offre et répondre à des besoins tant artistiques que logistiques, le Théâtre du Capitole répartit aujourd'hui sa programmation de spectacles entre le théâtre proprement dit, la Halle aux grains et le Casino Théâtre Barrière.
Frédéric Chambert, actuel directeur artistique, a pris ses fonctions en septembre 2009, à la suite de Nicolas Joel, annonçant un maintien de la qualité artistique, une diversification et une intensification de l'offre d'ateliers et activités artistiques, notamment dans les centres culturels de la Ville de Toulouse. L'ouverture de la saison 2012-2013 verra l'entrée en fonction au titre de directeur de la danse de Kader Belarbi, succédant à l'actuelle directrice Nanette Glushak.

EMISSION DU LUNDI 23 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : ALBAN BERG

Alban Maria Johannes Berg est un compositeur autrichien, né le 9 février 1885 à Vienne et mort dans la même ville le 24 décembre 1935.

Né dans une famille catholique, il fut, comme son aîné de deux ans Anton Webern, l'élève d'Arnold Schönberg. Sous l'influence de ce dernier, il abandonne les fonctions tonales classiques en 1909 et adopte la technique des douze sons (dodécaphonisme) en 1926. Berg a vécu l'essentiel de sa vie à Vienne où, grâce à son indépendance financière, il a consacré sa vie à la musique.
C'est en 1900, année qui marque la mort de son père qu'il compose de façon autodidacte ses quinze premiers Lieder.
En 1908 il reviendra horrifié par le caractère mondain d'un pèlerinage à Bayreuth, comme ses amis Arnold Schönberg et Anton Webern.
Il se marie à Hélène Nahowsky le 3 mai 1911 son beau-père lui donnant sa fille contre une conversion au protestantisme. C'est la même année qu'il envisage le « SchönbergBuch ».
Fait un Almanach en 1912 avec Vassily Kandinsky qui regroupe Kandinsky, Franz Marc, August Macke.
C'est en 1910 qu'il créé une association de littérature et de musique qui s'intégrera par la suite à la société « Verein für Kunst und Kultur » « société pour l'art et la culture ». Il fait partie, avec Arnold Schönberg et Anton Webern, de la Seconde école de Vienne.

EMISSION DU MARDI 24 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grands opéras : MASSENET et WERTHER

Werther est un drame lyrique en quatre actes et cinq tableaux de Jules Massenet, sur un livret d'Édouard Blau, Paul Milliet et Georges Hartmann inspiré du roman épistolaire de Goethe, Les Souffrances du jeune Werther. Créé à Vienne le 16 février 1892 dans une traduction allemande de Max Kalbeck1, puis dans sa langue originale à Genève le 27 décembre 18922, il est représenté pour la première fois en France à l'Opéra-Comique le 16 janvier 1893.

Genèse

C'est un projet longtemps médité par Massenet, les premières esquisses datant de 1880. L'essentiel de la composition s'étend entre le printemps 1885 et l'hiver 1886-1887. Peu après, le manuscrit est montré au directeur de l'Opéra-Comique, Léon Carvalho, qui est effrayé par le coup de pistolet et trouve « ce triste sujet sans intérêt »3 mais il déclare au compositeur : « Nous recauserons. Rien n'est définitif ». Le 25 mai 1887, un incendie détruit la salle Favart, ce qui entraîne l'interruption des représentations à l'Opéra-Comique, Massenet travaille alors essentiellement sur Esclarmonde. Devant le succès de Manon, l'Opéra de Vienne pressent Massenet pour lui fournir une nouvelle œuvre. La première de Werther a lieu au Kaiserlich-königliche Hofoper de Vienne en Autriche le 16 février 1892 dans une version en langue allemande de Max Kalbeck3.
La création en français a lieu à Genève le 27 décembre 18922, 4. Son triomphe persuade Carvalho de monter l'œuvre à l'Opéra-Comique. La première y a lieu le 16 janvier 1893 (salle du Châtelet) avec Marie Delna5 dans le rôle de Charlotte et Guillaume Ibos dans celui de Werther, sous la baguette de Jules Danbé. Malgré le succès critique, le public parisien boude l'ouvrage3, contrairement à ceux de Genève, Bruxelles, Chicago, New York, Saint-Pétersbourg, Londres et Milan. Il faut attendre la production d'Albert Carré en 1903 à l'Opéra-Comique pour qu'il s'impose en France6. Inscrite au répertoire de l'Opéra de Paris seulement en 19847, Werther est aujourd'hui considéré comme le chef-d'œuvre de Massenet et son opéra le plus personnel[réf. nécessaire]. Les librettistes, Édouard Blau et Paul Milliet ont adapté le roman épistolaire de Goethe, en développant particulièrement le rôle de Charlotte pour en faire un personnage aussi important que le rôle-titre.

EMISSION DU MERCREDI 25 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux instruments : TROMPETTE avec ERIC AUBIER

Eric Aubier entre à 14 ans dans la classe de Maurice André au CNSM de Paris et demeure à ce jour le plus jeune diplômé de l'institution avec 3 premiers prix. Lauréat des concours internationaux de Prague, Toulon et Paris Eric Aubier est nommé soliste à l'Orchestre de l'Opéra de Paris à l'âge de 19 ans par Rolf Liebermann.
A partir de 1995, il se consacre exclusivement à une carrière de concertiste international et de professeur.On peut régulièrement l'entendre sur les scènes de Radio-France, Pleyel, Gaveau, Lincoln Center (New York), les festivals de Comminges, Auvers-sur-Oise, Monte-Carlo, Vézère, Lieksa (finlande), Hamamatsu (japon), Taïpei (Taiwan).

Très impliqué dans le développement du répertoire de son instrument, il est le trompettiste privilégié de nombre de compositeurs de premier plan, qui lui dédient et confient la création de leur œuvres : Nicolas Bacri, Thierry Escaich, Betsy Jolas, Carlos Grätzer, Martin Matalon, Charles Chaynes… et fait revivre les plus belles pages trompettistiques de la musique française du 20ème siècle : Ohana, Jolivet, Tomasi, Françaix, Schmitt, Hubeau, Enesco, Delerue, Sancan, Désenclos… En France comme à l'étranger il est perçu comme un de ceux qui perpétuent le mieux la tradition française des vents, incarnant en quelque sorte un « nouveau visage de la trompette ».

Eric Aubier est devenu le plus éminent représentant français invité à siéger régulièrement aux jurys des concours internationaux : Munich, Paris, Porcia, Markneukirchen, ITG USA, Lieksa... Des concours nationaux portent aujourd'hui son nom en Colombie, Argentine. Il enseigne au CNR de Rueil-Malmaison et donne des masterclasses dans le monde entier.

Sa discographie compte une centaine d'œuvres, publiées par les firmes, Sony Classical, Arion / Pierre Vérany, Calliope, Mandala, Bis, Accord / Universal. La Trompette Française reçoit Diapason d'Or et Recommandé par Classica. Son enregistrement chez Calliope de Tanz Fantaisie de (et avec) Thierry Escaich reçoit le Grand Prix des Lycéens de la Lettre du musicien et Musique Nouvelle en Liberté. Sa gravure du Concertino de Skalkottas (Bis) est également Recommandé par Répertoire et se distingue dans la revue Gramophone. En 2004 sera enregistré Trame V , le concerto pour trompette de Martin Matalon avec l'Orchestre National de Lorraine, pour la firme Accord / Universal.

EMISSION DU JEUDI 26 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grandes voix du répertoire : CAROLINE DUMAS

Caroline Dumas est une cantatrice française soprano, née à Casablanca1, considérée comme « l'élève sans doute la plus emblématique du chanteur lyrique Charles Panzéra »2.
Après avoir obtenu trois premiers prix au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, elle est engagée à l'Opéra de Paris où elle s'est illustrée comme soliste durant quinze ans, sous la baguette de Georges Prêtre et d'autres chefs prestigieux. Au Palais Garnier où elle a débuté le 31 janvier 1960, parmi les rôles qui lui ont valu sa renommée, d'abord sous le nom de Micheline Dumas puis sous celui de Caroline Dumas, figurent ceux de Frasquita (en 1960, 1961, 1962, 1964, 1966) dans Carmen de Georges Bizet, Marceline dans Fidelio de Ludwig van Beethoven (en 1968), Micaëla dans Carmen (1969, 1970) et Marguerite (dans Faust de Charles Gounod).
Elle s'est également produite durant plus de trente ans dans de nombreuses salles d'opéra à travers le monde. Professeur de chant à l'École normale supérieure de musique-Alfred Cortot de Paris, elle est régulièrement invitée pour des master classes en Égypte, au Maroc, en Chine, en Russie et en Georgie. Dans sa discographie, figurent plusieurs enregistrements avec Gabriel Bacquier (en particulier le fameux duo de l'escarpolette dans Véronique d'André Messager).

EMISSION DU VENDREDI 27 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux concerts sur Toulouse et la région
Interview de Frédéric Chambert, qui nous parle de Manon de Massenet qui est présenté au Théâtre du Capitole

Tugan Sokhiev, né en 1977 à Vladikavkaz (Ossétie du Nord), est un chef d'orchestre russe d'origine ossète.
Il effectue ses études musicales au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Élève de Iouri Temirkanov et d'Ilya Musin, il sort diplômé en 2001, ayant déjà remporté (en 2000) le premier prix du 3e Concours international Prokofiev. Il devient chef principal de l'Orchestre symphonique de Russie et directeur artistique de l'Orchestre philharmonique d'Ossétie du Nord, postes qu'il occupe jusqu'à la fin de la saison 2002-2003. Il a depuis dirigé les plus grands orchestres (Philharmonies de Londres, de Munich, de Stockholm, d'Oslo, Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, Metropolitan Opera...).
Ses débuts sont vite remarqués et la critique est tout particulièrement excellente pour les premier et troisième concertos pour piano de Rachmaninov avec Mikhail Pletnev, en novembre 2003, et pour L'Amour des trois oranges de Prokofiev au Festival d'Aix-en-Provence, production qu'il redonne au Grand Théâtre de la ville de Luxembourg en 2005 et au Teatro Real de Madrid en 2006.
Sa collaboration avec le Théâtre Mariinsky commence par Le voyage à Reims, de Gioachino Rossini, en décembre 2001. Il y retourne en 2002 et 2003 pour Eugène Onéguine de Tchaïkovski, puis en 2004 pour le même opéra ainsi que Le Coq d'or de Rimski-Korsakov, Iolanta de Tchaïkovski, Samson et Dalila de Saint-Saëns. Il se produit depuis régulièrement avec le Théâtre Mariinsky.
Tugan Sokhiev est également souvent invité à la tête du Philharmonia Orchestra qu'il dirige avec succès pour la première fois en août 2002. Sur la saison 2003-2004, il dirige l'Orchestre national du Capitole de Toulouse, et en avril 2005, il est nommé par la ville de Toulouse premier chef invité et conseiller musical, nomination qu'il honore par une douzaine de concerts avec l'Orchestre du Capitole sur la saison 2005-2006. Fin juin 2008, Tugan Sokhiev a été nommé au poste de directeur musical de l'Orchestre national du Capitole de Toulouse pour une durée initiale de 3 ans initiale, prorogée en 2010 jusqu'en 2016

EMISSION DU LUNDI 30 SEPTEMBRE 2013

Emission réservée aux grands compositeurs : HECTOR BERLIOZ

Hector Berlioz est un compositeur, écrivain, chef d'orchestre et critique musical français, né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André (Isère) et mort le 8 mars 1869 à Paris.
Reprenant, immédiatement après Beethoven, la forme symphonique initiée par Haydn, Berlioz la renouvelle en profondeur avec la musique à programme (Symphonie fantastique), la symphonie concertante (Harold en Italie) et la symphonie dramatique (Roméo et Juliette).

L'échec de Benvenuto Cellini, en 1838, lui ferme les portes de l'Opéra. En conséquence, son chef-d'œuvre lyrique, Les Troyens, ne connaît qu'une création partielle et très amputée, en 1863, et l'opéra comique Béatrice et Bénédict est créé à Baden-Baden. Berlioz invente le genre de la « légende dramatique » avec La Damnation de Faust et L'Enfance du Christ, œuvres conçues pour le concert, à mi-chemin entre l'opéra et l'oratorio.
Faisant souvent appel à des effectifs considérables dans sa musique symphonique (symphonie funèbre et triomphale) et religieuse (Requiem, Te Deum), Berlioz organise d'importants concerts publics et crée le concept de festival.
Avec Les Nuits d'été enfin, Berlioz inaugure le genre de la mélodie française pour chant et ensemble instrumental, promis à un bel avenir avec les œuvres, notamment, de Duparc, Fauré, Chausson et Ravel.
Toujours en difficultés financières, les circonstances l'engagent à présenter lui-même sa musique dans de vastes tournées en Allemagne, en Europe centrale et jusqu'en Russie, où sa musique est bien accueillie. Avec Franz Liszt, Berlioz est à l'origine des grands mouvements nationalistes musicaux de la fin du xixe siècle, russes (du Groupe des Cinq jusqu'à Stravinsky et Prokofiev), tchèques (de Dvorak à Janacek) et hongrois (jusqu'à Bartok et Kodaly).
Reconnu de son vivant comme un maître de l'orchestre, Berlioz publie en 1843 son traité d'instrumentation et d'orchestration modernes, qui inspire de nombreux compositeurs et reste un modèle pour les ouvrages traitant du même sujet au xxe siècle (tels ceux de Rimsky-Korsakov et de Charles Koechlin).

Éminent représentant du romantisme européen, Berlioz se considérait comme un compositeur classique3, dans la continuité d'artistes comme Gluck, Weber et Beethoven. Sa musique a fait l'objet de controverses, et plus encore de malentendus. C'est en partie pour les dissiper que Berlioz entreprit la rédaction de ses Mémoires en 1849, et rassembla certains de ses articles de critique musical dans des ouvrages aux titres volontiers humoristiques (Les soirées de l'orchestre, Les grotesques de la musique, À travers chants).

L'importance de son œuvre dans l'histoire de la musique n'a été reconnue que lentement. Les célébrations du centenaire de sa mort, en 1969, ont entraîné l'enregistrement de l'intégralité de ses partitions. Et le bicentennaire de sa naissance, en 2003, a vu Les Troyens entrer enfin au répertoire de l'Opéra.